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Mylène Farmer - Histoires de ... (Best-of)


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Il y a 17 heures, EnferAnimé a dit :

Désolé d'avance pour le pavé ? j'avais envie, comme ça, de rédiger mon "bilan", ce que je tire de la décennie 2010 qui s'achève en même temps que l'ère Désobéissance. Je veux parler de la décennie 2010 chez Mylène bien-sûr.

Je me dis que c'est un lieu d'échange, de partage entre fans, alors voilà, j'avais envie d'échanger cela avec vous.

 

L’ère Désobéissance se termine, et avec elle, la décennie 2010, une nouvelle décennie dans la carrière de Mylène Farmer.

Une décennie plutôt prolifique pour la chanteuse qui nous a offert 4 albums studios (soit 49 nouvelles chansons), un best-of et des chansons hors album studio (soit 6 nouveaux titres), une tournée de 39 dates en 2013 et une résidence de 9 concerts à Paris en 2019, 19 nouveaux clips, des dessins et illustrations, un nouveau film, un livre de près de 100 photos inédites, la production et l’écriture pour une nouvelle chanteuse… La décennie 2010 ne m’aura pas laissé indifférent, comme pour beaucoup de fans de Mylène, j’ai été bousculé par certains choix artistiques, certains virages, certaines évolutions. Couronnée en 2012 par un NRJ Music Awards de diamant pour l’ensemble de sa carrière, la chanteuse a acquis depuis un statut d’icône plus que jamais renforcé par sa discrétion médiatique, l’indépendance artistique à toute épreuve dont elle semble jouir, et la volonté, pour moi, d’affirmer de plus en plus la primauté de Mylène Gautier sur Mylène Farmer.

Je suis toujours frappé, positivement, de constater que l’artiste veille, peut-être inconsciemment, à entretenir une certaine « chronologie » dans l’évolution de son personnage et de sa carrière.

L’album Bleu Noir, paru en 2010, est un événement fondateur qui ouvre une décennie de tous les paris et de toutes les émancipations pour Mylène. Ce premier album sans Boutonnat arrive à point nommé, il a permis d’enrichir l’univers musical de la chanteuse, aidée par les talents de Moby, RedOne et du groupe britannique Archive, de mener « seule » son projet qu’elle a assez bien défendu lors de ses interviews radios de l’époque. Ce projet nous a montré une Mylène plus simple, qui s’aventure dans de nouveaux sons, de nouvelles ambiances, et sa capacité à exister musicalement sans Laurent Boutonnat, son double-artistique depuis toujours. Malgré ses failles, une trop grande hétérogénéité, une impression parfois de brouillon, j’aime bien ce Bleu Noir, plus Noir que Bleu d’ailleurs, qui se savoure tranquillement une journée d’hiver, mention spéciale à 5 titres : Diabolique mon ange, Moi je veux, N’aie plus d’amertume, Light me up et le génial M’effondre qui s’est si bien révélé lors des derniers concerts.

S’en est suivi un best-of, intitulé 2001.2011, assez mal-aimé chez les fans, c’est vrai que le strict minimum en terme de marketing et d’implication artistique a engendré une compilation aux airs de disque-commande. Il n’empêche, cette compilation des singles de la décennie précédente nous montre les « talents » lithographiques de la chanteuse (initiée par David Lynch, chacun se fera son avis...), la première évolution musicale générale de la chanteuse « post-grande époque » (1984-2001, pour pas mal de fans), deux inédits qui ne resteront pas dans les annales… (surtout l’effroyable –mais culte- Be Me) et une superbe série de photos, pour la promotion du best-of, réalisée par Bruno Aveillan pour l’interview de Mylène sous forme d’abécédaire dans le magazine Citizen K.

