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Interview
dimanche 16 mai 2021 12:39

Melody Gardot en interview : "Les gens me disent que cet album leur fait du bien"

Melody Gardot cartonne actuellement avec son album "Sunset in The Blue", certifié or. Avant de reprendre la route pour quelques concerts cet été, la chanteuse s’est confiée à Pure Charts sur son histoire d'amour avec la France, la conception à distance de son disque et son statut de diva du jazz. Confidences !
Crédits photo : DR
Propos recueillis par Théau Berthelot.

Tout d'abord félicitations car votre album a récemment été certifié disque d'or en France !
Merci beaucoup ! Comme toujours, ça me touche ! Je n'oublie jamais mes racines et le fait que quand j'ai commencé à faire de la musique, c'était une thérapie. Je faisais ça pour moi, je n'ai jamais attendu que quelqu'un aille écouter ma voix ou mes musiques. Depuis le début, je suis totalement bluffée par ça. Alors, quand il y a quelque chose comme ça en ce moment, surtout dans un pays comme la France que j'aime tellement, ça me touche énormément ! C'est comme un câlin... et comme on n'a pas le droit d'en faire en ce moment, ça me touche beaucoup. (Sourire)

« L'art est là pour nous toucher, c'est très important dans la vie »
C'est de plus en plus rare pour un album de jazz de rencontrer le succès, dans un monde où le rap et la pop dominent !
C'est vrai ! C'est intéressant car tout le monde dit que je fais du jazz mais la seule raison pour laquelle je suis "jazz", c'est dans les propositions. Le jazz, ça me bluffe comme catégorie car ce n'est pas comme si je ne chantais que des standards dans un club ou un bar. Je pense être plutôt une écrivaine et ça me permet de faire des choses à gauche à droite, comme ce qu'on a fait avec Sting. Ce que j'aime bien, c'est que c'est de la musique, point final. C'est une manière d'exprimer tous nos sentiments, de faire des collaborations avec d'autres artistes comme Matthieu Chedid, Ibrahim Maalouf ou même un accordéoniste dans la rue. Peu importe, c'est ça qui me plaît : le fait de communiquer avec les gens grâce à la musique.

On sent que les gens ont besoin de musique en ce moment...
Je ne sais pas comment vous trouvez cette situation mais comme on est toujours à la maison, j'ai de la musique qui tourne presque tout le temps, parce qu'on ne peut pas sortir aller voir d'autres choses. Quand j'ai certaines émotions, je me cale sur certaines musiques qui me permettent de me sentir mieux. Par exemple, si je suis en train de cuisiner ou de faire du sport, j'ai une playlist pour chaque occasion. J'ai des musiques qui me donnent de la motivation ou des émotions. J'écoute beaucoup plus de musique que d'habitude, et peut-être que les gens aussi. C'est tellement difficile de penser que le secteur a pris une claque énorme, pas seulement dans la musique mais aussi dans les arts : les danseurs, les photographes, les peintres... L'art est là pour nous toucher, et c'est très important dans la vie. C'est très dur en ce moment de ne pas avoir cette expérience que nous avions d'habitude, afin de pouvoir plonger dans nos émotions. Ça nous donne la permission de sentir des choses que l'on n'a pas le droit de sentir quand on travaille de 9 heures jusqu'à 5 heures du soir. L'art et la musique sont très très importants, et j'ai hâte qu'on puisse relancer cette expérience.



« Paris, c'est l'art »
Au fil des années, vous avez un public français toujours fidèle : comment vous l'expliquez ?
Je ne peux pas l'expliquer ! Mais c'est quelque chose de vraiment réciproque car ils m'aiment autant que je les aime !

