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Interview
dimanche 14 août 2016 14:00

RedOne se confie sur Lady Gaga, Mylène Farmer, Jennifer Lopez, Maître Gims...

Pour la sortie de son single "Don't You Need Somebody", Pure Charts a rencontré le producteur RedOne. L'occasion pour lui d'évoquer son nouvel album, son envie de retravailler avec Mylène Farmer, le nouveau disque de Lady Gaga, ainsi que ses prochaines collaborations avec Jennifer Lopez, Enrique Iglesias ou Maître Gims ! Interview.
Crédits photo : DR
De bon matin, RedOne est confortablement installé à une table au sein de l'hôtel de Sers, près des Champs-Élysées. Alors qu'il prend son petit-déjeuner, accompagné de John Mamann et une personne de son équipe, le producteur me salue et m'invite à m'asseoir. L'interview se déroulera finalement ici et non pas dans un salon privé comme prévu. Toujours souriant, chaleureux, à l'américaine, RedOne a de l'énergie à revendre. Passionné, il savoure son train de vie à cent à l'heure (il était à Madrid 24 heures avant et repart dans la foulée), mais prend le temps de répondre à mes questions, en anglais, avec aisance et naturel, comme s'il avait fait ça toute sa vie.

Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Tu es en France pour la promotion de ton single "Don't You Need Somebody". Pourquoi te lancer en solo maintenant ?
En fait, j'ai commencé il y a 20 ans en Suède, et c'est ce que j'étais : un artiste solo. J'ai fait des lives partout, j'étais un peu une rockstar, j'ai fait à peu près tout ! (Rires) Et puis, j'ai réalisé que j'avais trop de sons dans ma tête, de tous les genres. Et je ne pouvais pas garder tout ça en moi et ne faire qu'une chose, un album à la fois. J'ai adoré ça, mais je voulais plus. Donc j'ai commencé à travailler pour d'autres artistes. Alors maintenant après tout le succès que j'ai eu - merci mon Dieu !, j'ai eu envie de faire ce que je faisais au tout début. C'est ce que je suis. Je ne suis pas qu'une seule chose. J'adore le rock, j'aime travailler avec différentes personnes, et là je le fais en mon propre nom, maintenant que les gens savent qui je suis.

« Je ne fais pas ça pour l'argent »
Donc c'est que du bonus ?
Oui, je le fais par amour surtout. L'amour de la musique. C'est toujours comme ça avec moi. Je vais te dire un truc : "Si ce n'est pas fun, ne le fais pas !". J'ai du succès, j'ai de l'argent, donc je ne le fais pas pour l'argent. Je peux me le permettre. Même Enrique Iglesias, qui est un ami, me disait souvent : "Quand est-ce que tu fais ton propre truc ? Tu chantes hyper bien !". Je n'étais pas prêt, maintenant si. En plus, j'ai perdu du poids ! (Rires)

Comment tu expliques que tu n'étais pas prêt ?
C'était dans ma tête. Mentalement, je n'étais pas prêt à me lancer. Il faut que tu sentes les choses. Tu ne peux pas faire semblant. Tu dois le faire par amour. Là, c'est le bon moment ! Je suis là, je fais de la promo. Personne ne me pousse à faire tout ça.

« Enrique a refusé la chanson ! »
On retrouve Enrique Iglesias, Shaggy, R. City et Serayah sur "Don't You Need Somebody". Quatre artistes avec quatre univers différents. C'est ça ton envie sur l'album qui va sortir : mélanger les genres et réunir des noms aux antipodes ?
Chaque chanson sera différente mais j'avoue que pour ce single, ça s'est fait tout seul, je n'avais pas planifié d'avoir ces quatre artistes. Pour être honnête, j'ai envoyé cette chanson à Enrique Iglesias pour son prochain album avec d'autres titres. Pour je ne sais quelle raison, Enrique est passé à côté de cette chanson. J'ai appris après que c'est le titre de la chanson qui ne l'avait pas trop convaincu et il a préféré se focaliser sur celle qu'il préférait. Mais un jour, alors que j'étais en studio avec lui, je lui ai fait écouter ma démo du titre, et il m'a dit : "Mais qu'est-ce que c'est que c'est que cette bombe ? Pourquoi tu ne me l'as pas envoyée ?". (Rires) Je lui ai dit de regarder dans ses emails ! Il n'en revenait pas alors il a enregistré la chanson.

