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Interview
dimanche 20 juin 2010 00:00
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Framix en interview

L'artiste reggae/dub nantais s'est fait une place au soleil grâce au single "The Mistake", soutenu par de nombreuses radios, dont Nova et France Inter, et des dizaines de concerts (dont les Transmusicales de Rennes). Il se produira le 23 juin prochain, sur la scène du New Morning de Paris. Nous l'avons rencontré.
Salut Framix, François de ton prénom, d'où es-tu originaire et quel est ton parcours avant ce second album, "Happy Animals" ? (Thierry Cadet, Rédacteur en Chef adjoint) ?
Framix : Je suis originaire de Nantes. J'y ai fait les Beaux-Arts, même si je me suis toujours intéressé à la musique en parallèle. Déjà, ado, je jouais de la batterie, puis de la guitare, et ensuite, avec l'avènement de l'informatique musical, je me suis dirigé dans cette direction, en le cumulant avec le coté visuel commencé dans une colocation à Angers. C'était une grande maison studio (sourire). De là est né Kasamix, ce duo électro exotique bien barré, fan de cocotiers et de jeux vidéos. Sous cette signature de Kazamix, j'ai intégré de nombreuses compiles, publié des vinyles, puis un EP en 2000 chez Hi-Subway. Le premier album éponyme de Framix est sorti, lui, en 2001.

« J'ai choisi le chemin de l'indépendance, je n'ai donc pas la force de frappe et les réseaux des grosses majors avec moi »
Quelles sont tes influences musicales ?
Vastes ! J'écoute beaucoup de vieux trucs oldie's, je me suis plongé dans la musique jamaïcaine des années 60 et 70, mais j'ai aussi écouté beaucoup de reggae, de rocksteady, Johnny Cash, des compilations qui s'appellent "Before The Blues", ou d'autres parues chez Frémeaux & Associés, notamment de la musique américaine du tout début du siècle dernier, ils se sont amusés à ressortir des vieux vinyles dont il ne restait la plupart du temps qu'un exemplaire (sourire)... bien avant le blues, j'aime toute cette période Negro Spiritual par exemple, de Harry Belafonte à Calyspo. J'aime la musique Cajun aussi, ce mélange de fou provenant de La Louisianne ou de La Nouvelle Orléans, une époque où des prisonniers évadés se retrouvaient avec des allemands pour faire de la musique. J'aime l'essence même de la musique, quand celle-ci est décomplexée, sincère, naturelle.

« Radio Nova et France Inter se sont intéressées à mon album »
Aujourd'hui, ce second disque, "Happy Animals", autoproduit sur Frakamix Production, connait un succès crescendo, notamment relayé par des médias nationaux tels que Nova ou France Inter, ressens-tu cet intérêt médiatique grandissant à ton égard ?
Oui. Et c'est d'ailleurs suite à un article que vous m'aviez consacré en mai 2009 (voir sur ce lien), que Radio Nova s'est intéressée à mon album. Récemment, c'est "Le fou du Roi" de Stéphane Bern sur France Inter qui m'a reçu pour un live, ou YouTube qui me mettent en Une de leur site jusqu'à fin juin ; c'est vrai que les choses évoluent petit à petit, mais ça prend du temps. J'ai choisi le chemin de l'indépendance, je n'ai donc pas la force de frappe et les réseaux des grosses majors avec moi. Je n'oublie pas non plus tous les petits médias, Webradios, fanzines et autres, qui m'ont soutenu dès le début.



Es-tu déjà allé à la rencontre de gros labels ?
Non je n'ai pas eu cette démarche là. J'ai fait les choses en douceur, à mon rythme, et elles se sont embringuées les unes dans les autres, jusqu'à aujourd'hui. C'est l'art du bidouillage (rires) ! Par contre je n'ai rien contre un gros label, et je n'exclue pas d'aller les trouver pour le troisième album, car tout se négocie au moment du contrat, enfin on verra ; pour l'instant je me concentre sur "Happy Animals".

