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Interview
samedi 11 septembre 2021 12:32

"The Voice All Stars" : Florent Pagny, Mika et Patrick Fiori en interview

Ce soir, TF1 lance sa saison anniversaire "The Voice All Stars" pour célébrer les dix ans de "The Voice". En conférence de presse, les coachs Florent Pagny, Mika et Patrick Fiori ont répondu aux questions des journalistes sur le concept de cette édition, les talents de retour comme Anne Sila et l'impact de l'émission.
Crédits photo : Montage Pure Charts Bestimage
Propos recueillis lors d'une conférence de presse en présence de plusieurs médias.

Quand on vous a parlé de cette saison anniversaire "The Voice All Stars", étiez-vous séduits par le concept avec ces anciens talents qui reviennent ?
Mika : Moi j'étais pas convaincu tout de suite. Ça m'a pris un petit moment...

Florent Pagny : Ah ouais ? Moi non...

Mika : Je ne comprenais comment ça allait fonctionner. J'avais peur qu'en réécoutant les talents, on ne retrouve pas cette spontanéité, cette urgence, la découverte. Et en fait, c'est l'inverse ! Dans ce contexte là, avec ce niveau là...

« Il y a des gens qu'on voit plus et qui n'ont pas ce niveau-là »
Florent Pagny : Dès le départ, je me disais qu'on avait vu la manière qu'ils ont eu de progresser et qu'après ils avaient tous fait des choses, donc ils n'ont fait que prendre du métier, de l'expérience. Je ne savais pas qui on allait retrouver mais sur le papier, je me suis dit : "Oh ça va être grave !". Cette aventure-là, elle booste et dix ans après, elle booste encore. Et ils revenaient dans des conditions incroyables. Tout est excellent sur "The Voice". A la fin, ils sont excellents mais là ils sont encore plus excellents.

Mika : Et il y a une grande différence parce que c'est la première fois qu'une émission comme celle-là prend conscience qu'il y a la gloire, la lumière, cette transformation quand la personne devient une star, mais il y a aussi beaucoup de douleur. Il y a des gens dont la vie ne s'est pas déroulée comme ils l'espéraient. Là, on confronte ça et on en parle. C'était hyper touchant de revoir certaines choses, surtout un moment particulier avec Florent Pagny... Ok c'était pas comme ça que ça devait se terminer, ça peut changer, qu'est-ce qu'il va se passer ? On reprend ça et ça c'est très fort.

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Ça vous a permis de revivre certaines situations, de faire des choix différents avec certains talents, de ne pas refaire les mêmes "erreurs" parfois ?
Florent Pagny : On ne peut pas parler d'erreurs... Il y a eu des essais, il y a eu des choses, et parfois ça n'a pas été plus loin que ça. En effet, quand on entend les talents s'exprimer et interpréter les chansons, parfois on se dit... Il y a des gens qu'on voit plus, qui sont plus sur le terrain et qui n'ont pas ce niveau-là. (Rires) On peut se poser ces questions-là. Mais les paramètres de la vie, avec la chance, qui font que les parcours sont agréables, très agréables ou difficiles, ça...

« Anne Sila, j'ai su tout de suite que c'était elle »
Mika : Deux choses ont changé. Eux, ils ont déjà vécu l'expérience, ils connaissent la mécanique donc ils ont une posture émotionnelle différente. Même dans les discours entre les talents et nous, il y a vraiment des discussions. Ils savent se défendre, et j'ai beaucoup aimé ça. De l'autre côté, il y a des gens qui ont fait leur saison et depuis ont développé des énormes carrières. On remet tout à une échelle différente. J'avais peur qu'on n'ait pas cette excitation, cette tension de la découverte. Mais ce n'est pas du tout le cas.

Florent Pagny : C'est différent mais en mieux !

Patrick Fiori : Et puis on a tous le droit à plusieurs chances dans la vie. Le fait que ces artistes reviennent, je ne pense pas que ce soit le fait de gagner qui les intéressait vraiment. Je pense que c'est une histoire d'amour. Une chanson c'est toujours ça, une histoire d'amour avec le public. C'est une véritable histoire d'amour cette saison-là, cet anniversaire. Chacun est venu se chercher.

Il y a des talents que vous espériez vraiment revoir ?
Mika : Bien sûr, et certains où se disait : "J'espère qu'ils ne vont pas revenir". (Rires)

Florent Pagny : Eh bah dis donc ! Je ne me suis pas dit ça, perso ! (Rires) En tout cas, on ne savait pas du tout qui revenait. Les deux premières notes d'Anne Sila, j'ai su tout de suite que c'était elle, je ne risque pas de l'oublier. Patrick, lui, a une expérience différence parce qu'il les a connus petits dans "The Voice Kids"...