Vous vivez aussi en partie en Paris : qu'aimez-vous autant dans cette ville ?
Le bruit des bicyclettes et des trottinettes. (Rires) Depuis longtemps, j'ai ressenti le besoin de passer beaucoup plus de temps en France, mais j'en n'ai jamais eu l'opportunité car on était tout le temps en tournée. Finalement, quand j'ai eu une petite pause il y a deux ans, j'ai essayé de rester plus longtemps à Paris. En tant qu'écrivaine, il y a beaucoup de cafés... Ça a un peu changé aujourd'hui mais quand vous vous baladez vers Saint-Germain-des-Prés, il y avait des clubs de jazz, pas mal de cinémas. Il y a aussi beaucoup d'histoire dans ces rues, beaucoup plus qu'aux Etats-Unis. Je me suis souvent posée sur l'île Saint-Louis pour regarder la Seine. Parfois, il y a le bruit des gens derrière moi, mais la vie reste simple. Surtout, vous avez la possibilité de sortir et c'est quelque chose de si simple et de si beau. Cette culture-là n'est pas dans chaque ville. Dans certains coins, il y a des moments où tu peux te sentir comme un poète. Tu peux même rencontrer des personnages dans la rue qui semblent tout droit sortis d'un roman de Dickens ! Il y a les bouquinistes, les cabarets, les restaurants... Il y a une romance dans cette poésie de vie, qui n'est pas toujours facile, mais qui vient de loin. Avec les restaurants et les chefs qui sont si créatifs, j'ai aussi parfois l'impression de manger l'art. C'est une sensation que l'on n'a pas eu depuis plus d'un an. Paris c'est ça : l'art ! Et il y a des artistes partout, même chez les charpentiers !

« Il y a plein d'amour et de positivité dans cet album »
Revenons sur l'album "Sunset in the Blue" : comment est-il né ?
C'était une naissance difficile. C'était totalement "ouf of the blue" dans le sens où ça venait de nulle part ; ce qui est amusant car l'album s'appelle "Sunset in the Blue". On était en train de faire un album et le but était de faire quelque chose de plus orchestral. Ça faisait deux ans que je tournais avec un orchestre philharmonique ou un petit quartet donc j'avais envie de continuer dans cette idée. C'est à ce moment-là qu'on a voulu aller dans cette direction et au fur et à mesure, on a fait une cinquantaine de chansons, dont des standards. Bizarrement, cet album n'était pas comme "Currency of a Man" mais c'était une naissance totalement naturelle. C'est comme si on essayait de faire un bébé et au moment de la grossesse, tout est devenu plus simple. Et petit à petit, on a su dans quelle direction aller. Au final, ce n'était pas un album très compliqué à réaliser mais il y a eu le Covid et tout s'est fermé d'un coup. Le moment où on a fait "From Paris With Love", où on a arrangé et enregistré à Abbey Road, la façon dont on enregistrait les cordes... On n'était jamais sûrs de rien mais il y a plein d'amour dans cet album. Et ce qui est cool, c'est que cet album a mille fois plus d'âme que si on l'avait fait comme d'habitude. C'est peut-être pour ça que cet album a un autre type de feeling que les précédents. Le son n'est pas le même qu'un album standard mais il y avait tellement d'amour, de positivité, d'âme... Tout le monde était positif, même quand c'était difficile, et ça l'était !

Il est sorti cinq ans après le précédent, c'est plutôt long dans l'industrie. Pourquoi avoir pris tant de temps à revenir ?
En fait, j'ai sorti en 2018 l'album "Live in Europe". C'était sublime car c'était une façon de regarder en arrière sur tout ce qu'on a fait pendant 10 ans. On a eu la possibilité de faire un DVD à l'Olympia mais je me suis dit qu'on avait tellement avancé avec cette musique, qu'on a construit et sorti cet album. Donc ce n'était pas comme si j'étais en train de rester assise à ne rien faire. (Rires) C'était énormément de boulot ! J'ai trouvé ça cool de faire un live parce qu'on avait le bon matériel pour redonner au public ce qu'il a eu comme expérience. Ça donne la possibilité, en tant qu'artiste, de regarder tout ce qu'on a fait et de décider de la prochaine direction à prendre.



