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Nirvana - Discographie

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nirvana_071.jpg

Nirvana : 1987 - 1994

 

Hello.

 

M'intéressant de plus en plus à ce groupe et considérant aberrant le fait qu'aucun de mes prédécesseurs n'ait eu l'idée de se lancer dans un tel topic, vous me voyez heureux de lancer le sujet Nirvana - Discographie !

 

L'histoire du groupe prit fin le triste jour du 5 Avril 1994, date à laquelle le charismatique leader du groupe, Kurt Cobain mit fin à ses jours. Homme torturé, passionnant et bourré de talent, il est 18 ans après sa mort l'un des musiciens les plus célèbres et adulés dans le monde. Il est aussi perçu comme étant l'âme et le moteur de Nirvana.

 

Kurt-Cobain-travaillait-sur-un-album-solo-avant-de-mourir_portrait_w532.jpg

 

La Génèse d'un Groupe :

C'est à Aberdeen, une bourgade de 15 000 habitants dans l'Etat de Washington que naquit le groupe. Après un premier essai raté (fondation des Fecal Matter, très vite dissolu), Kurt Cobain se fait rejoindre par Krist Novoselic (basse) et Dale Crover (Batteur, qui changera maintes fois), se fonde alors Nirvana après plusieurs changements de pseudonymes.

 

Première maquette, mini-tournée :

Montés à Seattle où la scène Punk est très active, ils enregistrent une maquette qui retient l'attention du label Sub Pop avec comme single Love Buzz.

1 000 copies seront écoulés.

Le groupe part alors faire une mini-tournée de deux semaines en Van sur la côté Ouest. Rentrés, ils décident d'enregistrer ce qui sera leur premier vrai album...

 

Bleach :

L'album est bien reçu par la critique. Les rythmiques sont lourdes et puissantes, l'ensemble, d'une noirceur prononcé. L'album est inspiré par la jeunesse de Kurt Cobain (parents divorcés, ville morne). L'album eu un succès intimiste, Nirvana partit néanmoins en tournée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Aujourd'hui la chanson phare de l'album demeure About a Girl, inspiré par la relation de Kurt et sa petite copine de l'époque.

 

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Nevermind :

Dès début 1990, l'enregistrement du second album débute. C'est à ce moment que Nirvana trouva son dernier batteur, Dave Grohl. L'album sortit le 4 Septembre 1991. Plus orienté POP, il rencontra un succès monstre qui haussera le groupe à une popularité absolument innatendu. Le mouvement Grunge fit une entrée fracassante et le monde entier succomba au phénomène. Le premier single Smells like teen spirit y est pour quelque chose. Elue 9ème meilleur chanson de tout les temps, elle est reconnaissable dès les premiers riffs de guitares. C'est à ce moment là que Kurt Cobain commença à consommer de l'héroine.

Les autres titres célèbres de l'album sont Come as you are, Lithium, Breed, In Bloom et Something in the Way.

 

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La pochette de l'album, elle, demeure l'une des plus connues. On y voit un bébé nageur nu cherchant à attraper un billet de 1 dollar. Un mythe est né...

 

nirvana-nevermind.jpg

 

Post Nevermind :

Un an s'est écoulé depuis la sortie de Nevermind. Kurt Cobain s'est entre temps marié à la chanteuse du groupe Hole Courtney Love avec laquelle il eut une fille Frances Bean Farmer, née le 18 Aout 1992. Drogué, lassé par le succès de Nevermind et toute la folie qui s'est construit autour de Nirvana (Smells like teen spirit est vu comme l'hymne d'une génération), il prépare un album moins tourné vers le grand public, lui qui voulait avoir à nouveau l'anonymat.

 

In Utero :

Le troisième album du groupe sort le 21 Septembre 1993. Le son est plus brut, comme un retour aux sources. Intimiste, l'album parle de la période où Nirvana vécu le succès, des médias et de la pression vécue par Kurt Cobain. Les chanson célèbres de l'album sont Heart Shaped Box, Rape Me (qui créa une grande controverse) et All Apologies. L'album connu un grand succès critique et commercial, encore une fois.

