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Interview
samedi 06 juillet 2019 13:22

Wallows en interview : "On est nostalgique de tout ce qu'on a vécu pendant l'adolescence"

De passage à Paris pour son premier concert français, Wallows a répondu aux questions de Pure Charts. Les trois jeunes californiens, emmené par l'acteur Dylan Minnette, évoquent leurs expériences, la conception de ce premier album et leur amitié sans faille. Rencontre.
Crédits photo : Alexis Jade Gross
C'est l'un des projets les plus passionnants du moment. Avec "Nothing Happens" et ses 11 titres percutants, Wallows a signé l'un des plus prometteurs disques de l'année. En juin, le trio composé de Cole Preston, Braenden Lemasters et Dylan Minnette (la star de "13 Reasons Why") se produisait pour la toute première fois à Paris, à la Maroquinerie. C'est dans la salle du 20ème arrondissement que Dylan et Braenden nous ont donné rendez-vous. Devant les portes, une cinquantaine de fans venus de toute l'Europe attendent déjà de pied ferme le concert du soir. Il n'est que 13 heures. Preuve qu'on peut parler de phénomène avec ces trois musiciens et acteurs, déjà adulés dans leur pays.

Propos recueillis par Théau Berthelot.

Vous vous connaissez depuis l'âge de 11 ans, mais il vous a fallu 10 ans pour sortir un album. Pourquoi avoir pris tant de temps ?
Braeden Lemasters : On a commencé très jeune, on n'avait que 13 ans. Depuis cet âge-là, on a toujours voulu produire et sortir un album. On avait déjà en tête une sorte de tracklist avec toutes les chansons. Et puis tu grandis, les choses évoluent : tu écris d'autres chansons, tu repousses toujours tout à plus tard, tu changes... Vers 15-16 ans, on a vraiment commencé à penser à l'album, de faire en sorte que la sortie se passe vraiment, mais on grandissait en même temps. On se demandait vraiment quand on allait le faire. Quand tu arrives à 19, 20 ou 21 ans, tu commences vraiment à savoir ce que tu veux. Finalement, on est vraiment contents que ce processus ait pris 10 ans parce qu'on a eu le temps de grandir, d'apprendre, d'avoir nos vies pendant tout ce temps. L'attente valait vraiment le coup. Et au bout d'un moment c'est arrivé naturellement.
Dylan Minnette : Il a tout résumé, chapeau ! (rires)

« On a commencé très jeune »
Vous abordez des thèmes comme la fin de l'innocence, les relations amoureuses ou l'insécurité : c'est ce que vous ressentez ?
Dylan : Pas vraiment, aujourd'hui. Beaucoup de paroles de l'album sont tirées des expériences qu'on a vécues ces dix dernières années, de nos 10 à 20 ans pour résumer. Cela vient de cette époque. Aujourd'hui, je suis dans une période complètement différente de ma vie, qui diffère totalement de celle que j'évoque dans le disque. Nos prochaines chansons ou notre prochain album seront aussi très différents car je vis tellement de choses folles en ce moment.
Braeden : Pareil pour moi. En fait cet album est vraiment basé sur notre adolescence et ce qui nous a menés à aujourd'hui. Et le prochain disque sera certainement influencé par notre vie actuelle.

Beaucoup de titres de l'album ont donc été écrits il y a quelques années. Les avez-vous modifiés pour correspondre à votre état d'esprit actuel ?
Dylan : Je pense oui. En tous cas si on ne les a pas modifiés d'un point de vue biographique, on l'a fait pour que les titres soient meilleurs. Ce qu'on a écrit à 15 ou 16 ans n'est pas aussi bon ou mature que ce que l'on peut écrire aujourd'hui. On les a rendus meilleurs mais aussi plus réalistes, avec le temps. Pour "Nothing Happens", les paroles sont vraiment venues en premier, elles sortaient directement de ma tête. Mais pour le prochain album, je pense que ce sera plus pensé, plus préparé. Je veux être sûr de savoir précisément ce sur quoi j'écris.

A l'écoute, on ressent aussi un côté nostalgique. De quoi l'êtes-vous ?
Braeden : Probablement de tout ce qu'on a vécu pendant notre adolescence : nos relations, nos amis, nos souvenirs... Tout ça nous a énormément influencés, comme toute la musique qu'on écoutait à cette époque. Ça nous inspire de tous côtés.
Dylan : N'importe quelle chanson qui peut vous rendre nostalgique a un côté spécial.