Et avec les autres, ça s'est passé comment ?
Pareil, j'étais en studio avec Shaggy, il a tellement adoré la chanson qu'il a voulu poser dessus immédiatement. Il était comme un dingue et tellement à fond que ça faisait plaisir à voir. J'adore quand ça se passe comme ça. Il a assuré ! Je crois que tout ça devait arriver de cette manière.

Regardez le clip "Don't You Need Somebody" de RedOne :



Sur l'album qui arrivera en fin d'année, on doit s'attendre à quoi ?
Il y aura vraiment de tout ! C'est ça la musique ! Il y a certains titres qui sonnent plus soul, d'autres plus rock. J'aime la bonne musique. J'aime la musique que le monde entier aime. Vous devriez être surpris !

Et quels artistes seront de la partie ?
Je ne peux encore rien dire... En fait, il faut que tout soit bien signé pour être sûr que chaque artiste est bien sur le projet. Je ne veux pas dire des choses qui ne seront pas vraies. Car certains artistes vont aussi sortir leurs propres chansons en parallèle...

C'est différent de produire une chanson pour soi que pour un autre artiste ?
D'habitude, les gens vont te dire que oui. Mais pour moi, c'est la même chose. Je me donne à 100% dans chaque chanson que je fais. C'est toujours à moi quelque part. C'est mon bébé. Comme "Bad Romance" ou "Poker Face" pour Lady Gaga. Ce sont mes chansons, c'est moi.

« Un titre avec JLo ? Peut-être... »
Dans le clip, on peut voir Jennifer Lopez ou Cristiano Ronaldo. C'était compliqué de tous les convaincre ?
Non, pas du tout ! Premièrement, ce sont mes amis. Deuxième, ils adorent la chanson ! Ce que j'ai appris dans ce métier c'est que tu ne peux pas forcer les gens à faire n'importe quoi.

Mais alors pourquoi Jennifer Lopez ne chante pas sur "Don't You Need Somebody" ?
(Rires) Parce que la chanson était prête et qu'il y avait déjà d'autres personnes dessus ! Peut-être que sur une autre chanson il y aura JLo... Peut--être ! (Rires)

Tu as commencé en 1998, tu as travaillé avec plus d'une centaine d'artistes, aux quatre coins du monde. Comment on se réinvente à chaque fois ? C'est difficile ?
(Rires) Tu sais quoi ? Non. J'aime la musique et j'ai vraiment plein de sons dans ma tête...

Oui mais on reconnaît une chanson quand elle est signée RedOne. Tu as ton propre son...
J'ai toujours envie de faire quelque chose de nouveau, de frais. Quand je bosse avec Shakira pour la Coupe du Monde, RBD, Kat Deluna et après avec Lady Gaga, c'est quand même un son très différent. Bien sûr, tu peux reconnaître mon son, mais je pense que c'est plus dans la structure, les choeurs etc... Si tu entends "Whine Up" ou "Run the Show" et ensuite "Bad Romance", tu ne peux presque pas trouver un son similaire. Même si tu compares "Just Dance" ou "Bad Romance". Je ne réutilise jamais rien. C'est la structure et la façon dont je produis qui reste les mêmes. Comme avec les choeurs sur "Don't You Need Somebody". (Il chante)

« J'adore "7 Years" de Lukas Graham »
On dirait un hymne de stade ! Tu l'as produite avec cette idée en tête ?
Non, l'idée c'était pas de faire un titre pour une compétition de football, mais j'adore les choeurs comme ça. (Il chante le début de "Bad Romance") En fait, c'est ce genre de chansons qui me parle et qui parle aux gens.