Tu as un distributeur cela dit ?
Oui, Anticraft Distribution. L'album est paru nationalement, il est disponible en Fnac notamment. J'ai un tourneur aussi, avec qui je mets en place de nombreuses dates de concerts. Et je tiens à souligner également, et à remercier, les aides culturels qui m'ont été offertes sur Nantes. Notamment l'association Trampolino, ou Le Pôle.

L'album est également disponible sur les plateformes de téléchargement légal, sais-tu quel public télécharge ton disque ?
J'ai du mal à le cerner. Je crois qu'il est assez large, ça va de l'étudiant à “la musique à papa” (sourire). Je suis par contre en mesure de savoir grâce aux statistiques, depuis quel pays ma musique est téléchargée, ou écoutée via Deezer par exemple. La Suisse est en bonne place, mais aussi l'Allemagne, le Canada et les Etats-Unis. J'ai pourtant un accent très approximatif, mais ça doit plaire (rires) !

« Ma musique ? Une ambiance western, ce melting-pot de musique des îles jamaïcaines, un brin barrée, avec ce grain oldie's revendiqué. »
Le premier extrait de cet album, "The Mistake", bénéficie d'un clip haut de gamme, accompagné d'un court-métrage de 11min, pour quelles raisons ?
Parce que j'adore l'image. J'ai été aidé par des gens formidables : Le Lieu Unique à Nantes, qui est un peu l'équivalent du 104 parisien, où j'ai rencontré Maxime Perez de Soneo, lors de la résidence "Chantier d'Artistes" en septembre et octobre 2008, et avec qui j'ai notamment réalisé le clip. Ce dernier est depuis diffusé sur Virgin 17, MTV, jusqu'au Mexique où un pote m'a appelé pour me dire qu'il l'avait vu (sourire) ! Quant au court-métrage qui l'accompagne, et que nous avons mis de longs mois à finaliser, il sera prochainement diffusé dans des festivals. Et puis je voulais aussi évoquer les graphistes de LVL Studio qui me suivent depuis le début, Llor et Romaric Dabin ont notamment réalisé l'Artwork du disque, toute cette pochette colorée avec les animaux. Ils ont par ailleurs collaboré au clip.



Peut-on envisager une suite à ce film (à découvrir dans son intégralité en fin d'article) ?
On peut oui, mais c'est beaucoup de travail (sourire)... pourquoi pas cela dit ?

Visionnez le clip de Framix, "The Mistake" :


Quelle est la différence fondamentale entre le premier album éponyme, et son successeur "Happy Animals" ?
Le premier album avait un côté électro ambiant plus élitiste. Ce second tend plus vers la chanson, avec des couplets, des refrains, tout en conservant l'esprit de base de Framix.

Quel est-il cet esprit ?
Une ambiance western, ce melting-pot de musique des îles jamaïcaines, un brin barrée où les vieux samples sont toujours de mise, avec ce grain oldie's revendiqué.

Et beaucoup d'humour aussi, non ?
Oui, et assumé, même si je fais attention de ne pas me laisser enfermer dans le côté rigolard, genre “pouet-pouet” (sourire) ! Cet aspect là de ma musique permet par exemple aux enfants et aux pré-ados d'en avoir une seconde lecture, plus ludique.

Framix, ce Shérif de Chantenay, ce personnage créé de toutes pièces, te donne un petit côté schizophrène, est-il assumé lui aussi ?
(rires) Non, je ne suis pas schizophrène, ce personnage me ressemble réellement. Il a des traits de mon caractère et de ma personnalité que je ne dévoile pas toujours quand je ne suis que François. C'est un juste mélange (sourire).

As-tu conscience que tu es atypique dans l'actuel paysage musical français ?
J'espère que c'est cet aspect là, qui peut parfois poser problème dans un milieu de formatage, qui fera la différence (sourire)...

Penses-tu que la réelle difficulté de ce métier soit biaisée à cause d'émissions telles que "Nouvelle Star", "Popstars" ou "Star Academy" ?
Je ne sais pas. Je crois que le public se rend compte aujourd'hui de la dure réalité de ce métier, même pour des jeunes qui sortent de ces programmes. Combien réussissent-ils ensuite ? Je n'en veux pas aux candidats, on leur donne le micro, ils s'expriment, ils chantent, c'est bien normal. C'est tout ce qu'il y a derrière qui pose problème, tout n'est que prétexte à prendre du pognon. Mais je crois qu'on ne fait pas le même métier, c'est tout. C'est comme être charcutier, ou être garagiste, ce sont deux choses différentes (sourire).