Il y a un morceau particulier sur l'album, "From Paris With Love". Pouvez-vous nous raconter son histoire ?
L'idée était totalement folle. C'était au moment où tout commençait à fermer. On a commencé par faire les "base tracks", c'est-à-dire basse, batterie, guitare, et on était censé aller en studio pour enregistrer l'orchestre. A ce moment, j'ai passé du temps à parler avec plein de musiciens sans boulot et sans possibilité d'en avoir dans un avenir proche. Je me suis dit qu'il fallait trouver une manière de faire bosser ces gens-là. Récemment, il y a un article qui est sorti sur un chanteur d'opéra obligé de livrer des pizzas, mais c'est exactement ça ! Les musiciens sont des athlètes, particulièrement dans la philharmonie car ils doivent pratiquer tout le temps et on devient meilleur avec les années. C'est pas comme si on était des génies à 5 ans ! Bien sûr, on a du talent mais il faut s'entraîner pour ça. Alors si on met ce silence assourdissant dans les bras de ces musiciens athlètes en leur disant qu'ils n'ont plus le droit de jouer, que vont-ils faire ? Le meilleur des meilleurs va devenir pas si bon. On a fait ça avec des musiciens classiques du monde entier. C'est totalement fou cet orchestre digital mondial : ils viennent de Corée, de France, du Brésil, de New York... Chaque musicien a joué de chez lui et on a ensuite tout assemblé. C'était difficile à faire mais c'est un beau message et on les a payé pour ça. Mais tous mes amis étaient déprimés, les musiciens classiques disent qu'on ne peut pas rester tout le temps à la maison et c'est pareil pour moi. J'ai besoin des autres, de voir les musiciens, sinon c'est comme si tu passais ton temps à parler tout seul. Tu deviens fou !

« La culture a pris une claque énorme en 2020 »
Enregistrer à distance, ça a été dur ou ça a changé votre façon de travailler ?
J'ai une belle façon de répondre : c'était un challenge ! Pas seulement pour les musiciens mais aussi pour les ingénieurs du son. En anglais, on a une blague en musique qui dit "Where is the one ?". Quand il y a plein de musiciens, il faut toujours un chef d'orchestre pour les diriger. C'est la raison pour laquelle ils sont si importants. D'enregistrer cet orchestre sans un chef d'orchestre, ça aurait été difficile !

Sur l'album, vous chantez en anglais, en français et en portugais : j'ai l'impression que c'est une façon de nous faire voyager dans d'autres cultures, d'autres univers...
Tu sais pourquoi j'ai fait ça ? C'est parce qu'il y a des mots qui n'existent pas dans chaque langue pour exprimer comment tu te sens. Par exemple, certaines chansons sont en portugais parce que je parle de mon rapport au Brésil et mon ressenti était lié avec cette langue. Et ça, je ne pouvais pas l'exprimer en anglais. Ce que je cherche dans les langues, ce sont les couleurs. Il y a les prononciations qui jouent beaucoup là-dedans. Par exemple, un beijo, ça veut dire en portugais un baiser, a kiss. En anglais, dire ou chanter le mot "kiss", c'est dur parce que le K ou le S sont des lettres dures, mais de dire un beijo, ça fait comme une plume. Donc, c'est souvent un choix artistique en fonction des mélodies. Pour "C'est magnifique", je fais un mélange entre français, anglais et portugais parce que, justement, toutes ces sensations sont liées.



« Sting est un gentleman »
Vous partagez aussi le micro avec Sting sur "Little Something" : comment est né ce duo ?
Tu es très intéressé par la naissance des titres. (Rires) Au début, j'avais un petit projet avec le producteur Jen Jis et, quelques mois après, il est venu me voir en me disant qu'il avait une chanson qui serait bien pour moi. Il m'envoie le morceau, je l'écoute, et il me dit : "Ce serait un rêve total que tu fasses ce morceau avec Sting. Ça peut être tellement cool !". Je lui ai dit humblement : "Ah bon ? Tu veux vraiment le faire avec moi ? Ce serait pas mieux pour toi et ta poche d'aller voir Ariana Grande ?". (Rires) On a fait une petite démo pour tester et trouver le ton. Avec Sting, on était censés se croiser. Mais comme avec toutes mes histoires, elles se terminent avec le Covid. (Sourire) On ne pouvait pas enregistrer ensemble donc on a fait tout cela à distance. C'était une expérience très curieuse. Quand tu es bassiste ou batteur, tu peux le faire plus facilement, mais quand c'est un duo, il y a tellement d'émotions... J'ai même l'habitude de partager le micro avec la personne avec qui je chante donc de faire ça à distance, c'était comme du ping pong... Ça a pris des mois et on ne s'est jamais croisés. Quand c'est arrivé, c'était en Toscane, en septembre-octobre dernier. On a chanté ensemble et on a vu que ça fonctionnait parfaitement. C'était amusant et vraiment un rêve car j'écoute Sting depuis que je suis toute petite. C'est un gentleman et en tant qu'écrivaine, je trouve que c'est un génie dans la façon dont il raconte des histoires.

