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Nous y étions
samedi 07 avril 2018 16:58

Voyage psychédélique à l'Olympia avec Noel Gallagher et ses High Flying Birds

Un mois après Liam, c'est au tour du frère aîné de la fratrie Gallagher, Noel, de se produire deux soirs dans la mythique salle de l'Olympia. Avec ses High Flying Birds, le "Chief" de Manchester a offert un show psychédélique et génreux de deux heures, bien évidemment traversé par quelques inévitables reprises d'Oasis.
Crédits photo : Compte Twitter de Noel Gallagher
L'Olympia remonte dans les 60's ce soir-là. Pourtant la tête d'affiche a plutôt fait résonner les années 90. Désormais débarrassé du carcan Oasis et de son frère Liam (lui aussi en tournée et dont le flyer pour le prochain concert parisien était distribué à l'entrée), Noel Gallagher et son groupe High Flying Birds venaient défendre son troisième album avec 2 dates ultra-complètes dans la mythique salle parisienne cette semaine. Un nouveau disque, "Who Built the Moon", aux accents très psychédéliques, loin de la britpop qui a fait le succès du chanteur/compositeur/guitariste. On retrouve donc ce côté psyché dans le décor du soir, un écran en forme de demi-lune et des couleurs criardes.

En guise de première partie, l'excellent quintet Blossoms fait proprement le job. Ils jouissent d'une grosse réputation dans leur pays, qui n'a malheureusement pas dépassé les frontières. Ils en profitent pour jouer les singles de leur excellent premier album et quelques nouveautés d'un second prévu pour la fin du mois.

"Il doit bien rester quelques fans d'Oasis dans la salle"


Sur les coups de 21h, l’alarme de "Fort Knox" retentit sous les cris des fans impatients. Derrière le groupe, l'écran s'illumine et enchaîne les visions multicolores du désert américain, comme lors d'un trip sous LSD. C'est l'expérience souhaitée par Noel qui, a chacun de ses mouvements, provoque les hurlements de la foule. Le concert va alors se diviser en plusieurs parties bien distinctes : la première verra le groupe enchaîner ses récents morceaux comme l'excellent "Holy Mountain" ou le plus ancien "In The Heat of the Moment" qui résonnent déjà comme des hymnes. A chaque pause, le public (majoritairement anglais dans la salle) fustige : "OASIS !", "LIAM !", "BREXIT !" hurlent les expatriés anglais, mais Noel fait mine de les ignorer. A noter dans son groupe deux françaises, une choriste de Marseille et une dénommée Charlotte qui vient jouer du pipo et... des ciseaux.

Au bout de 45 minutes, la délivrance a lieu pour le public lorsque, entre deux blagues, Noel annonce « Bon... il doit bien rester quelques fans d'Oasis dans la salle ». Hystérie générale ! L'Olympia se transforme en karaoké géant pour reprendre "Little by Little" ou "The Importance of Being Idle", pourtant titres mineurs d'Oasis. Dans la seconde partie du concert, Noel Gallagher semble se dérider et se laisse porter par un excellent groupe de musiciens (le batteur et le guitariste sont des anciens d'Oasis) et toujours de sublimes visuels mêlant photos de famille, conquête spatiale 60's et voyage dans les casinos de Las Vegas. De belles projections qui permettent, sur certains morceaux assez ennuyeux, de passer le temps...

"And after all / You're my Wonderwall"


Malgré un petit vide en milieu de set, la deuxième moitié du concert verra donc s'enchaîner de beaux moments comme ce "Dead in the Water" interprété seul par le chanteur dans un silence quasi-monacal. Et bien sûr les tubes d'Oasis : le trop rare "Go Let It Out" et les intemporels "Wonderwall" et "Don't Look Back in Anger", hurlés par les 2 000 fans ! A la surprise générale, Noel Gallagher ne termine pas son concert sur une septième reprise d'Oasis mais sur le "All You Need Is Love" des Beatles, repris lui aussi en choeur par toute la salle.

En guise de remerciement, Noel donne rendez-vous à ses fans le 22 juillet au Festival Lollapalooza Paris, qu'il qualifie de « festival de merde où il n'ont pas leur place. » avant d'ajouter « Mais bon, c'est la vie ! ». A la sortie, tout le monde n'attendait plus que l'arlésienne: la reformation d'Oasis.

Regardez le dernier clip de Noel Gallagher's HIgh Flying Birds, "Holy Mountain":
Théau Berthelot

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