Regardez le clip de "Are You Bored Yet ?" :


« Avec Beyoncé, on ferait des milliards de streams »
!Sur "Do Not Wait", Dylan, tu parles à un "toi" plus jeune.
Dylan : Je voulais que la dernière chanson résume tous les sentiments ressentis et évoqués tout au long du disque. La façon la plus simple de faire passer ce message c'était de faire une sorte de lettre directement adressée à une version plus jeune de quelqu'un, et du coup je me suis choisi. Je me suis dit que si on voulait que "Do Not Wait" brille vraiment, il fallait que ce soit quelque chose de véritablement et profondément personnel à tel point que les gens ne comprennent pas de quoi je parle. C'est une chanson qui est à la fois facile et difficile à cerner pour le public parce que je raconte des choses très spécifiques que les gens ne comprennent pas. C'est la première fois que je fais ça pour un titre.

Sur "Are You Bored Yet ?", vous invitez la jeune révélation américaine Clairo. Comment l'avez-vous rencontrée ?
Dylan : On était fan de son travail. Au départ, on avait une démo sur laquelle je chantais le deuxième couplet avec une voix plus aiguë, pour que ça sonne plus féminin. Ça nous a donné envie d'avoir idéalement une voix féminine en featuring. Cette chanson a un style très "bedroom pop" et on a pensé que cela correspondait très bien à l'univers de Clairo donc on lui a logiquement demandé. On a été présenté par des amis de sa mère et on a rapidement commencé à devenir amis. On lui a donc demandé, elle a aimé le morceau et le lendemain on a enregistré sa partie en studio... and the rest is history (rires).

Les chansons de l'EP "Spring" n'apparaissent pas sur l'album. Ce sont vraiment deux entités différentes ?
Les deux : Complètement !
Dylan : J'espère que toutes les chansons que nous sortons à côté ne se retrouveront pas forcément sur un album. Un disque fonctionne tout seul.
Braeden : Si on sort un EP, ce sera cela et rien d'autre. Il fonctionne tout seul, indépendamment du reste. On essaie de toujours rester créatifs. C'est comme si tu avais trois chansons qui marchent bien et que tu te dis "oh, allez plus que sept pour finir l'album". On essaie d'avancer à notre rythme. Par exemple, on ne mettrait pas "These Days" sur un album.

Ecoutez "Do Not Wait" de Wallows :


Vous semblez vraiment attaché au concept d'album. Il est construit comme une boucle.
Braeden : On est vraiment un groupe à albums, on a grandi en adorant des disques et en aimant l'idée d'un travail quasi-corporel. L'album est construit comme un vrai cercle, une vraie boucle. Tout vient et part du même endroit. Des gens comme Arcade Fire, les Beatles et même Frank Ocean pensent leur musique en tant que véritables albums et ce sont de vrais chefs d'oeuvre. Avec Dylan, on a fait de notre mieux pour que cette idée soit sur tout le disque en évoquant les mêmes thèmes et en les faisant revenir. Quand on a écrit "Only Friend", on savait tout de suite que ça allait l'ouverture du disque. On savait que ce riff allait marcher. Quand on travaillait sur "Do Not Wait", on s'est rendu compte que le riff fonctionnait également car c'était sur la même tonalité, donc on l'a réutilisé mais au ralenti. C'était l'idée de Dylan que tout fonctionne de façon circulaire. C'est juste comme ça qu'on travaille. Je sais très bien que ce sera la même chose sur le deuxième album.

Dylan : Notre idée était d'attirer vraiment l'attention des gens. On ne voulait pas que ce soit quelque chose que l'on joue uniquement en arrière-plan. On voulait également que les gens puissent l'écouter en entier. Si on l'écoute en se disant que c'est un super disque, il y a quelque chose qui manque si on l'écoute pas d'un bout à l'autre. Il y a certaines transitions qui sont spécialement pensées. On a vraiment voulu faire un disque pour que les gens puisse l'écouter d'une traite, pour que ça donne une sorte d'expérience, de tout.

Vous parliez de Frank Ocean, c'est une de vos collaborations rêvées ?
Braeden : Ce serait le pied, mec !
Dylan : Malheureusement, c'est un peu le rêve de tout le monde (rires). Beyoncé serait plus atteignable.