Justement, on connait tes chansons, mais on ne connait pas trop tes goûts musicaux. Tu écoutes quoi en ce moment ?
Mmmm. J'aime tout. Mais il faut que ce soit mélodieux, que quelque chose m'attrape. J'aime les classiques comme Stevie Wonder, Bob Dylan, Bruce Springsteen, les Rolling Stones, Iron Maiden. Il y a tellement de bonnes chansons. En ce moment, j'adore "7 Years" de Lukas Graham. (Il chante) C'est vraiment de la bonne musique. Il y a un truc qui se passe !

Et toi qui as travaillé avec des artistes français, tu écoutes un peu de musique française ?
Je ne suis pas venu en France depuis un petit moment donc non, pas vraiment. Je connais Tal.

Tu connais Christine and the Queens ?
Non, mais j'adorerais connaître ! Elle est géniale ?

« J'adore Maître Gims »
Oui, vraiment ! Elle a fait une tournée aux Etats-Unis, elle cartonne au Royaume-Uni. Elle porte un costume, c'est à la fois musical et très visuel...
(Il note son nom dans un bloc-notes sur son téléphone portable) Tu sais quoi ? Je crois que je la connais. Quand je cherchais une chanteuse pour "Don't You Need Somebody", je crois qu'on m'a parlé d'elle ! J'étais en discussions avec Dua Lipa aussi. Ah et j'ai oublié mais j'adore Maître Gims aussi.

Tu pourrais travailler avec Maître Gims ?
Oui... (Il sourit)

Ah, c'est en train de se faire !
Peut-être... (Il éclate de rire)

J'ai entendu dire que tu devais faire un album pour Florent Pagny...
Oui, on ne l'a jamais fait finalement... Mais je l'adore. C'était vraiment une question de planning. J'étais là pendant que lui était ici. Ce n'est à cause de rien d'autre que le timing ! Mais ça ne veut pas dire qu'on ne le fera pas. Je pense que ce serait génial de faire un truc ensemble. Je suis un grand fan de Florent Pagny !

« Ce qui me motive ? L'amour de la musique »
Tu as travaillé avec JLo, Lady Gaga, Nicki Minaj, signé 40 tubes, gagné 2 Grammy Awards. Il y a encore des artistes avec qui tu aimerais travailler ?
Tu sais quoi, j'ai vraiment envie de travailler avec Stevie Wonder. Il faut que je le fasse. J'ai travaillé avec Michael Jackson, mais mon rêve ultime c'est Stevie Wonder. Deux types d'artistes me rendent dingues : les légendes et la nouvelle génération. Comme Serayah, Kaya Stewart, la fille de Dave Stewart, Roya, Dua Lipa... Avec Dua Lipa, on est en discussions. Espérons que ça se fasse.

Donc tu as encore plein de rêves à réaliser !
Oui, ce qui me motive c'est l'excitation et l'amour de la musique. Avec Enrique Iglesias, on a toujours ce genre de discussions. On se dit : "Wow on est toujours là en train de faire ce qu'on aime !". On s'amuse encore et toujours. J'adore ça. C'est génial de faire un tube, de voir l'impact qu'il a sur les gens...

Tu réalises le succès que tu as eu ?
Je réalise en partie... Mais heureusement avec ma personnalité, ça ne me monte pas à la tête. Je ne pense pas avoir changé. Bien sûr, tu changes sur des détails... Mais ça ne m'a pas changé en tant que personne. Je m'éclate toujours comme un gosse. Shaggy me disait encore il y a deux jours que dans un studio, je suis comme un gamin dans un magasin de bonbons ! (Rires) Ça me protège de me demander : "Est-ce que j'ai du succès ? Est-ce que ça ne marche pas ?". Tout ce qui compte c'est le moment présent et que tu t'éclates en studio.

