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Interview
samedi 19 août 2017 16:00

Stomy Bugsy raconte l'histoire du tube "Mon papa à moi est un gangster"

Que devient Stomy Bugsy ? Dans la deuxième partie de notre interview, le rappeur raconte l'histoire du tube "Mon papa à moi est un gangster", confie ne pas préparer de nouvel album mais multiplier les projets au théâtre et au cinéma.
Crédits photo : DR
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

J'imagine que tu es toujours en contact avec Passi ou Doc Gynéco. Vous vous reparlez parfois de l'époque ?
Presque rien n'a changé entre nous. Avec Passi, c'est différent. On était vraiment ensemble, on a participé à poser les pierres du rap français. On revient de loin. J'ai revu les fanzines de l'époque, avec nos têtes, les premières interviews... Il n'y avait pas encore Internet. C'était presque la pré-histoire.

« Le talent, ça ne fait pas tout »
Tu penses que ta carrière aurait été différente avec Internet ?
C'est à double tranchant. Tu peux facilement être en exposition si tu es original. Si tu ne l'es autant que ça, tu vas te noyer dans la masse. il faut réussir à trouver le truc. Il y a plusieurs facteurs dans la réussite. Le talent, mais ça ne fait pas tout. Quelqu'un qui n'a pas de talent mais qui s'acharne au travail, il va dépasser celui qui a du talent. La persévérance, c'est comme ça que tu créés ta chance. Le travail... Il faut travailler, travailler, travailler. Et le principal, c'est de bien s'entourer. Nous, on était très bien entourés.

Il y a des collaborations qui ne sont jamais sorties ?
Avec Doc Gynéco, on a fait un album qui s'appelle "Double pénétration". L'album était assez funky, c'était une bonne vibe. Il y a eu des problèmes entre Virgin et Sony, ils ne se sont pas entendus. Je ne sais même pas où sont les morceaux...

Tu aimerais que ça sorte ?
Pourquoi pas !

« Je ne prépare pas de nouvel album »
Tu en as marre qu'on te parle encore de tes anciens tubes comme "Mon papa à moi est un gangster" ?
Non, je n'en ai pas marre. C'est comme si je reniais mes enfants. Je les ai faits à un certain moment de ma vie, avec autant d'amour que je fais du cinéma ou de la musique aujourd'hui.

Comment est né "Mon papa à moi est un gangster" ?
J'ai la garde de mon fils depuis qu'il a 3 jours. Je suis sorti de la maternité avec ma mère et le bébé. A l'époque, on habitait à Porte de la Chapelle. J'avais 20 ans. Avec le Ministère, ça marchait en underground. J'étais encore un vrai lascar de quartier avec ce que ça comporte : les embrouilles avec les mecs des autres arrondissements. J'emmenais mon enfant à la crèche, j'avais mon grenaille sur moi, la bombe lacrymogène... et le kangourou. On vivait un peu en "gang". Et donc à la maternelle, il entendait des choses... Ma mère me disait toujours : "Ne sors pas dehors, ne va pas faire le gangster". Le petit a commencé à répéter ça et le titre est venu comme ça. Pour moi, c'est un morceau spécial. On pense que c'est un titre cool mais il est profond. Il a une certaine mélancolie et une tristesse.

Tu sentais qu'il avait un potentiel ?
Oui, sinon je ne l'aurais pas enregistré. Pour moi, toutes mes chansons sont des singles. A ma façon ! (Rires)

Souvenez-vous du tube "Mon papa à moi est un gangster" :


A 45 ans, j'imagine que les embrouilles comme tu dis, c'est fini ?
En vrai, je n'ai jamais été un mec qui embrouille. J'ai toujours défendu les gens plus qu'autre chose.

« Je viens d'écrire une pièce de théâtre »
Tu travailles sur un nouvel album ?
J'écris toujours de temps en temps. Je mets des petits trucs de côté. Mais pas vraiment un nouvel album... Je travaille avec mon groupe la Mafia Malcriado. On va sortir des petits titres... Mais pas d'album à moi pour l'instant.

Tu fais quoi en ce moment du coup ?
Je viens d'écrire une pièce de théâtre, que je compte monter en septembre. Et là je mets en scène un one man show de David Declos au théâtre du Gymnase. C'est un ancien bandit qui était spécialisé dans la neutralisation des alarmes. C'est raconté avec beaucoup d'humour et de l'autodérision.

Comment tu es arrivé à faire ça ?
Je reviens des Etats-Unis où j'ai habité à Hollywood pendant quatre ans et demi. J'ai fait une école d'acting. J'ai joué dans pas mal de pièces de théâtre.

Et donc ta pièce, elle va raconter ça ?
Ce sera "Mon papa à moi est un gangster". C'est inspiré de ma vie mais c'est une fiction sous la forme d'une comédie. Je jouerai dedans et je vais mettre en scène. On sera quatre sur scène. J'espère que ça arrivera en septembre-octobre.

« Je préfère faire des belles choses au cinéma »
Tu as des projets au cinéma ?
Quand ça viendra... Je préfère m'attarder sur l'écriture au théâtre et au cinéma. Et réaliser et produire mes films. Après si j'ai des belles offres, pourquoi pas. Je préfère faire des belles choses au cinéma. Je ne veux pas faire un film juste pour le faire. Parfois, tu vas à l'avant-première et là... C'est tellement triste.

Ça t'est arrivé ?
Ouais... Rarement. Sinon j'y vais pas quand je sais que c'est chaud. (Rires) Ça me touche trop ce genre de trucs. Mais là j'ai un film d'action autour du rap et de la musique sur le feu, que je suis en train d'écrire. C'est dur à écrire, il y a une vingtaine de personnages, c'est un casse-tête ! (Rires) Et j'ai aussi une autre comédie au théâtre, et un drame aussi qui arrive, toujours au théâtre.

Dans la première partie de l'interview de Stomy Bugsy, le rappeur raconte son parcours, donne son avis sur le rap français et évoque ses anciens duos avec les Destiny's Child et Nâdiya.
Julien GONCALVES

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