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Interview
samedi 09 novembre 2019 13:41

Gavin James en interview : "Quand j'écris une chanson, ça doit venir du coeur"

Sa voix d'or a conquis la France. A l'occasion d'un concert à Paris, Pure Charts a pu rencontrer Gavin James, nommé aux NRJ Music Awards, pour parler de son deuxième album "Only Ticket Home", son duo "Always" avec Philippine, son coeur de romantique et Bruce Springsteen.
Crédits photo : Believe
Propos recueillis par Yohann Ruelle.

Comment se passe ta tournée ?
C'est génial. On visite beaucoup plus d'endroits en Europe, cette fois. On a joué en Suisse, en Suède, au Danemark, en France bien sûr, en Allemagne... Auparavant on a sillonné la côte ouest des Etats-Unis, puis la cote ouest, Los Angeles, etc. En résumé, c'est une super aventure.

Qu'est-ce que tu préfères dans ce voyage autour du monde ?
Pouvoir manger toutes sortes de poulet ! (Rires) Il y en a tellement. Surtout aux Etats-Unis, c'est fou. Mais quand je viens en France, je suis plutôt fromage et vin. Beaucoup de fromage. J'essaie de respecter vos traditions ! Et puis j'adore monter sur scène devant les gens, bien sûr. Le public est de plus en plus nombreux, il connaît les chansons par coeur à peine quand elles sortent.

« J'ai failli perdre ma voix »
C'est facile pour toi de t’acclimater à ce rythme intense : les concerts, les déplacements, la promo... ?
(Il fait la grimace et éclate de rire) Non, j'adore ça ! Je suis très à l'aise avec cette vie. Je n'aime pas trop rester inactif. Je préfère être en mouvement et bien occupé. C'est pour cette raison qu'on est en tournée non-stop. Trois jours de show, un jour off, cinq jours de concert... Et encore, je fais en sorte de rentrer à Londres pendant mes jours de congés pour enregistrer des morceaux en studio ! C'est beaucoup de boulot mais beaucoup de plaisir. J'ai avec moi un bon petit groupe de musiciens et amis, tu as rencontré tout le monde quand tu es arrivé ici, non ? C'est comme si j'amenais partout avec moi ma maison.

Quand trouves-tu le temps de te reposer ?
Jamais. (Rires) Mais c'est de loin la tournée la plus saine que j'ai faite, je t'assure ! Je bois de l'eau et je mange des fruits, alors qu'avant je me faisais toujours embrigadé pour aller boire une bière après les concerts. Cette fois-ci, j'ai mis le holà. Pas d'alcool. Et ça marche, regarde : il y a quelques mois je ne pouvais absolument pas rentrer dans ce jean !

Tu as un coach pour t'aider à te maintenir en forme ?
Non. J'ai juste abandonné la bière, c'est déjà bien assez ! Je suis irlandais je te rappelle, je le vis comme un crève-coeur. J'ai stoppé les sodas aussi. C'était une très mauvaise habitude. Maintenant je prends bien soin de ma voix, car j'ai failli la perdre à Noël dernier, juste avant le début de la tournée. J'étais désemparé. Je n'ai pas parlé pendant des jours et des jours, j'ai prié fort et heureusement elle est revenue. Je suis un garçon sage, désormais. (Sourire)

« J'ai travaillé dur pour en arriver là »
Tes chansons cumulent des centaines de millions d'écoutes sur les plateformes. Le succès, ça rassure ?
Je ne sais pas. Des scores comme ça, c'est incroyable ! Ma mère utilise beaucoup Spotify donc il est possible que ce soit son oeuvre. (Rires) En vrai, je ne me suis jamais fixé d'objectif en tant qu'artiste. De mon point de vue, c'est la meilleure façon de procéder car comme ça, je suis constamment surpris de ce qui m'arrive. J'ai toujours donné le meilleur de moi-même alors de pouvoir donner des shows comme ici, à Paris, c'est fou ! J'ai commencé à Dublin dans des petits bars avant de faire des concerts en mon propre nom, avec 10 ou 20 personnes dans le public. Et puis ils étaient 300, 500, plus de mille et maintenant il m'arrive de remplir des salles de 15.000 places. J'ai travaillé dur pour en arriver là donc je savoure chaque moment.

Regardez le clip "Glow" :



Quelle est ta relation avec la France ? Tu viens ici souvent j'ai l'impression, je t'avais vu à la Maroquinerie il y a trois ans.
Oh, tu étais là ? J'ai un super bon souvenir de ce concert ! Le groupe qui avait ouvert pour nous, Sarloos, était notre première partie à l'Elysée Montmartre en début d'année. J'adore la France. J'ai même appris un peu le français quand j'étais à l'école. J'avais le choix entre le français et l'allemand, mais votre langue paraissait plus jolie. J'étais plutôt bon d'ailleurs, mais dès que j'ai quitté le collège, j'ai tout oublié. Quand je reviens ici, j'ai parfois quelques brides qui me reviennent.

« J'ai un peu appris le français à l'école »
On peut continuer l'interview en français si tu veux !
(En français, avec un accent irlandais à couper au couteau) Oui euh... Je suis roux. Je m'appelle Gavin, j'habite à Dublin. Voulez-vous chanter avec moi ? Tout le monde ! (Il repasse à l'anglais) Voilà ce que ça donne. C'est un bon début déjà, non ? J'adore la chanson "La vie en rose" d'Edith Piaf. (Il entonne) « Quand il me prend dans ses bras, je lui parle tout bas »... J'aime bien la chanter sur scène.

