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C'est dit !
samedi 12 août 2017 14:01

Stomy Bugsy en interview : "Etre en studio avec Beyoncé, c'était kiffant !"

Alors que la tournée "L'âge d'or du rap français" a fait vibrer la France, Stomy Bugsy se confie sans langue de bois à Pure Charts sur son parcours, le rap français ou encore ses duos avec les Destiny's Child ou Nâdiya. Découvrez la première partie de notre interview avec Stomy !
Crédits photo : DR
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Pourquoi tu as accepté de participer à la tournée "L'âge d'or du rap français" ?
C'était quelque chose d'irréalisable. Seul quelqu'un de vraiment passionné et attaché à cette musique comme Valou (Valérie Altan, la marraine du rap français, ndlr) pouvait le faire. Je pense que c'est quelque chose qu'on aurait tous secrètement rêvé de faire, même il y a dix ans. Mais c'est compliqué, les égos, les plannings... Il faut aussi atteindre une certaine sagesse.

Tu as atteint cette sagesse aujourd'hui ?
La maturité oui, la sagesse non. (Rires) Il ne faut pas trop s'assagir. Il faut être mature, calme... Il faut bien raisonner. Mais je préfère la folie à la sagesse. (Sourire)

« Mon plus grand rêve ? Offrir une maison à ma maman »
Tu étais dans quel état d'esprit à l'époque quand tu enchaînais les tubes ?
J'étais dans la dynamique... Tu calcules pas trop, tu fais, sans réaliser et sans s'attendre à quoi que ce soit. Ce que tu veux faire c'est marquer ton temps. Tu t'efforces à faire les meilleurs morceaux, les meilleures scènes. Tu n'es pas trop carriériste. C'est en grandissant que tu te dis : "J'aurais dû faire ça". Mais bon c'est la vie !

Tu penses que tu as marqué ton temps ?
J'espère. Ce n'est pas à moi de le dire... (Rires)

Je pense que c'est le cas. D'ailleurs, en venant, j'écoutais un morceau que j'adore, "Black Pimp Fada". Je l'avais acheté en CD 2 titres à l'époque...
Oh énorme ! Il est spécial ce titre pour moi... Parfois, j'ai sorti des titres qui n'ont pas été des gros singles mais qui ont marqué les gens. Ça me fait plaisir.

Quel est le plus grand rêve que tu as réalisé ?
Offrir une maison à ma maman, au Cap-Vert en plus. C'est mon plus grand rêve ça...

« Parfois, j'allais trop loin ! »
C'est quoi tle meilleur souvenir de ta carrière ?
J'en ai tellement. Sur les films... Diriger Catherine Deneuve sur le tournage de "Belle Maman" en Martinique. Elle chantait ma chanson dans le film. C'était fort. Et il y a aussi le Palais des Sports. Le public m'a tellement donné, dans le métro, dans la rue....

Surtout que tu n'as pas du tout changé physiquement ! Les gens te reconnaissent j'imagine...
Merci, c'est gentil. C'est toujours surprenant quand on me reconnait, ça me touche toujours autant. Surtout quand on me parle de titres qui n'ont pas été forcément des singles, des titres profonds, liés à des moments clés de leur vie. C'est comme si je faisais partie de leur famille. Une fois, j'ai rencontré une femme qui a appelé son enfant Stomy. (Rires) Certains appellent aussi leur enfant Gilles, mon vrai nom. Ça fait plaisir !

Souvenez-vous de "La vie c'est comme ça" de Stomy Bugsy :



Tu arrivais à dissocier Stomy de Gilles à l'époque ?
Au début, je ne voulais pas dissocier Gilles de Stomy. Pour moi, Stomy c'était Gilles. Il n'y avait pas de personnage. Mais la dernière fois, en plein déménagement, j'ai relu des interviews et je me suis dit que Stomy c'était un personnage. Parfois, j'allais trop loin ! (Rires) Dans un numéro de "Playboy", je donnais mon numéro de téléphone en mode : "Les filles, appelez-moi !". C'était la jeunesse, la folie. Mais ce n'est plus moi ça ! Je peux donner mon numéro mais plus en interview ! (Rires)

C'était qui Stomy alors ?
Stomy, c'était le petit Gilles frustré de Sarcelles qui voulait tout exploser, le petit dernier au fond de la classe, le plus pauvre du quartier qui, frustré de la vie et en colère contre la vie, a créé Stomy. Je l'ai créé pour me protéger, c'était une armure, un bouclier. Après, j'étais devenu cette personne-là mais en grandissant je ne me reconnais plus dans certains textes de Stomy.

« Je n'écoute pas beaucoup de rap français »
Aujourd'hui, le rap a changé. Quel regard tu portes sur le genre aujourd'hui ?
C'est différent. A notre époque, on a tellement fait de choses que la nouvelle génération a eu envie de créer sa propre histoire. Il y en a qui se perdent, d'autres qui font des bonnes choses, mais ils essaient. Maintenant, avec Internet, ils sont tellement influencés par le rap américain. Nous aussi on l'était mais on était restreints. C'étaient quelques K7 par-ci par-là, donc il fallait qu'on créé notre propre sauce. Aujourd'hui, ils sont en direct avec les Etats-Unis. C'est le fast-food aujourd'hui. Il y en a tellement... Les artistes savent qu'ils doivent sortir un album tous les ans. Regarde Rihanna, Kanye West... Avant, c'était un album tous les trois ans, certains même prenaient cinq ans.