L’album Monkey Me, sorti en 2012, marque les retrouvailles artistiques entre Mylène et Laurent Boutonnat, mais, avec le recul, c’est un sentiment de rejet qui s’est créé chez de nombreux fans à propos de ce 9e album studio. Certes, je trouve aussi les arrangements (certains) assez mauvais, voire fatigants, mais, comme tous les albums de Mylène, je ne peux m’empêcher d’y trouver des points positifs, et c’est un album qui, pour moi, conserve toute sa place dans la discographie. Au niveau de l’écriture, c’est pour moi le meilleur de la décennie, c’est ici que je la trouve peut-être la plus sincère, la plus touchante, une envie de se libérer quelque peu du personnage Farmer traditionnel, et c’est à ce jour le dernier témoignage musical commun entre Mylène et Laurent. Musicalement, c’est une autre histoire, même si Laurent se révèle toujours brillant dans les deux balades de la galette, et dans quelques titres qui sortent du lot comme Nuit d’hiver, A force de, Elle a dit. D’autres titres, comme A l’ombre, J’ai essayé de vivre, Tu ne le dis pas, même s’ils ne sont pas mauvais, souffrent d’une lourdeur dans les arrangements, une musique un peu trop brute et sans nuances, une impression d’épuisement auditif apparaît au bout d’un moment (impression insufflée par l’usage des fameux « pouet-pouet » klaxon et par un trop plein d’instruments synthétiques). Mais il n’empêche, cet album nous montre une Mylène plus humaine, avec de l’humour (Love Dance, un de mes guilty pleasures), et certains titres se détachent clairement pour moi, avant tout pour leur texte, je veux parler de Elle a dit, Tu ne le dis pas, J’ai essayé de vivre, Quand et le sublime Je te dis tout. Au bout d’une année 2013 où l’exploitation de Monkey Me a brillé par la quasi-absence médiatique de sa génitrice, la tournée Timeless 2013 démarre début septembre pour nous offrir, à ce jour, la dernière tournée de la chanteuse. Comme pour tout avec Mylène, les avis évoluent, changent, en fonction du moment, de l’humeur, du vécu. Les albums suivants ont, hélas pour Monkey Me à mon sens, dépoussiéré quelque peu l’univers Farmerien et Timeless a souffert d’une comparaison sans cesse faite avec l’électrique et exaltant Tour 2009. Je l’ai trouvée bien étrange cette tournée Timeless 2013, même si je me méfie de nos avis, ils n’étaient pas les mêmes, de mémoire, dans la salle, et quelques temps après. Dans la salle, le plaisir a bien souvent remplacé les manques et les attentes déçues ressenties quelques temps plus tard, ou entre deux concerts, en tout cas pour moi. La chanteuse s’est montrée plus distante lors de cette tournée, plus « mécanique », et pourtant, même si je partage cet avis avec du recul, je ne ressentais pas forcément cela lors des trois dates auxquelles j’ai assisté. J’ai eu l’impression qu’elle souhaitait offrir, plus qu’un show, un concert, avec plusieurs moments au pied-micro, simples avec les musiciens, à nous délivrer, dans une justesse parfois toute relative, ses messages. Malgré les défauts vocaux de cette tournée sur lesquels je ne reviendrai pas, car maints fois évoqués, je fus assez scotché par son interprétation de Diabolique mon ange. J’ai senti qu’elle en avait envie, qu’elle avait besoin, de défendre ce Bleu Noir. La rumeur dit que ce Timeless 2013 l’aurait épuisée, et que l’ambiance avec Boutonnat était mauvaise… réalité ou pure fantasme de fan, peu importe, elle restera pro jusqu’au bout, et nous livrera une interview remarquable de confessions et de pudeur (c’est assez rare pour le souligner), à Paris Match au début de la tournée. J’ai aimé le côté spatial de ce concert, son entrée en scène, cette superbe version de Je t’aime mélancolie, ces robots innovants et les supports qui ont suivi, avec de nombreux bonus techniques sur la conception du spectacle. J’ai regretté, toutefois, une setlist assez peu surprenante (concernant les premiers albums), une froideur assez palpable, la non-présentation des musiciens par Mylène (devenue hélas une habitude depuis 2009) et l’absence d’un décor en dur (qui est la mode apparemment, de nos jours, mais comme les modes m’indiffèrent, je ne me satisfais pas de cet « argument »). Avec ce spectacle, je pense qu’elle a achevé une certaine histoire du personnage Farmer, en s’échappant dans ce halo de fumée vertical après le dernier titre.

