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Interview
jeudi 13 juillet 2017 16:00

Christophe Willem revisite Michel Berger : interview croisée avec Yvan Cassar

Ce soir aux Francofolies de La Rochelle, Christophe Willem aura "carte blanche" pour s'approprier le répertoire riche et emblématique de Michel Berger. Avec Yvan Cassar, le chanteur raconte la genèse de ce projet fou pour Pure Charts.
Crédits photo : Montage Pure Charts / Bestimage
« Le défi était excitant »
Comment s'est monté ce projet autour de Michel Berger ?
Christophe Willem : Gérard Pont et Florence Jeux, le directeur et la programmatrice des Francos, sont venus me voir en me proposant de faire cette "carte blanche". Etant donné qu'on fête cette année les 25 ans de la disparation de Michel Berger, ils trouvaient ça judicieux de lui rendre hommage. Ils ont réussi à me convaincre, car moi je trouvais que c'était un challenge difficile : je n'ai pas été bercé - pour être très honnête - par Michel Berger, je ne connais pas toutes ses chansons. Même si c'est une icône. Donc ça m'a demandé beaucoup de travail, vraiment ! Mais le défi était excitant. Dès qu'on est tombé d'accord sur l'univers de Michel Berger, comme je connaissais Yvan Cassar et que Gérard le connait bien aussi, pour moi c'était une évidence qu'on devait faire ça ensemble. Je voulais quelque chose d'assez épuré, qu'on soit vraiment focalisé sur les mélodies et les textes de Michel Berger. S'il y avait des arrangements additionnels à faire, que ce soit fait avec goût ! Il ne fallait surtout pas essayer de réarranger les titres pour les encombrer.

Comment vous êtes-vous connus tous les deux ?
Yvan Cassar : On s'est croisé à plusieurs reprises. On a fait deux-trois petites chansons, comme ça. L'important, c'est qu'on avait du bonheur à faire de la musique ensemble ! Il fallait le bon projet pour nous réunir et celui-là était le bon.

« On propose un voyage »
Comment on fait pour se réapproprier un répertoire aussi emblématique ? Tout le monde connaît les chansons de Michel Berger. Enfin visiblement pas vous, Christophe !
Christophe : Non mais attendez, je connais Michel Berger quand même ! Mais vu mon âge, vous avez remarqué comme je suis extrêmement jeune...
Yvan : C'est pas très gentil pour moi !
Christophe : Pardon. (Rires) Non mais quand je dis que je connais mal Michel Berger, c'est parce que mes parents écoutaient beaucoup de musiques anglo-saxonnes. Ce n'était pas une référence évidente pour moi mais "évidemment" je connais ses plus grands tubes radio : "Paradis blanc", "Seras-tu là"... Je les ai forcément entendus, énormément. Mais c'est vrai que ça n'a pas été facile à appréhender. C'est donc Yvan qui a dégrossi ce travail-là en se disant : on est deux sur scène, il faut qu'on tienne une heure et demie, comment faire en sorte de ne pas tomber dans le récital classique ? J'aime les choses épurées mais aussi sophistiquées. On a donc décidé de proposer au public de se promener à travers l'univers de Michel Berger, passer de ses chansons soul à l'école plus américaine de ses influences, avec le côté variété française totalement assumé et celui un peu jazz sur certaines... Yvan a sélectionné 50 titres, qui fonctionnaient bien en piano-voix, et ensuite le choix a été clair avec cette question en tête : qu'est-ce que moi je vais pouvoir apporter à ces titres sans basculer dans l'exercice du karaoké ? On peut très vite tomber là-dedans ! Dans le concept de cette carte blanche, l'idée c'est aussi de faire une réelle proposition artistique, notre propre relecture actuelle et commune de Michel Berger. C'est pour cela qu'on l'a appelé "Message personnel".

Regardez Michel Berger chanter "Seras-tu là" :



« Michel Berger, c'est pop, c'est soul, ça swingue »
La scénographie tient-elle une place essentielle dans ce spectacle ?
Yvan : Bien sûr ! Quand on a commencé à parler du répertoire et écouter les chansons, il nous a semblé assez clair que Michel Berger était avant tout un pianiste. C'était un compositeur qui composait au piano : ça se sent dans ses chansons, dans les suites harmoniques, le groove, la manière d'articuler les mélodies... Ça avait évidemment un sens et un naturel de faire ça en piano-voix ! Mais Michel Berger, ce ne sont pas que des ballades. C'est pop, c'est soul, ça swingue... Comment retranscrire cette vitalité autour du piano ? Dès le début, je me suis dit qu'on était dans une société de production où les gens sont habitués au son, et qu'il fallait ajouter cette dimension sonore à la dimension musicale. Pour faire ça, on a donc amené plusieurs pianos. Il y aura un grand piano à queue de concert comme si on était à l'opéra, un petit piano à queue comme celui de Véronique Sanson, mais aussi un piano droit pour le côté pop, un vieux Steinway de 1920 qui nous amène cette tristesse, cette espère d'intimité brisée. J'ai un autre piano automatisé qu'on a préparé spécialement en étouffant les cordes pour permettre de faire des séquences pour les morceaux un peu rythmiques : il joue tout seul ! Il m'accompagne, ça permet d'imprimer une richesse en production alors qu'on est sur le concept du piano. On voulait que les gens voyagent mais qu'ils ne s'ennuient pas. On a même un ami qui viendra faire des percussions, mais sur le piano. On ne parle que de piano pendant deux heures. Sur 22 chansons, on va vous offrir beaucoup de couleurs différentes.

« Le maître-mot, c'est le plaisir »
C'est un challenge ambitieux !
Yvan : Oui des fois on déprimait un peu, on se disait qu'il fallait trouver une solution. Même encore cette après-midi, à la veille du jour J.
Christophe : On a beaucoup répété à Paris.
Yvan : Mais c'est depuis lundi qu'on est ici à La Rochelle, au coeur du lieu, avec la scène. C'est là qu'on vérifie si tout colle parfaitement et il y a une heure encore, on se demandait si on allait pas enlever une chanson !
Christophe : Yvan a le côté extrêmement technique des choses, donc il est capable d'expliquer pourquoi un titre ne fonctionne pas alors que moi je marche à l'instinct. Je fais au feeling ! Et sur une chanson - je ne vous dirais pas laquelle - je le sentais moins. On tombait justement dans le karaoké... Yvan m'a donc dit : « Bon, on va essayer quelque chose de complètement différent ». Et là... Voilà, la chanson vit. Je ne sais pas me forcer.
Yvan : Le maître-mot, c'est plaisir. Nous on entreprend cette petite aventure avec modestie. Si on est content, qu'entre nous il y a du sourire, qu'on ressent de l'émotion aussi bien dans les morceaux intimistes et réservés que dans le groove, les gens vont le sentir. Ils aimeront ou n'aimeront pas mais au moins, il y a cette joie dans le partage.
Christophe : Il n'y a pas un morceau qu'on fait parce qu'il faut le faire. Tous les gros tubes, on les désamorce. Les titres qui sont très en puissance, on les joue d'une manière beaucoup plus douce et légère ce qui fait qu'à chaque fois, on est jamais dans la surenchère ou la comparaison. On propose quelque chose de totalement différent. J'espère que le public sera réceptif !
Yohann RUELLE
L'interview
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