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Interview
vendredi 30 décembre 2016 11:15

Vianney en interview : "Le succès ou la notoriété, je n'en ai rien à foutre"

Après un premier album à succès, Vianney revient avec un deuxième disque forcément très attendu. Pure Charts a eu l'occasion de retrouver l'artiste pour une interview en toute décontraction. Une rencontre simple avec un artiste qui l'est tout autant.
Crédits photo : Jérôme Witz
Deux semaines après la sortie de son nouvel album, Vianney m'attend dans les locaux de son label Tôt ou tard. Dans la cuisine, le chanteur mange une salade de quinoa et m'accorde vingt minutes de son planning chargé pour discuter de son disque, l'étape du deuxième album, le tube "Pas là", mais aussi son image, la polémique des Enfoirés et sa chanson pour Céline Dion. Souriant, agréable et apaisant, Vianney reste fidèle à sa réputation. Interview !

Propos recueillis par Julien Gonçalves.

On dit souvent que l'étape du deuxième album est délicate pour un artiste. Tu le ressens comme ça ?
Non, parce que je n'ai pas du tout voulu me mettre de pression mal placée. J'avais une grosse pression qui était exclusivement artistique. Je voulais faire ce que j'avais en tête. Donc elle était là mais pas du tout sur l'accueil du projet.

A aucun moment on se dit qu'il faut se différencier du premier, se renouveler, sans changer tous les fondamentaux du succès ?
Franchement, si j'intellectualise les choses, si je calcule mon coup, par expérience, ça ne marche pas. Ce n'est jamais le résultat attendu. Quand je veux faire quelque chose d'une certaine manière, franchement je ne suis pas bon. Il faut que je me laisse aller et là, à mes yeux, c'est le plus cohérent. Quand un album est réussi, c'est qu'il est cohérent. C'était ça mon ambition. Au début, j'écris des chansons et à la fin je les mets ensemble, il y a l'habillage, et c'est là que je détermine vraiment ce que j'ai envie de faire. Il y a onze chansons sur l'album mais j'ai dû en écrire 15. Je sais très vite ce que je veux.

« Je ne plais pas à la presse branchée »
L'album est assez différent du premier dans les sonorités. Il y a des sonorités africaines sur "Moi aimer toi", un peu de reggae sur "Dumbo", je retrouve des codes de la tropical house à la Kygo sur les passages instrumentaux de "Je m'en vais"...
Ah oui ? Ils sont inconscients. Mais je suis tellement influencé, tout le temps. J'écoute des trucs hyper variés, mais Ben Howard m'a beaucoup touché. Damien Rice aussi. Kygo, j'adore aussi ! C'est très compliqué de dire pourquoi on aime les choses et pourquoi on les fait. Je voulais que musicalement cet album soit épuré, avec une grande place pour la guitare, la voix, l'acoustique. Le reste, c'est vraiment du kif, les sonorités parfois worldy dont tu parlais, je vais vers ce que j'aime.

Tu es conscient de l'image que tu as pu avoir ? Le chanteur à la guitare, un peu bobo...
Ah ouais ? (Sourire)

Ce nouvel album bouscule un peu cette image d'ailleurs...
Je me rends surtout compte que des gens m'ont vu différemment. Peut-être que certains m'ont vu comme ça... Je ne sais pas trop. C'est un truc sur lequel je ne m'attarde pas. Non pas que ça n'a pas de valeur ce que pensent les gens, mais je préfère ne pas m'attarder dessus parce que c'est un frein à la liberté dans ce que je fais. Je préfère vraiment me concentrer sur ce que je suis naturellement, et ne penser qu'à ça. Ce n'est pas de l'egotrip. C'est juste essayer de faire preuve de sincérité. Et elle peut être altérée si je prends en compte ce que pensent les gens. Il n'y a rien que j'ai mal pris une seule fois. Je n'ai pas un mauvais souvenir. Parfois, j'ai pu me dire : "Ah, il se trompe, il ne me connaît pas". Mais ça ne m'atteint jamais. Chacun est libre de penser ce qu'il veut.