« Je fais attention de ne pas me laisser enfermer dans le côté rigolard, genre “pouet-pouet” »
Ton album "Happy Animals" véhicule un concept lié à l'écologie. Se veut-il aussi à caractère éducatif ?
Pas à la base, mais s'il permet de faire évoluer les choses positivement, alors tant mieux ! L'album traite de notre condition humaine en regard de notre condition animale. Son titre ironise sur le tableau du jardin d'Eden avant qu'Eve ne croque la pomme et que nous cessions alors d'être des "Happy Animals" (sourire). "Jumpy" a plus une consonance sociale que les autres, là où "Elefant Scratch" porte un regard naïf sur la chaîne alimentaire, d'autres titres comme "The Mistake" et "Winter Song" sont simplement des “love songs”. Mais c'est vrai que dans l'absolu, j'ai une fascination pour la nature et les animaux, ce sont des sujets que j'ai souvent traités aux Beaux Arts par exemple.

Te sens-tu plus urbain ou rural ?
Je suis un urbaniste qui fantasme sur la nature. Mais j'aime trop la dynamique de la ville pour la quitter définitivement, en tout cas pour le moment. Cela dit j'adore les randos, la montagne, la mer, cela me ressource.



Tu parlais de “love songs”, dans quel sens ?
"No More Oil" par exemple, c'est la chanson d'un pote qui était au bout du rouleau, et à qui j'ai tendu un crayon, il a évacué ses idées noires. "Winter Song", c'est l'histoire d'un mec qui se fait plaquer en hiver, dans "The Mistake" c'est un cow-boy qui voyage et qui parle à sa femme, à sa dulcinée qui l'attend quelque part (sourire).

Tu te produiras notamment à Paris, le 23 juin prochain au New Morning, comment va s'articuler ce concert au niveau de la formation musicale, de la part offerte aux morceaux du premier album, à ceux du second, etc. ?
Nous ne jouerons pas de morceaux du premier opus, mais par contre nous allons dévoilé quelques inédits qui seront probablement dans le prochain disque. Bien sûr, le but est de défendre au mieux l'actuel album "Happy Animals", même si on n'omet pas le côté “free” de temps à autres. Quant à la formation musicale, “Framix & Friends”, elle sera composée de mon fidèle compagnon DJ Freez aux samples, de Vassili Caillosse, un guitariste “pedal steel”, c'est un meuble électrique couché horizontalement, du bassiste Yann Renoul, et puis nous avons un batteur à présent, Coco, car la musique est jouée live, afin d'amener une ambiance country jamaïcaine, même si nous rajoutons de l'électro, afin de contrebalancer le style du disque. Merci aussi à Vincent Bizeul. Personnellement je suis donc au chant et à la guitare. Nous partagerons la scène du New Morning avec le trio parisien Cocosuma, dont le clip "The Jar" est dispo sur le Net.

Pour finir, d'autres concerts sont-ils prévus ?
Oui, le 27 juin prochain à Berlin, puis à St Denis de Gastines, Chalonnes sur Loire, Puget Sur Argens, Rennes, L’île d’Yeu, Champigny-sur-Marne... toutes les dates sont sur le MySpace.

Merci François de ta gentillesse, ton humour et ta simplicité.
Merci à toi Thierry, et merci à Charts in France pour le soutien.

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la Redaction
Pour en savoir plus, visitez framix.fr, ou son MySpace officiel.
Pour écouter et/ou télécharger le dernier album de Framix, "Happy Animals", cliquez sur ce lien.
Visionnez le court-métrage de Framix, "The Mistake" :

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Invité
le 18/06/2010, 21:36
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On apprends bcp de choses. Framix se prénomme François. ;-)
Baobabaorum
le 20/06/2010, 18:11
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Et sinon ca lui arrive de quitter son cheval?
Invité
le 20/06/2010, 18:44
Citer
moi j aime beaucoup, merci pour la decouverte CIF !

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