Autre rapport avec la France, vous collaborez également avec Ibrahim Maalouf !
Il est incroyable ! Ça fait un petit moment qu'on se connait et, à vrai dire, j'avais envie de faire des versions de certaines chansons de cet album juste en trio parce que ce son de trio était dingue. J'ai appelé Ibrahim parce que je rêvais de lui sur ce morceau ["Love Song", ndlr] et il a adoré. On a fait pas mal de collaborations ensemble et je serai avec lui le 16 juin pour faire un festival. On est devenus des potes musicaux, il a un talent de dingue, c'est un génie et il a tellement de flexibilité. Si tu tends bien l'oreille, tu as l'impression d'entendre Miles Davis sur ce morceau. C'était un rêve et c'était une chance de pouvoir le réaliser.

« Serge Gainsbourg était un poète, un homme simple »
Il y a d'autres artistes français avec qui vous aimeriez collaborer ?
Oui pourquoi pas ! Tu sais, je suis très très ouverte et pour moi, ce qui est important, c'est moins les artistes que la musique. Parfois, on a l'idée de faire quelque chose. Quelqu'un a envie de faire ci, et l'autre de faire ça... On n'a pas toujours la même sensibilité au même moment, sachant qu'il y a beaucoup de gens avec beaucoup de talent. J'aime de plus en plus les collaborations car on peut faire des choses totalement inattendues. Par exemple, quand André Manoukian m'a contacté pour reprendre "La javanaise", j'ai accepté mais c'était littéralement l'histoire d'une semaine. C'était libre comme l'air. Parfois, il n'y a pas de pourquoi ni de comment, c'est juste un croisement entre deux univers. Tout ce que nous faisons en tant qu'artiste, c'est un peu comme les peintres : si on décide faire quelque chose avec quelqu'un d'autre, ça va rester. C'est cool de créer des choses ensemble et je ne veux pas avoir de limites au niveau des collaborations.

Vous venez d'en parler, vous avez récemment repris "La javanaise" pour un album hommage à Serge Gainsbourg par André Manoukian. Que représente Gainsbourg pour vous ?
C'est un des meilleurs, c'est un écrivain génial ! Comme je suis en train d'apprendre de plus en plus le français, afin d'améliorer mon vocabulaire, je commence à me plonger dans la poésie, dans la littérature, comme par exemple une version de "Candide" en anglais et français. J'ai beaucoup de respect pour les mots et pour des artistes comme Brel ou Nougaro. Avec Gainsbourg, je commence à comprendre la langue qu'il utilise car il avait une certaine manière d'utiliser les mots. C'est cool et tellement bénéfique pour moi de plonger dans ce monde car c'est comme si je lisais un livre et qu'après je comprends comment les histoires sont nées. André Manoukian a été si gentil de m'expliquer comment cette chanson était née et c'était complètement dingue. Gainsbourg était un homme simple, un poète un peu dans la misère parce qu'il regarde le monde d'une façon un peu mitigée. Je ne l'ai pas connu mais il me donne l'air d'avoir ce petit snobisme qu'il faut pour avoir une attitude et de l'humanité pour être un artiste.