Le milieu de la décennie 2010 nous renvoie Mylène du fond de l’espace avec le « lumineux big-bang » (ainsi qualifié par Gala à l’époque) nommé Interstellaires, 10e album studio de la star. Exit Boutonnat, à nouveau, bonjour Martin Kierzsenbaum, producteur et compositeur américain, qui co-composera avec la chanteuse la quasi-totalité de l’album. Lumineux, aérien, léger mais toujours poétique, l’album est à l’image de sa très belle pochette : une bouffée d’air frais, une vague bienfaisante et une nouvelle évolution chez Mylène. Une nouvelle émancipation aussi, dont l’interview au JT de TF1 pour la sortie de l’album montre une Mylène assez bavarde, magnifique, visiblement heureuse, nous parler de l’envie d’ailleurs, de terrains vierges, de voyage vers l’inconnu. J’aime beaucoup ce disque, ses références cosmiques ici et là, ses tentatives funk sur C’est pas moi, ses guitares et ses ambiances sur Interstellaires, Love Song, son message d’espoir sur City Of Love. Je retiens aussi le sévère et mystérieux Pas d’access (quel dommage de ne pas l’avoir eu sur scène dernièrement...), l’envoûtant Voie lactée dont les refrains et son instrumentation m’ont fait ressentir des sensations inédites chez Farmer. La sortie, fin août 2015, du duo entre Mylène et Sting, Stolen Car, ne laissait rien présager de l’ambiance globale de l’album. Comme souvent chez Mylène, le premier single est en décalage avec l’identité musicale générale de l’album. The Avener a su apporter sa patte et sa modernité à ce titre, que je n'aime pas du tout dans sa version originale (à la base une chanson en solo de Sting parue en 2003), et Mylène d'ajouter sa touche sexy et so french. Malgré la pauvreté du texte, je pense qu’elle a eu raison de faire ce duo, qui lui a apporté une nouvelle collaboration et une nouvelle pierre à l’édifice, un petit moment de gloire à la télévision américaine chez Jimmy Fallon, et un live sur NBC (bon, il vaut ce qu’il vaut… mais c’est en live ! Et je le trouve pas si mal). Le voyage spatial se termine avec la 11e piste, Un jour ou l’autre, ou Mylène, comme toujours, a su m’atteindre avec ses aigus divins. Le texte est poignant, poétique, évoque ces « peintres de lumières » que nous sommes. Il me bouleverse. Cette chanson a vraiment pris, pour moi, une autre dimension avec sa merveilleuse interprétation en live, lors des concerts de juin 2019. Émouvante, touchante et juste, Un jour ou l’autre en live fut un des moments de grâce du dernier spectacle. Je regrette, pour cet album, une exploitation trop vite avortée, comme trop souvent chez Mylène depuis Bleu Noir, les deux/trois premiers mois concentrent l’essentiel de la promotion, puis, le néant, ou presque. Mais aussi, un sentiment de trop peu, pas assez de chansons, je l’aurais voulu encore plus audacieuse musicalement, textuellement surtout, même si ce sont plutôt des envies, plus que des reproches. Le très beau clip de City of Love aurait mérité une meilleure promotion, plutôt que cet incompréhensible featuring avec Shaggy, navet musical pour moi. Dommage, mais l’essentiel, c’est l’album, les chansons, finalement, ce qui existe. Elle aurait pu tout arrêter depuis déjà quelques années. Elle a choisi de poursuivre cette longue conversation entamée avec nous, ses fans, depuis plus de trente ans.

Autre idée que j’aurais aimé voir se faire jour, en complément de ce beau livre de photos inédites Fragile, sortie en mai 2015, ou Mylène apparaît dans diverses positions dans un univers dépouillé, argileux, intime. J’aurais bien aimé, pour appuyer ce projet, un album concept, logé au cœur du livre, avec des titres doux, mélancoliques, organiques, en rapport avec la fragilité des photos. De nombreuses chansons pour une parenthèse avant Interstellaires. Mais deux albums studios la même année, nous n’avons jamais vu ça. Et artistiquement, cela aurait-il fait sens ? Bref, c’est la subjectivité et l’amour du passionné qui parle, ici, avant tout.