Ce serait génial avec Beyoncé !
Dylan : Oh oui, avec des chorégraphies et tout, on fera des milliards de streams (rires).
Braeden : Lizzo, aussi !

« Au début, la situation était trop pesante »
Grâce à vos expériences au cinéma, est-ce que vous apportez un soin plus particulier à vos clips ?
Braeden : Bien sûr, mais on a toujours porté un soin, dès le départ. On a été très chanceux avec les clips qu'on a sortis jusqu'ici. On a toujours des idées et les réalisateurs nous expliquent la façon dont ils verraient telle ou telle chose. On prend la meilleure idée et on fonce. On fait toujours très attention à ce que nous sortons car on veut juste montrer qui on est vraiment à travers ces clips, du mieux qu'on peut. Il y a des vidéos qui arrivent, on est très fiers de certaines mais d'autres ont besoin de plus de travail. On a envie que Wallows devienne une sorte de marque, ce ne serait pas étonnant de nous voir évoluer dans différentes domaines.

Est-ce que le succès de la série "13 Reasons Why" a eu un impact sur la visibilité de Wallows ?
Dylan : Ce serait totalement faux de dire que ça n'a rien à voir. On ne va pas prétendre que ça n'existe pas. Mais je pense que nous resterons toujours sur le fait qu'au début, la situation était vraiment trop pesante. Notre premier concert à Los Angeles a affiché complet très rapidement et on a commencé à avoir beaucoup de streams. Maintenant, on accepte le fait que les gens nous connaissent en partie grâce à la série. Mais je pense à tout ce qui s'est passé pour Wallows après ça... On a grossi très vite, on joue de plus gros concerts et le public est toujours là grâce à la musique. Nous nous sommes rendus compte que le groupe fonctionne désormais tout seul. Il est son propre moteur et sa propre énergie. Personne ne peut nier cela ! Je pense que "13 Reasons Why" a pu influencer les gens au départ mais désormais ils sont là parce qu'ils aiment Wallows.

Regardez le clip de "Scrawny" :


Vous arrivez à la fin de votre première tournée européenne. Comment ça s'est passé ?
Braeden : C'est génial, on adore ! On est dans une autre partie du monde que l'on découvre pour la première fois. C'est juste magnifique et on a l'impression d'avoir des journées plus longues. Le soleil se couche à quoi... 22 heures ? Il ne fait jamais vraiment nuit noire et on a halluciné la première fois.
Dylan : J'ai l'impression qu'on est là depuis 12 ans... alors que ça ne fait que trois semaines (rires).

« On a plein d'idées en vrac pour la suite »
L’accueil est-il différent des Etats-Unis ?
Braeden : On a joué dans des salles de tailles similaires en Europe et aux Etats-Unis. Dans certaines villes, on se demandait comment les gens nous connaissaient autant. Ça montre que tout ça fonctionne grâce aux réseaux sociaux, à Spotify ou aux playlists. D'un côté, je ne serais pas surpris d'apprendre que plus de personnes nous connaissent à Los Angeles qu'ici à Paris, par exemple. Mais je suis très étonné par la tournure que prennent les concerts. C'est hallucinant de voir que le public connaît chaque chanson, même si l'anglais n'est pas leur langue natale.
Dylan : Le public ici est comparable aux meilleurs publics qu'on a croisés durant notre tournée aux Etats-Unis. C'est pratiquement toujours de très bon niveau chaque soir. En Angleterre, les gens sont très bruyants, très "chahuteurs".
Braeden : Comment ça se passe à Paris, le public est bon ?

Oui, très sautillant et joyeux, vous n'allez pas être déçus !
Braeden : Cool, ça va être génial !
Dylan : J'ai vraiment hâte, d'autant plus que c'est la plus petite salle dans laquelle nous jouons sur cette tournée. Ça va être plus cool et détendu.

Vous êtes en tournée jusqu'à la fin de l'année mais avez-vous déjà un programme pour 2020 ?
Braeden : Oui, plein d'idées, de plans en vrac. On continue à faire avancer la machine.
Dylan : C'est la réponse la plus vague que j'ai jamais entendue (rires).
Braeden : On va peut être sortir quelques titres... bref, je préfère garder le mystère ! Tu sais, je parle plus vite que je ne pense, si tu ne l'avais pas encore remarqué (rires).

Crédits photo : Jimmy Fontaine .
Théau Berthelot
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