Souvenez-vous de "Oui mais... non" de Mylène Farmer :



En France, on te connait aussi car tu as travaillé avec Mylène Farmer. Comment ça s'est fait ?
On s'est rencontrés à Cap Ferrat. C'était vraiment bien. Elle est vraiment sympa. Je n'ai pas pu passer beaucoup de temps avec elle, mais à partir du moment où nous nous sommes vus, c'était bien, il y avait de bonnes vibrations. Et c'est la seule raison qui me motive à travailler avec quelqu'un : les bonnes vibrations. S'il n'y a pas de bonnes vibrations, je ne le fais pas. Je suis comme ça. Ça doit être vrai, ça doit être cool.

"Oui mais... non" a été un tube. Tu aimerais retravailler avec elle ?
Pourquoi pas ! Bien sûr ! Il y a beaucoup de choses que j'ai envie de faire. Mais il faut juste trouver le temps ! Parfois, tu rencontres un artistes, comme Florent Pagny, tu te dis "On va faire ça et ça" et puis finalement, ça ne se fait pas. Parfois, il faut forcer le destin !

« Avec Gaga, je voulais trouver la prochaine Madonna »
Je ne peux pas rencontrer RedOne sans lui parler de Lady Gaga ! Qu'est-ce que ça fait de se dire qu'on a lancé la carrière mondiale d'une telle popstar ?
Je suis honoré... et heureux que ce soit arrivé ! (Rires) Je suis vraiment reconnaissant, parce que personne ne sait jamais vraiment comment ça va se passer. Même si toi tu sens qu'il y a quelque chose de spécial. Il faut juste donner le meilleur de soi-même, faire ce que tu aimes, avec tout ce que ça demande d'implications, de concessions. Tu ne peux pas prédire ! Le reste c'est au bon vouloir du monde, de Dieu...

Tu rêvais de cette explosion à l'international ?
Bien sûr ! C'était mon rêve et mon but ! Je me disais toujours que je voulais trouver la prochaine Madonna. Je te jure ! C'était mon rêve. Et il s'est réalisé !

En studio, quand tu étais avec Lady Gaga à cette époque, tu sentais que vous étiez en train de créer des tubes planétaires...
Ok ! Tu vois, dans un sens oui, car tu crois vraiment que ça peut être énorme. Mais en même temps, tu as l'habitude que des choses ne se concrétisent pas toujours comme tu le souhaites. Donc tu te dis : "Bon, allez, on croise les doigts !". Mais bien sûr quand les gens venaient au studio pour écouter les titres, ils étaient là : "Oh mon Dieu, c'est énorme !". C'est ce que nous ressentions aussi car on y croyait vraiment fort.

J'ai l'impression que ce qu'il s'est passé entre Lady Gaga et toi, cette alchimie musicale et créative, ça n'arrive qu'une fois dans une vie. Tu es d'accord ?
Ce que je peux dire que ça n'arrive pas si souvent ! (Sourire) Ce n'est pas quelque chose qui arrive tout le temps. J'ai eu beaucoup de numéros un avec d'autres artistes, mais ce qu'il s'est passé avec Gaga, c'était vraiment unique. Je pense que ça pourrait m'arriver encore. Peut-être... J'y crois. Mais tu ne peux pas savoir... Je travaille sur quelques projets avec des artistes où je me dis que ça pourrait se reproduire. Mais ça ne tient pas qu'à la musique en fait. Il y a d'autres facteurs à prendre en compte. Les étoiles doivent être alignées.

Souvenez-vous du clip de "Bad Romance" :



Tu as travaillé avec elle sur "The Fame" et "The Fame Monster", qui sont les disques préférés des fans...
Et les plus énormes ! J'en suis très fier.