Un changement de maison de disque plus tard, et ainsi, encore une nouvelle évolution dans sa carrière, on va d’abord retrouver notre Mylène au cinéma, début 2018, dans Ghostland, réalisé par Pascal Laugier (le papa du clip City of Love, bijou de poésie). J’imagine son excitation, elle, passionnée de cinéma, qui se rêvait actrice, de retrouver le cinéma 24 ans après la douloureuse aventure de Giorgino. Multi-récompensé au prestigieux festival de Gérardmer, Ghostland m’a plutôt plu, pour sa psychologie torturée, sa réalisation impeccable, et la prestation de Mylène, bien qu’assez faiblarde à mon goût, a été saluée. En tout cas, j’aime la voir oser, jouer madame tout le monde, même si ce rôle reste secondaire, c’est un plaisir et ça fait bizarre de la voir ainsi. Elle s’est donnée à fond pour ce rôle, et j’ai très envie de la revoir au cinéma désormais. Son aura et sa classe se sont une fois de plus illustrées lors de l’avant-première événement au Grand Rex, le 12 mars 2018.

Mais, en cette année 2018, c’est avec son nouvel et dernier album en date que Mylène m’a le plus surpris, voir déconcerté. Désobéissance, majoritairement composé par Feder, complété par des réalisations d’autres artistes, est une bombe lâchée en septembre 2018. Première bombe, Rolling Stone, a un effet net et très négatif chez moi. Je suis dans le rejet total, les premières semaines, et puis bon, on s’habitue, dominé par la subjectivité et surtout, par l’indulgence. Il n’empêche, à nouveau, elle ose. C’est un pavé dans la marre qui tranche radicalement avec tout ce qu’elle a fait auparavant. Je n’aime pas la chanson, du moins à l’époque, mais j’admets avoir été bien bousculé ! Deux passages TV plus tard et un JT, une deuxième bombe est lâchée, N’oublie pas, en duo avec la chanteuse LP. Je découvre ce titre lors de mon voyage aux Etats-Unis, j’ai aimé cette sensation, de suivre ce retour très progressif à 9000 km de la France. Hyper radiophonique, commercial mais pas sans saveur, ce titre aurait dû selon moi être un succès. Il me réconcilie musicalement avec ce retour, après la mauvaise surprise Rolling Stone. Une troisième bombe explose en août, on découvre la pochette du prochain album studio, le 11e, intitulé Désobéissance. Iconique, esthétique, réfléchie, toute en symbolique, cette pochette fera parler d’elle dans les médias, et c’est sans doute sa meilleure depuis des lustres. La décennie s’achève donc par cet album, lui-même tel un épilogue de la décennie de tous les paris, de toutes les évolutions. Froid, pointu ici et plus léger là, électronique, parfois sans âme et moins poétique peut-être, mais diablement efficace, nouveau, fascinant. Je suis assez impressionné par cette capacité qu’elle a à évoluer, parfois assez radicalement, tout en gardant un peu de son éclat, de son mystère, de sa patte. Je me souviens de cette écoute au casque, dans mon lit, de l’album intégral, lors de sa sortie. Bien aidé par des sentiments amoureux en ébullition pour celui qui allait devenir l’homme de ma vie à ce moment-là, l’expérience de Désobéissance au casque a fait naître chez moi quelques larmes de plaisirs et une sensation de délivrance. Je retiens les chansons Désobéissance, Sentimentale, Des larmes, Parler d’avenir, Get up girl, et le bouleversant et très aigu (pour mon plus grand plaisir) Retenir l’eau. Je suis moins convaincu par Rolling Stone, même si je la supporte assez bien aujourd’hui, je la trouve bien plus faible finalement que les autres productions de Feder sur le disque, mais aussi par les titres On a besoin d’y croire (je déteste la mélodie) et, surtout, par le titre Prière, une horreur pour moi, trop actuelle, trop d’aujourd’hui. Les clins d’œil à sa carrière passée disséminés dans tout l’album sont délicieux et nous rappelle au bon souvenir de sa collaboration avec Boutonnat. Toute cette ère est une réussite en terme d’imagerie, de supports, les photos et l’exploitation très longue de l’album (ce n’était plus arrivé depuis 10 ans) ne sont pas pour me déplaire. Les nombreuses interviews radios qu’elle a accordées, souvent intéressantes et où on sent la chanteuse plutôt à l’aise, contrastent positivement avec ce fiasco du JT de TF1 du 30 septembre 2018. J’ai regretté son attitude, trop perchée, à moitié en larmes, parlant peu de l’album au final (il faut aussi considérer la nullité des questions en face, je vous l’accorde bien volontiers). Les concerts qui ont suivi, enfin, ont clôt 30 ans de scène, et comble du symbolisme, Mylène termine le concert comme elle l’avait commencé en 1989, sur le magistral L’Horloge, poème de Baudelaire merveilleusement mis en musique par Laurent. Setlist parfaite, presque trop belle pour être vraie, avec le retour inespéré de Sans logique, la claque M’effondre, la claque Interstellaires, la claque Innamoramento, la claque Un jour ou l’autre… Sans parler des réorchestrations parfaites. Dommage qu’elle était, à nouveau, si froide, qu’un décor en dur manquait, que la salle ait été trop grande à mon goût… mais j’ai senti à nouveau son aura, du mieux vocalement, de la gravité et de la solennité. La dernière fois peut-être qu’on la voit sur scène, tous les signes et les symboles vont en ce sens, la rumeur voire l’hypothèse n’a jamais été si forte. Nous verrons bien.