Patrick Fiori : Il y en a quelques-uns, c'est assez troublant car je ne les reconnaissais pas. Il y a eu des grands changements. Je suis arrivé dans une saison chargée de talents, de bienveillance, de bon sens. J'ai regardé pratiquement toutes les saisons de "The Voice" depuis mon canapé, en famille, et là d'être le cinquième fauteuil, d'être catapulté, ça a été particulier pour moi. Je suis arrivé à la découverte de tout. J'ai trouvé ça d'une puissance extrême. Déjà de se retrouver avec les coachs... MIKA par exemple, je le connaissais moins. Ce n'est pas juste poser ses fesses sur un fauteuil, il y a du talent, du courage, de la tension, de la découverte avec les coachs, de savoir si ça allait matcher. Je me suis éclaté, et ce n'est pas fini !

« Anne Sila il lui manque vraiment les chansons »
Vous avez débriefé avec certains talents sur leurs carrières et pourquoi parfois ça n'avait pas marché comme espéré ? Comme Anne Sila par exemple ?
Florent Pagny : Oh avec Anne Sila, on a fait plus que ça. Je l'ai retrouvée sur mes premières parties, j'ai fait un duo avec elle sur mon précédent album. J'ai été voir la comédie musicale où elle était magistrale. Mais entre son album et ce qu'elle a pu proposer, ça n'a jamais abouti plus loin... A elle, c'est simple, il lui manque vraiment les chansons. Ou plutôt LA chanson qui fait que tout est au rendez-vous. Avec une aventure comme ça, elle va reprendre de la lumière. Il va falloir la chanson. Mais c'est une musicienne, elle a un univers et parfois c'est difficile de l'emmener ailleurs, elle a du mal à conjuguer. Soit elle accepte des trucs qui ne sont pas du tout pour elle, soit elle fait ce qu'elle aime et ce n'est pas forcément très commercial ou très radio. La définition musicale d'Anne Sila, il y a un boulot à faire mais c'est intéressant. Moi je ne me branche jamais sur les carrières des autres et les développements d'artistes, j'ai déjà du mal à me gérer moi-même. (Rires) Mais je peux l'aider à aller chercher des chansons. Je le fais assez bien pour moi.

Qu'est-ce que "The Voice" a changé dans vos parcours ?
Mika : Ça a changé beaucoup de choses. J'étais bloqué au début de ma carrière, parce que j'ai réalisé qu'avec "The Voice" je pouvais m'exprimer. Je pouvais expliquer ce que j'aime, ce que j'aime moins, d'où je viens. On peut seulement s'amuser et communiquer qui on est, si on ne change pas devant la caméra. Pour ne pas changer, il faut être à côté des bonnes personnes, dans une bonne production, qui ne manipule pas, qui ne met pas des iPads devant toi avec des phrases, qui ne te force pas à faire des sponsorings que tu ne veux pas faire. C'est important d'être bien entouré. Moi, ça m'a débloqué... On me disait : "Un musicien ne peut pas faire de la télé", mais c'est une idée assez idiote. Il faut aussi de la discipline, ça peut te bouffer !

« Dès le départ, je ne voulais pas d'oreillette »
Florent Pagny : Les gens qui écoutent ta musique c'est une petite part. En comparaison, les gens qui regardent la télé, c'est énorme. Si on est honnête et sincère, moi dès le départ, je ne voulais pas d'oreillette, pas de prompteur. Je voulais que ce soit vrai ! Vous me mettez des bons talents, et vous verrez comment je vais réagir. Il ne faut m'obliger en rien. Et c'est resté comme ça. "The Voice" en France est un exemple, c'est un des rares pays où il n'y a pas d'oreillette ni de prompteur.

Pour les talents qui sont revenus et sur lesquels vous ne vous êtes pas retournés, ce n'était pas un peu violent ?
Florent Pagny : Non parce qu'à chaque fois c'étaient de belles prestations, donc on avait quand même du positif à dire. C'est le cahier des charges de ce programme, la bienveillance. Ce qui est agréable, car si tu l'appliques dans ton quotidien, c'est vachement plus cool aussi. On ne peut pas se retourner sur tout le monde. Mais que ce soit Kendji ou un talent dont on ne se rappelle pas du nom, sa vie a changé d'une manière ou d'une autre. Si avant il gagnait 200 euros pour chanter, et bien là, il gagne 400 euros. Et à toutes les échelles. C'est que du positif.
Julien GONCALVES
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