Elle a cette carrière très intéressante maintenant...
Oui, c'est vrai...

« Lady Gaga va frapper fort »
Tout le monde sait que tu travailles à nouveau avec elle sur son prochain album...
On a fait huit chansons ensemble pour son album. Mais je ne sais pas si c'est la direction dans laquelle elle veut aller. Tu sais, les artistes grandissent, les choses arrivent dans leur vie alors ils ne veulent plus faire ci ou ça...

En termes de sons, c'est proche de "The Fame" ?
En fait, avec ces chansons, ce que j'ai essayé de faire c'est de garder ce que les fans attendent mais aussi ce qu'elle a envie de faire maintenant. C'est un mélange. Donc attendons de voir... De toute façon, je pense qu'elle va frapper fort, que ce soit avec moi ou avec d'autres. Je lui souhaite le meilleur, peu importe ce qu'elle fera.

Et donc tu ne sais toujours pas si une des huit chansons sera sur l'album, ou les huit d'ailleurs ? J'ai vu qu'elle travaillait avec tellement de monde...
Non, du tout. Personne ne sait. Je pense qu'elle-même ne sait pas encore... Oui, elle travaille avec pas mal de gens. Elle essaie de trouver le bon truc. On verra ce que ça donne !

« Le marketing est très important »
Est-ce qu'on a la pression quand on se retrouve en studio avec elle après avoir fait ces énormes hits comme "Poker Face" ou "Just Dance" ?
Je ne peux pas vraiment dire qu'on avait la pression quand on a fait ces huit titres. Bien sûr, il y en a un petit peu dans un cas comme celui-là... Mais le truc c'est que tu dois oublier tout le reste...

On ne se dit pas : "On a fait des titres tellement dingues que je ne peux pas faire mieux" ?
C'est marrant, je me souviens que j'avais cette même sensation à l'époque. "Poker Face" était devenu tellement énorme. On avait fait "LoveGame", "Just Dance", qui ont été numéros un. Et quand il a été question de faire la réédition "The Fame Monster", beaucoup de mes amis m'ont dit : "Tu ne pourras jamais refaire un truc aussi énorme que "Poker Face" !". (Rires) Je leur ai dit : "Je crois que je peux en fait !". Et on a fait "Bad Romance", et BOOM ! Ça a été encore plus fort.

Donc tout est possible...
La pression est là, mais ça n'affecte pas le travail. Quand tu es dedans, tu es dedans. Il y a deux jours, j'étais dans l'avion pour Madrid avec Cristiano Ronaldo et toute l'équipe. J'étais assis à côté de lui car on est vraiment amis. Et on parlait de plein de choses, et je lui ai dit : "Mais comment tu te sens quand tu dois marquer ton dernier penalty, et soit tu gagnes et c'est génial, mais si tu perds, tu perds le match et la Coupe et ce sera ta faute ?". (Rires) Il m'a dit : "Tu sais quoi ? Quand je vis un moment pareil, je ne pense absolument à rien. Je veux juste marquer". Quand j'y pense, je me dis que ça ressemble à l'enfer ce genre de situation ! (Rires) Mais finalement, c'est un peu la même chose pour moi. Les labels appellent : "Oh la la, il faut que ce soit énorme ! Blablabla". Je dis : "Oui oui, très bien". Mais quand je suis en studio, je suis un gosse. Je m'amuse, je crée. Bien sûr, je vérifie le "contrôle qualité", je sais si tel titre est bien ou pas, mais il faut s'amuser avant tout.

On a parlé de tes tubes mais parfois, c'est arrivé, certains titres n'ont pas fonctionné comme tu l'espérais. Tu as des regrets parfois en te disant que tu aurais dû faire différemment ?
Généralement, à 99%, quand je sors un titre, je suis satisfait du résultat. Il y a des choses que tu peux contrôler, d'autres pas. Et parmi ça, il y a tout ce qui est marketing. Ça dépend si les artistes sont une priorité ou pas. Tu dois avoir une bonne chanson mais tu dois aussi être soutenu. Moi, mon travail est fini, mais d'autres doivent à leur tour faire le leur.