Quand une artiste a pris une telle place (musicale, poétique, artistique) dans sa vie, et je parle pour moi, mais je pense que beaucoup de fans me comprendront, comment vouloir qu’elle s’arrête ?  à la fois « déjà », mais en même temps, « déjà » 35 ans de carrière. Qu'on ait aimé ou pas telle ou telle chose, cette décennie n'aura laissé aucun fan indifférent, elle fut déconcertante, parfois décevante, souvent intéressante, toujours passionnante. Pour la prochaine décennie, mon souhait, bien évidemment, c’est de continuer à vivre ces émotions, à travers de nouvelles chansons, de nouveaux projets, et pourquoi pas, la scène. Personne n’a la vérité, elle-même ne doit être sûre de rien. Dans tous les cas, je serai là, présent, à retrouver enfin peut-être un écho. Fan, jusqu’au bout ?

 

Merci d'avoir pris le temps de me lire !


Très beau résumé, juste, et bienveillant. Merci. 

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Quelque part, je préfère cette décennie à la précédente, best of "Les Mots" à part, tant j'ai trouvé la période 2005/2009 assez creuse. Je n'ai pas aimé plus que cela les albums "Avant que l'ombre" et "Point de suture" hormis quelques pépites, je n'aime que la sortie du concert de 2006, mais j'aime beaucoup l'énergie et l'audace de la tournée 2009. 

 

J'étais excessivement heureux qu'elle ose s'affranchir de Boutonnat musicalement, car je trouvais qu'on commençait à tourner vraiment en rond, surtout avec "Point de suture" : les mélodies étaient encore là, mais les arrangements commençaient à ne plus suivre, là où il était précurseur et intemporel à l'époque. Aimant Moby et Archive, c'était une heureuse surprise que de découvrir "Bleu Noir", qui fut longtemps dans mon top 3 (dépassé depuis par "Désobéissance" et un regain pour "Innamoramento"). J'aime surtout les pistes d'Archive et j'aurais bien aimé tout un album avec eux. L'imagerie est cependant atroce : coupe de cheveux qui ne lui va pas, clips insignifiants (hormis "Lonely Lisa" que j'aime beaucoup, très dans l'air du temps et qui fait passer cette horrible chanson). Malheureusement, préparation de tournée arrive, il faut renflouer les caisses, on limite l'exploitation à 3 extraits et on sort un best of qui ne sert à rien que faire de l'argent, avec deux inédits inécoutables (j'aime cependant "Du temps" quand je tombe dessus par hasard dans ma playlist).