D'ailleurs, tu es l’un des rares artistes – avec Julien Doré - à pouvoir plaire à un public plus pointu et au grand public. Comment tu l’expliques ?
Ça c'est autre chose... Julien Doré, ce qui est super, c'est qu'il plait vraiment à la presse branchée. Moi c'est pas trop mon cas. Je ne le prends pas mal du tout. J'étais très fier d'avoir un article dans Télérama et d'aller chez Patrick Sébastien. J'aime bien ça, j'aime l'idée que je ne rebute pas les gens. Je sais ce que je suis, et personne n'a rien à craindre de moi. Je suis plutôt heureux quand les gens se disent qu'ils sont libres d'avoir accès à ce que je suis. C'est un truc qui me touche et qui me porte. J'aurais peut-être été malheureux de... (Il réfléchit)

D'être dans une niche ?
Ouais. Mais je pense que les gens qui sont dans une niche ne sont pas malheureux. Quelque part, même inconsciemment, on le recherche quand on est dans cette énergie-là. Je déteste l'enfermement. Je n'ai aucune envie d'être enfermé.

Cet album, plus produit, est peut-être aussi plus "commercial" dans la mesure où il y a plus de singles potentiels...
Ah oui ?

« Je suis sans pitié avec ce que je fais »
Est-ce que tu pensais à ça en studio, notamment après le tube que tu as eu avec "Pas là" ?
Hyper honnêtement, je n'ai pas fait cet album par rapport à "Pas là". Tout ce qui m'est arrivé, je considère que c'était une chance. Ça ne relève jamais que de la chance et du hasard... mais c'est tellement dingue que ça peut arriver qu'une fois.

Vraiment ? Même pour l'égo ?
Je crois que c'est vrai que les artistes ont beaucoup d'ego. Mais ça dépend où tu le places. Je le place musicalement. Je suis impitoyable avec moi-même quand je n'arrive pas à ce que je veux avec une chanson. Je peux passer une centaine d'heures par chanson. Mon ego, il est là. Je suis sans pitié avec ce que je fais. Mais sur le succès ou la notoriété, vraiment, ça, pour le coup, je n'en ai rien à foutre. Un succès immense pour moi c'est de faire un truc que je kiffe. Je suis bien plus heureux de finir une chanson, de l'enregistrer... Je suis même plus arrogant que ça... Que de gagner une Victoire de la Musique. Là où je pourrais perdre la boule, et que je pourrais faire une crise d'ego, c'est le jour où je serai absolument heureux de ce que je fais. Et la production, ça m'a passionné. C'est ce moment-là qui est de la vraie musique. Et la tournée. Tout le reste c'est du blabla. Du blabla sympa et agréable, comme maintenant, mais le plus important c'est le moment quand tu écris et quand tu chantes.

Regardez le clip "Je m'en vais" de Vianney :



Est-ce quand tu écris parfois, tu sens qu'il se passe quelque chose ? Par exemple, est-ce que "Pas là", tu avais senti son potentiel ?
Alors, je suis très mauvais là-dessus ! (Sourire) Même si on tombe d'accord sur les choix de singles avec le label, mais franchement, je ne saurais pas dire pourquoi, il me faut du recul pour choisir un single. Une chanson existe depuis des mois. Globalement, quand je fais la chanson, je ne m'en rends pas du tout compte.

« J'avais plus de pudeur sur le premier album »
Est-ce que le succès de "Pas là" ça ne t'a pas un peu saoulé à un moment ? J'imagine que tes potes devaient te faire la blague : "Mais t'es où ? Pas là". On l'a tous fait ! Le titre est entré dans le quotidien des gens...
(Rires) C'est exactement ce que j'allais dire. Même encore aujourd'hui je le prends très bien. Ça me fait marrer. Quand une chanson s'inscrit... Les gens en font ce qu'ils en veulent. Quand tu choisis de faire sortir les chansons de ta chambre, il faut l'accepter et être cool avec ça, sinon tu ne viens pas jouer. Je reçois des lettres où des gens me disent que "Pas là" les fait pleurer, pour d'autres, c'est le running gag au bureau. Chacun a son truc, ça me fait kiffer. Je ne suis pas du tout énervé. Peut-être que plus tard ça va me saouler mais là tout va bien ! (Sourire)

Dans cet album, on sent que les thèmes ont évolué, on ressent la maturité, la transition, que tu te construis personnellement. Tu parles des attentats, de quand tu auras des enfants...
Je ne l'ai pas ressenti sur le moment. Mais quand je mets les deux albums à côté, oui, clairement. Je ne sais pas comment tu es mais moi je suis vraiment un timide. A l'école, j'étais timide pendant les deux premières semaines, personne ne m'entendait, et la troisième, j'étais délégué et je foutais le bordel. (Sourire) J'ai besoin de temps, et après je fais tomber un petit voile. Là, c'est pareil. J'avais plus de pudeur sur le premier. Parfois, la maturité c'est aussi de se livrer et du moins de pouvoir gérer ça. Je le gère un peu mieux maintenant.