« Avec Enrique, on se bat en studio ! »
Oui, toi tu ne peux pas gérer ça...
Si ça devient numéro un et que les gens en sont dingues à un endroit... En général, ma musique s'exporte et voyage bien. Si dans tel ou tel pays ils ne font pas leur travail, ça ne marche pas. Mais à chaque fois qu'on a soutenu un de mes titres, c'est devenu numéro un. Presque à chaque fois. "C'est la vie" de Khaled par exemple. Il a été numéro un en France, mais aussi en Suède ! Dans les pays qui n'ont pas soutenu le titre, bien sûr que ce n'est pas arrivé. Marc Anthony a adoré le titre et a voulu en faire une reprise. C'est devenu le plus gros tube de sa carrière ! "C'est la vie", c'est une chanson incroyable.

Si tu regardes en arrière...
Bien sûr qu'il y a des chansons qui sont moins magiques que d'autres...

Non j'allais évoquer un autre sujet en réalité... Quel est ton meilleur souvenir en studio avec un artiste ?
Il y en a tellement... Avec Enrique, c'est vraiment comme une télé-réalité quand on se retrouve en studio. Faudrait qu'on filme ça, les gens n'y croiraient pas tellement on est fous ! On se marre, on est comme des frères. C'est assez dingue. On se bat aussi ! Mais c'est toujours pour rire, il n'y a rien de méchant.

Et c'est comment de bosser avec son "frère" ? On peut lui dire les choses avec honnêteté sans que ça pose problème ?
Ah mais moi je suis toujours très honnête. Je ne peux pas mentir ! Je ne peux pas dire : "Ok c'est génial", si ce n'est pas bon ! C'est ta responsabilité. Moi, je dis ce que j'ai à dire. Je suis toujours sympa, je ne suis pas arrogant, je dis les choses de la meilleure façon possible. Et puis quand quelqu'un a une idée, je suis toujours ouvert, on peut essayer ! Si ça ne sonne pas bien, je le dis : "Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne direction, est-ce qu'on peut plutôt faire comme ça ?". Tu vois ?

« Un nouveau tube pour JLo »
Oui... Justement, récemment, dans une interview, Sia disait que ça avait été compliqué de travailler avec Katy Perry. Est-ce que ça t'est arrivé ce genre de situations où professionnellement ça ne marchait pas avec un artiste ?
Bien sûr que ça arrive. J'ai refuse parfois de travailler avec certains artistes au final. Car, tu sais, je suis quelqu'un de très positif, je donne toujours la chance aux gens. Mais si je sens que la personne en face n'est pas dans la bonne disposition, qu'elle n'est pas contente d'être là, je dis stop. C'est non ! Je veux m'amuser, prendre du plaisir. Si tu n'es pas content d'être ici, on peut devenir amis mais on ne bossera pas ensemble. En studio, il faut tout oublier et aimer ça. Il ne faut pas se la jouer, s'inventer une attitude, ça ne marche pas. Ou en tout cas, pas avec moi ! Souvent, les gens arrivent avec une certaine attitude et puis ils voient vite que je suis un mec normal, alors ils se détendent et redeviennent eux-mêmes et ça se passe bien. Et là on peut faire de la musique !

Et c'est quoi maintenant la suite, à part l'album qui arrive ? Des collaborations à venir ?
Oui ! Avec Enrique. Et Jennifer Lopez, peut-être. On essaie de faire un prochain tube... J'ai quelque chose. Je ne lui ai pas joué encore. J'ai eu une idée... Et je pense que ça peut être assez énorme. Elle attend que je lui fasse écouter. Après bien sûr, Gaga, et quelques autres...

Julien GONCALVES

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