Et là, l'horreur absolue, l'album "Monkey me". Un retour en arrière version Cascada. Je ne comprends pas ce qui leur est passé par la tête, alors qu'il y a de bonnes choses : des mélodies toujours imparables, un style farmerien, mais là, les arrangements montrent clairement que Boutonnat ne cherche plus l'intemporel, mais pense faire quelque chose de moderne et malheureusement, il en est resté là quand on écoute ce qu'il commet pour Julia. Je sauve toutefois quelques titres et le clip de "A l'ombre" pour son audace, où on retrouve une Mylène un brin malsaine qui ose jouer avec son image comme avant. Et la tournée, que j'ai beaucoup aimée.

"Interstellaires" a été une belle découverte pour moi. J'aime beaucoup cet album qui s'écoute sans aucun déplaisir (hormis "I want you..."), où on sent son implication comme au bon vieux temps et je me suis dit que Martin K allait devenir son nouveau Boutonnat tant on sentait une alchimie entre eux. Et retour à des clips ambitieux et une imagerie forte. Et patatras : Nègre quitte Universal, Mylène le suit et sa maman décède. Interruption de l'exploitation avec deux titres et demi. Un vrai gâchis, car il y avait du potentiel.

"Désobéissance" est son meilleur album pour moi depuis ouhlala. Il est dans mon top 3. J'aime tout, absolument tout. J'ai envie que Feder reviennne, il a fait un excellent travail et la voix de Mylène est suave comme jamais. Et j'ai adoré la résidence. Juste déçu par le film du concert et son absence de croustillades en bonus. Je trouve juste que les clips sont assez faibles et qu'elle fait un peu mémère tranquillou, alors qu'elle peut encore donner davantage, cf le film "Ghostland" avec sa très bonne prestation qui joue avec son image.

 

Une très bonne décennie pour moi.

Top 4 albums :

1 - Désobéissance

2 - Bleu Noir

3 - Interstellaires

4 - Monkey merde

 

Top 5 clips de cette ère :

1 - Lonely Lisa 

2 - City of love

3 - A l'ombre

4 - Stolen Car

5 - N'oublie pas

 

Top 10 des titres de cette ère :

1 - Diabolique mon ange

2 - Love song

3 - Get up girl

4 - Prière

5 - Leïla

6 - M'effondre

7 - Histoire de fesses

8 - Light me up

9 - Interstellaires

10 - A force de

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@Villon je partage ton avis et ta déception face au gâchis qu'a représenté l'exploitation vite torchée d'Interstellaires... Mais oui, il y avait sans doute des raisons... ça ne déplairait pas que Martin K revienne pour lui faire quelques titres (pas forcément un album entier).

 

Merci pour tes ressentis c'est très intéressant à lire !

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Il y a 4 heures, Villon a dit :

 

Top 10 des titres de cette ère :

1 - Diabolique mon ange

2 - Love song

3 - Get up girl

4 - Prière

5 - Leïla

6 - M'effondre

7 - Histoire de fesses

8 - Light me up

9 - Interstellaires

10 - A force de

 

Ça aurait fait un très bon album ! 

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Le post d'Enfer Animé méritait d'être dans le topic "Discographie". Là c'est dommage ça risque d'être balayé par " "l'actu" " du DVD.

 

Des années 2010 je retiendrais principalement l'album "Bleu Noir" qui a été un gros coup de coeur ( dans mon Top 3 Farmer) , mes deux concerts Timeless , la première partie de "Désobéissance", L'Horloge, Ghostland et le clip de City Of Love.

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Chouette nouvelle !

Mais cette édition exclusive sur le  site, c'est kitsch à mort. L'édition noire, standard, reste la plus jolie au final. Et globalement, le son serait meilleur sur des vinyls classiques.

M'enfin je crois pas que le but soir de s'offrir un son de qualité ^^

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il y a 58 minutes, WVWVWVW a dit :

Il est superbe en version marbre. Cet effet et les couleurs choisies collent parfaitement avec l'esthétique de la pochette. Et c'est tout ce qui compte pour que ce genre de produit soit réussi! 

 

Next please : Interstellaires et Les mots en picture.

 

Oui mais là y a un problème de maison de disque à ce stade non ? D'ailleurs toutes les ressorties s'arrêtent au live 96. Après y a rien de ressorti et c'est dommage pour certaines choses comme " l'âme stram gram " et sa B.O ou autres. 

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