Justement dans "L'homme et l'âme", tu parles des attentats. C'est difficile d'écrire sur un tel sujet, qui peut être un peu lourd, voire déprimant ?
C'est intéressant ta question car les chansons les plus dures, c'est quand tu as vraiment envie de dire quelque chose mais ça ne va pas. J'avais envie d'écrire car ça m'aurait fait du bien. Je n'y arrivais pas, j'étais pas inspiré. Je ne force jamais. Je n'ai pas forcé pendant des mois, et ça s'est débloqué en juillet. Je me baladais, et une phrase est venue. Je sens très vite quand il y a un bouillonnement intérieur. Le Père Hamel s'est fait égorger dans la foulée. J'avais écris quelques phrases et j'avais du mal à aller au bout, et il a suffi de cet attentat pour débloquer les choses. Il ne faut pas forcer. Mais c'est dur à écrire ces chansons-là. Ce sont des sujets complexes. Je veux simplement être précis.

« Je ne suis pas rock'n'roll »
Est-ce que tu redoutais avec un sujet si fort comment ça allait être interprété ?
Je n'y pense pas sur le moment. Ce que je m'étais dit, c'est qu'il fallait croire en l'âme pour percevoir ça. Un bouddhiste, il va kiffer ! Mais un athée total, peut-être qu'il s'y retrouvera moins. Mais ce n'est pas grave car je ne parle qu'en mon nom. Donc comment la chanson va être perçue, il ne faut pas trop s'en inquiéter.

Tu chantes "On est jamais trop riche et puis toujours trop pauvre". La notoriété n'a pas changé ton rapport à l’argent ? Comment on fait pour garder la tête froide ?
(Il réfléchit) Je constate que je n'ai pas changé du tout dans mon approche de la consommation. Après, il y a des choses inévitables qui changent, comme les transports en commun. Je suis obligé parfois de prendre le taxi. Mais globalement, je n'ai pas changé.

C'est dur ?
Franchement, non, ce n'est pas dur. Je l'ai au fond de moi. Mes parents m'ont toujours engagé à prendre conscience de la chance quand on en a, et de considérer que tout est passager et éphémère. Je pense que le plus important c'est de ne pas changer son niveau de vie. Il ne faut pas faire ça, dans un premier temps. C'est peut-être sur le long terme, quand tu as une famille plus tard. Mais quand tu as 25 ans, que tu habites avec tes copains, si tu fais ça, c'est assez pervers. C'est risqué du moins. Je n'ai pas changé à ce niveau-là. Cette phrase dans la chanson, je la dis en la blâmant. Je blâme cette façon de penser. On est tenté de penser comme ça mais il ne faut pas. Mais grâce à mes proches, je n'ai pas perdu la notion de l'argent.

« Avec Les Enfoirés, on est en bons termes »
Tu as aussi découvert durant ton apprentissage dans ton métier que tes propos pouvaient être repris dans les médias. Notamment ceux sur Les Enfoirés. Est-ce que c'est le revers de la médaille ?
De toute façon, je n'ai pas le choix que de me dire qu'il faut que je fasse avec. Mais je me dis que c'est dommage parce que c'est prendre les gens pour des abrutis que de simplifier les propos. Les gens comprennent très bien quand on leur explique. Ils ne sont pas débiles. C'est dommage quand il y a la volonté réelle et récurrente du buzz. Mais ça existait déjà il y a 20 ans, ça s'appelait autrement : la polémique, le scandale...

Ça ne te ressemble pas en plus...
Je ne suis tellement pas un mec à scandales dans la vie de tous les jours, que ça m'a surpris. Parfois, limite, je me suis dit : "C'est cool, ils me font passer pour un mec rock'n'roll, c'est super !". (Rires) Mais, malheureusement, ce n'est pas ce que je suis. Je ne suis pas rock'n'roll. Je dis ce que je pense tout le temps. Malheureusement, je ne méprise personne, je ne suis pas un violent dans mes rapports avec les gens. C'est dommage de penser que les gens ont besoin que d'une phrase, et d'opposer aussi. Avec Les Enfoirés, on est en bons termes. On se le dit à l'écrit. Eux, ils comprennent que c'est le jeu des médias d'amplifier des polémiques, et que ce n'est pas le mien.

Est-ce que tu as peur de devenir un people ? C'est peut-être pour ça que tu ne veux pas faire Les Enfoirés, te déguiser etc... De peur qu'on ne te considère plus comme un artiste, mais plus comme une célébrité...
Ah... Moi ce qui me dérangerait là-dedans, c'est juste la dimension de la vie privée. Mes amis, ma famille, ma future famille. Devenir une célébrité, je ne vois pas l'intérêt...