Tu écoutes quoi en rap français ?
Je n'écoute pas beaucoup de rap français. J'en ai jamais vraiment trop écouté car j'avais peur d'être influencé, de choper une phrase par-ci par-là. Je voulais avoir ma propre identité. Quand j'écoute du rap français, je ne me libère pas. C'est comme si tu emmènes un boulanger dans une boulangerie... Il va regarder la pâte, la farine... Je vais tout analyser. En soirée, si ça passe, ça me parle, je ne décroche pas, je suis concentré et j'ai envie d'écrire. Mais je me tiens au courant de ce qui se passe. Il y a plein de bons rappeurs. En ce moment, j'aime bien Fiannso. Il a du charisme, il a des punchlines. Après il n'y a pas de concept mais il a l'énergie. S'il continue comme ça, il va faire une grande carrière. Ça, ça me parle.

« Quand tu entres dans une major, tu es pris dans une spirale »
En solo, toi déjà à l'époque tu faisais du rap-variété. Comment tu as vécu ça, toi qui venais d'un groupe de rap pur ?
Le virage, il est arrivé tout seul. Et quand tu rentres dans une major, il faut vendre des disques et tu es pris dans une spirale. Quand tu fais des cartons, forcément, même si toi tu n'as pas envie de continuer, ta maison de disques le veut et les radios aussi ! C'est là où presque tout se casse la gueule. Après ce n'est plus naturel, tu cherches le single. C'est quoi le single ? C'est des bêtises ! "Mon papa à moi est un gangster" est devenu un tube alors qu'on ne l'avait pas fait dans ce sens à la base. C'est là que ça devient... Pas malsain mais tu as une autre approche de la musique.

C'est quoi la solution ?
La meilleure approche, ce serait que tous les titres doivent être des singles, des cartons. Que ce soit du hardcore ou des titres plus grand public. Là, la démarche ce serait plus sain. Mais personne n'a la formule magique. Certains grands artistes ont fait des flops et ont eu des passages à vide. C'est le public qui décide. Et aussi les radios qui bastonnent toujours les mêmes titres aussi (Rires)

Souvenez vous de "Aucun Dieu ne pourra me pardonner" de Stomy Bugsy et Nâdiya :



Tu as enregistré un remix de "Say My Name" avec les Destiny's Child à l'époque...
Oh ! C'est un beau souvenir. Mais jamais je regarde ça avec nostalgie, je déteste la nostalgie. Parfois, j'y repense, c'était marrant de voir Beyoncé. Je me souviens, j'étais venu avec un texte bien précis, je citais le nom de toutes les membres avec des rimes. Elle m'a dit : "Tu enlèves ça, tu enlèves les noms !". Et moi je disais : "Non, j'enlève pas !". En fait, entre temps, deux membres avaient quitté le groupe mais je ne savais pas, moi ! Il y a eu un bras de fer entre elle et moi, c'était marrant. Mais les femmes, elles gagnent tout le temps. (Rires)

« Je n'ai pas de nouvelles de Nâdiya »
Tu as collaboré avec Kelly Rowland aussi...
Oui, après on a fait un son ensemble. C'est une crème, elle est gentille comme tout. Même maintenant quand je la rencontre, elle me reconnaît. Elle ne se la raconte pas du tout.

Tu réalises que tu as quand même chanté avec Beyoncé ?
Oui, c'est vrai que c'est kiffant de me dire que j'étais en studio avec elle !

Et Nâdiya, c'est un peu toi qui l'a lancée aussi avec le duo "Aucun Dieu ne pourra me pardonner"...
Je n'ai pas de nouvelles. Je l'ai vue, il y a deux ans. J'étais content de la grosse carrière qu'elle a faite après.

Et Assia...
Assia, on a travaillé récemment au Casino de Paris ensemble. Depuis le Ministère AMER, elle chantait "Les rates aiment les lascars", sur mes albums, elle a travaillé avec Doc Gyneco. Elle aussi a eu une belle carrière.

Dans la deuxième partie de l'interview avec Stomy Bugsy à paraître, le rappeur évoquera ses souvenirs avec Passi et Doc Gynéco, racontera la naissance du tube "Mon papa à moi est un gangster", et en dira plus sur ses projets musicaux ainsi qu'au théâtre et au cinéma.
Julien GONCALVES
Stomy Bugsy en interview
19/08/2017 - Que devient Stomy Bugsy ? Dans la deuxième partie de notre interview, le rappeur raconte l'histoire du tube "Mon papa à moi est un gangster", confie ne pas préparer de nouvel album mais multiplier les projets au théâtre et au ...
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