Vu que vous vous appelez Melody, ça aurait été un beau clin d'oeil de reprendre "Melody Nelson" !
(Elle éclate de rire) Bien sûr ! J'ai eu l'idée de faire quelque chose avec Jane Birkin, de faire une mélodie avec Melody. C'est la première chanson que j'ai écouté de Gainsbourg et quand il chante "Ah ! ma Mélody", je suis tombée par terre. (Rires)

On vous définit souvent comme la "diva du jazz" : c'est quelque chose qui vous plaît ?
Je n'y fais pas vraiment attention, pour être honnête. Mon but dans ce monde, c'est de transmettre des émotions pour que les gens puissent se sentir mieux ou plus se connecter à ce qu'ils font. La musique nous donne cette possibilité et je suis tellement heureuse d'avoir cette chance parce qu'elle est inouïe. Jamais je ne m'imaginais dans cette position, je prends les choses au sérieux et je fais le boulot qu'il faut pour toujours donner une bonne expérience au public. Et le public, c'est tout le monde : toi, moi, ma mère, mes amis... Peu importe que nous soyons dans un café ou sur scène, nous cherchons surtout une connexion humaine. On cherche à donner une fenêtre aux gens, leur permettre de respirer et de plonger dans des émotions. "Diva", je ne sais pas parce que ça a souvent une connotation négative. Moi je reste très simple.

« Je fais 4 concerts cet été. Normalement, j'en fais 40 »
Je pense que quand les gens pensent "diva du jazz", c'est plus au sens de grande voix...
Ça aussi c'est totalement inattendu ! Pour moi, les grandes chanteuses, ce sont les Mariah Carey, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin... Elles font un travail de dingue, c'est comme si elles venaient d'une autre planète. Moi, je raconte des histoires, un peu comme Neil Young ou Willie Nelson. Je ne vois vraiment pas ce que j'ai d'autre dans la voix que de l'émotion. Ce n'est pas une voix qui peut faire de grandes choses, je ne suis pas une gymnaste non plus, mais je l'accepte et je le comprends. Je suis tellement heureuse d'avoir la possibilité de toucher ne serait-ce qu'une seule personne. Et ce ne peut pas être ma mère. (Rires) J'ai une chance inouïe et j'espère qu'à l'avenir, on aura la possibilité de continuer tout ça car ça a vraiment été la pire année de tous les temps pour la culture.

J'imagine que la scène vous manque énormément : quand comptez-vous reprendre les concerts ?
On espère très bientôt ! Pour l'instant, on a quelques dates de prévues en juin et juillet à La Défense, Lyon, Istres et Juan Les Pins, qui était programmées l'année dernière. C'est cool d'avoir ces 4 dates mais normalement on en a 40 ou 50. Et comme je suis quelqu'un qui n'aime pas trop la plage, je ne sais pas trop ce que je vais faire de mes journées. (Rires)

Vous avez profité de ces derniers mois pour commencer à préparer un nouvel album ?
Totalement ! En fait, je ne sais même pas ce qui va sortir en premier car il y a tellement de petites choses que nous sommes en train de faire, et j'espère que ça va continuer. C'est motivant d'avoir des gens autour de nous. Ceux qui avaient le moins peur sont venus à la maison pour faire quelques petites choses, des maquettes... Parce que c'est vrai que cet album "Sunset in the Blue" va être le seul pour lequel on n'a pas eu l'opportunité de faire une tournée. On a que 3-4 dates, mais si on essaie de refaire les mêmes chansons l'été prochain [en 2022, ndlr], ce sera fini, un peu passé. Je ne sais pas si les gens seront intéressés d'entendre ça car ce sera une autre émotion, un autre moment. Mais ce qui est cool, c'est que cette émotion a permis de soulager pas mal de monde. Les gens nous ont dit qu'ils trouvaient l'album relaxant, qui leur a fait du bien. Comme en ce moment, il y a beaucoup de stress et de tension, c'est quand même cool d'avoir sorti quelque chose fait du bien pour les autres. Peut-être que ce sera totalement nul sur scène parce que ce sera trop calme? (Rires) Je ne peux pas deviner ce qui va nous attendre. Il faut juste essayer de rester positif, créatif et garder l'espoir malgré cette situation très difficile pour tous.
Théau BERTHELOT
Pour en savoir plus, visitez melodygardot.com.
Ecoutez et/ou téléchargez la discographie de Melody Gardot sur Pure Charts.
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