Mais quand on est une personne publique, on ne choisit pas parfois...
Oui mais je crois qu'on inspire ça, ou non. Il y a une période où je sentais que des journalistes people s'intéressaient à moi. Mais ils ont vite compris que je n'étais pas intéressant à ce niveau-là, qu'il n'y avait pas matière à.

Tu penses que quand on est en Une des magazines people, on le cherche ?
Oui et non. Après, c'est ce qui est un peu pervers. Il y a plein de gens qui souffrent des paparazzi, mais ils se sont parfois construits avec ça aussi. Moi, par exemple, j'ai compris que je ne devais plus aller dans les soirées mondaines. J'y allais pour emmener mes potes et les faire kiffer, parce qu'il y avait des buffets gratuits. Mais eux ils se marraient en soirée, et moi je faisais des photos. Du coup, je n'y vais plus. Quand tu ne veux pas qu'on empiète sur ta vie privée, c'est possible. De même, parfois, je pense qu'on peut chercher la petite guéguerre avec ça. Mais moi je ne suis pas assez intéressant, franchement !

« Ecrire pour Céline Dion, c'était une belle surprise »
Tu as réussi à glisser une chanson, "Ma force", à Céline Dion sur son nouvel album. C'est une consécration ?
C'est une fierté collective, pour ma famille, tout ça. Même mes amis qui écoutent pas Céline, ils étaient fiers d'avoir un copain qui écrit pour cette chanteuse. C'était une satisfaction, pas une consécration quand même pas. C'était une belle surprise.

Comment ça s'est fait ?
On m'a proposé d'écrire car elle cherchait des chansons. Je n'avais jamais écrit vraiment pour quelqu'un que je ne connais pas du tout. Je crois qu'ils m'ont donné un thème, je ne sais plus lequel, mais que je n'avais pas respecté le thème. Je m'en foutais, je voulais me concentrer sur ce qu'elle est et voir si ça m'inspirait un truc. Je me suis plongé dans sa vie, et il y a une dimension qui m'a touché chez elle : finalement, toute star internationale qu'elle est, son statut de femme qui cherche à avoir un enfant et qui galère. Tu peux être la plus grande star, si tu n'arrives pas à avoir d'enfant, c'est une souffrance. Je pense que dans cette vie, même de paillettes, le seul vrai sens de la vie c'est de transmettre. Ça peut être un enfant. Je me suis dit qu'elle avait dû en souffrir, et malgré tout, elle a toujours été là, elle a été une battante. Je voulais écrire sur cette force qu'elle a, de mener plusieurs combats à la fois. C'était ce truc-là qui me touchait.

Ce n'était pas trop difficile de se mettre dans la peau d'une femme de 48 ans ?
On parlait de peopolisation... Céline, elle a quand même zéro filtre sur sa vie privée donc finalement, c'est très facile de se mettre dans sa peau. Sans la connaitre, je peux tout savoir sur elle à peu près. Donc c'était pas si compliqué grâce à sa vie privée qui est publique.

« J'ai écrit une chanson avec Julien Clerc »
Tu l'as rencontrée ?
Je devais la rencontrer à Bercy. Elle fait des meet and greet avant le concert, et je suis passé prendre une amie, ça roulait mal. Je suis arrivé en retard, comme un blaireau ! Moi qui ne suis jamais en retard de ma vie. Mais du coup, je me suis dit qu'il ne fallait peut-être pas qu'on se rencontre. On s'est rencontré avec une chanson, je trouve ça très joli avec une chanson.

Ça t'a donné envie d'écrire pour d'autres ? Je sais que tu avais proposé une chanson à Johnny mais ça ne s’est pas fait. Tu as des rêves ?
On a écrit une chanson ensemble avec Julien Clerc, et c'était très très touchant pour moi. Elle sera sur son album. J'en parle parce qu'il en parle. Il y a d'autres choses mais je ne peux pas en parler car les artistes n'en parlent pas.

On te sollicite beaucoup, j'imagine ?
Oui... Mais je n'ai pas beaucoup de temps donc je n'en fais pas beaucoup.

D'ailleurs, il n'y a pas de duos sur tes albums. C'est voulu ?
Oui... C'est que je n'ai pas trouvé quelqu'un que j'assume jusqu'à mes 80 ans. J'en ai fait un avec Joyce Jonathan, "Les filles d'aujourd'hui". Je l'aurais assumé évidemment. Mais je ne sais pas pourquoi en fait... Je préfère juste l'album comme ça.

Julien GONCALVES
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