C'est la chanteuse moderne de tous les records. Découverte à l'âge de 13 ans par celui qui allait devenir son mari (René Angelil) et gérer sa carrière comme une entreprise artistique internationale, la jeune québécoise en a un peu plus de 16, en 1984, lorsqu'elle chante devant le Pape Jean-Paul II, au stade Olympique de Montréal. Moment symbolique, boucle que bouclera deux décennies plus tard cette reine de la performance à la voix d'exception, en entamant un marathon de six cents concerts sur trois ans, au Caesar's Palace de Las Vegas, dans une salle de 4000 places. Cette mega star aux 150 millions d'albums vendus de par le monde, réputée pour son sens de la famille, sa simplicité et sa gentillesse au quotidien, aura mis davantage de temps à conquérir la France que les Etats-Unis, où dès 1992, Prince intervenait sur un titre de l'album Céline Dion. Malgré l'impact du Dion chante Plamondon de 1991, c'est l'arrivée de Jean-Jacques Goldman, maître d'oeuvre de l'album D'eux (et du tube Pour que tu m'aimes encore), qui sera décisif en 1995 et préludera notamment à deux Victoires de la Musique. Multipliant les duos (de Barbra Streisand à Luciano Pavarotti, en passant par les Bee Gees, Carole King, Gérald de Palmas ou Garou) et les reprises (de Ziggy du tandem Michel Berge, Luc Plamandon, à L'envie d'aimer d'Obispo ou à I drove all night de Roy Orbison), prêtant sa voix à des musiques de films (The Beauty and the Beast de Walt Disney, Bagdad Café, Titanic...) en alternance avec son répertoire propre en anglais ou en français, Céline Dion incarne aujourd'hui l'exemple absolu dont les apprentis de toutes les stars académies rêvent à donf.