Ton deuxième album "Only Ticket Home" reste personnel dans l'écriture mais s'avère plus radiophonique à l'écoute de titres comme "Hearts on Fire" ou "Glow". C'était voulu ?
Oui, je voulais même en mettre plus dans l'album mais paradoxalement, je voulais aussi moins d'instruments. Sur le premier album, je n'étais pas sûr de savoir comment produire une chanson, ce que je devais faire, ce que je devais jouer. Tous les morceaux étaient d'abord sortis sur un album live enregistré dans un pub à Dublin, intitulé "Live at Whelans". C'est difficile de proposer une version studio d'une chanson que tu as déjà joué des centaines de fois ! Là c'était plus facile : j'ai tout écrit durant la période de Noël et on a tout enregistré en janvier. Je n'ai pas eu l'occasion de les chanter jusqu'à ce que mort s'ensuive. (Sourire) J'étais libéré de tout stress. On a commencé par "Always", au piano. Puis "Faces". Des chansons plus épurées mais avec plus d'ampleur, tout simplement car elles ont eu plus d'espace dans le processus de création. On n'était que deux en studio, mon amie Ollie Green et moi. C'était très relax.

Ça te frustre quand certains de tes titres comme "Nervous" connaissent le succès grâce à son remix ?
Non ! C'est super. Ça permet à des gens qui ne seraient peut-être pas venus m'écouter de découvrir ma voix et d'accéder à ma musique. Mark McCabe, qui a produit le remix de "Nervous", est en plus un très bon ami. C'est vrai que la première fois que je l'ai entendu, j'ai été surpris. J'étais à Las Vegas, je ne m'y attendais pas du tout ! Ce morceau n'était pas fait pour passer en radio, il n'aurait jamais pu : il est trop lent, à mon sens. Mais il en a fait une relecture qui a permis ça. Cette version est géniale.




Beaucoup de tes chansons parlent d'amour. Tu es un incorrigible romantique ?
J'ai une petite amie depuis trois ans et tout se passe à merveille. Ça joue un peu ! Les histoires que je raconte dans cet album, elles parlent de notre rencontre, des erreurs qu'on peut commettre, elles sont aussi arrivées à des membres de ma famille, des amis... Tout l'album, pour résumé, évoque le manque ce qui est notre maison. Et elle en fait évidemment partie.

« Quand je parle de moi, je parle de tout le monde »
Ça t'arrive d'hésiter à parler de sujets aussi personnels ?
Pas vraiment. Si je n'écrivais pas sur des expériences réelles, je perdrais toute authenticité. Je suis incapable d'écrire une chanson sur une histoire fabriquée de toutes pièces. Quand j'écris une chanson, ça doit venir du coeur. Tout le monde traverse les mêmes épreuves, tout le monde a déjà eu une peine de coeur. Quand je parle de moi, je parle de tout le monde.

Tu as décroché un hit en France cette année avec "Always", ré-enregistré en duo avec la chanteuse Philippine. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
J'ai entendu une de ses chansons, "Sors de ma tête". Sa voix est tellement belle ! Je cherchais quelqu'un pour faire une version française de ma chanson et on me l'a présentée. Elle m'a envoyée une démo faite avec son téléphone, comme ça. Son téléphone ! Et c'était incroyable. Alors je l'ai invitée à Londres et on a fait ce duo en une journée. C'était une belle journée, vraiment. Elle est adorable et très drôle. Elle m'a aidé à perfectionner mon français car je chante quelques phrases dans votre langue. J'adore le résultat.

Regardez le clip "Always" avec Philippine :



C'était un titre pensé comme un duo dès le départ ?
J'en avais l'idée. Et ma rencontre avec Philippine m'a prouvé que ça fonctionnait à la perfection. Peut-être que je vais pouvoir enregistrer une version en portugais, maintenant !

« J'ai commencé à travailler sur mon prochain album »
Si tu ne devais collaborer qu'avec une personne, ce serait qui ?
Une seule ? C'est cruel comme question ! Oh, je crois bien que ça serait... Oh mon dieu oui, Bruce Springsteen. Ce serait génial. Même de faire les choeurs pour Bruce Springsteen, une voix en écho, un sifflement, je serais partant ! Mais si l'on parle d'un vrai duo alors je choisirais Sigrid. Elle est incroyable.

As-tu déjà commencé à travailler sur ton prochain album ?
Oui ! J'ai plein de mémos sur mon téléphone, des enregistrements où je fredonne des bouts de paroles. C'est comme ça que je fonctionne. J'ai déjà une chanson de prête depuis des mois. On l'a enregistrée en même temps que le précédent album. C'est la meilleure que j'ai écrite ! Mais elle n'est pas tout à fait au point. Ça ne sonne pas terrible, pour être tout à fait franc. (Rires) Mais je vais la ré-enregistrer et elle sera sur le prochain disque. Elle sera parfaite pour l'été !
Yohann RUELLE
Retrouvez Gavin James sur son site officiel et sa page Facebook.
Écoutez et/ou téléchargez les titres de Gavin James sur Pure Charts !

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