 

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Unplugged in New-York :

C'est un album live enregistré en Novembre 1993 où Nirvana réinterprète ses chansons de manière acoustique. L'album sorta un an plus tard. Kurt Cobain reprend des chansons de Meats Puppets, groupe méconnu qu'il affectionne. L'album est très populaire auprès du grand public, montrant une facette du groupe qu'il ignorait, plus posé, plus réfléchie et surtout maîtrisée. La reprise de la chanson The man who sold the world de David Bowie est la plus connue aujourd'hui.

 

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La fin d'un groupe :

Plusieurs cures de désintoxication n'auront pas suffit à calmer les démons qui hantaient Kurt Cobain. Après une première tentative de suicide avec médicament, il mit fin à ses jours le 5 Avril 1994 avec un fusil. Ce sont des millions d'admirateurs qui en seront touchés. C'est la fin d'une histoire, le début d'une autre.

 

Nirvana, un groupe mythique :

Environ 70 millions d'albums sont vendus aujourd'hui à travers le monde et les jeunes générations n'ont de cesse de découvrir et de redécouvrir la musique de Nirvana. Des mélodies éternelles, des paroles touchantes et un tout mené par la main de Maître de Kurt Cobain, homme à la sensibilité exacerbé et au talent sur. Nirvana est à ce jour l'un des groupe les plus populaires qui soit et leur musique continue de toucher des millions de gens, indémodable, comme touchée par la grâce.

 

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A vos avis.

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Nirvana me touche par rapport à mon enfance, putain d'époque, mais objectivement Kurt n'avait quasi aucun talent de musicien. C'est du punk, zéro technique, et "Come as you are" étant un des plus gros plagiats du rock (bonjour Killing Joke)...

 

Le plus intéressant chez Nirvana réside dans les influences de Kurt, ses obsessions (bonjour Mrs La Vulve, le poids, l'apparence, la solitude), ses peintures, sa vie, la dichotomie gloire / rejet du showbiz...

Je développerai peut-être plus tard.

Mais Nevermind ne vaut pas grand-chose (un album pareil de la part d'un autre groupe serait moqué à un point...), là où Bleach et surtout In utero sont des classiques du genre.

 

Bonne idée de topic en tout cas. ;)

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Je plussoie sur les traumats qui hantaient Kurt. Dans les émotions, dans sa voix, cet homme était un écorché vif.

De là il tirait ses plus grandes peines, ressortait alors son génie...

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Je suis assez d'accord. Cobain faisait partie de ces artistes qui ont une âme, une vraie, et dont la mélancolie (également bien présente dans la musique de Courtney Love) est vraiment saisissante et aide à pardonner la faiblesse de certains titres de Nevermind. Quand on voit la façon dont il a grandi musicalement au fil de ses albums, c'est un peu frustrant que sa carrière reste aussi inachevé, je pense qu'il avait encore beaucoup à revendre. Mais ça fait aussi partie intégrante du culte autour de ce rockeur torturé...

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Ce que j'aime surtout chez Nirvana, c'est le mode de pensée de Kurt. Putain, j'ai lu une interview de lui dans les Inrocks qui a été faite juste avant la sortie de In Utero, le mec lâche tout, franchement tout le monde en prend pour son grade. ^^ Mais ce mec était franchement intelligent, c'est fou. Après j'aime bien Nirvana mais Hole >> Nirvana. Sinon mon album préféré est In Utero, et mes chansons préférées je dirais Lithium & Heart Shaped Box. Très original donc. ^^

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In Utero est aussi mon album studio favori, en particulier grâce à "Heart-Shaped Box", "All Apologies", "Frances Farmer Will Have Her Revenge On Seattle", mais surtout "Rape Me" (d'ailleurs, la démo présente sur le coffret With The Lights Out est vraiment énorme). Mais pour moi, leur véritable chef-d'oeuvre, c'est l'Unplugged In New York. Ce live montre à quelle point la musique de Nirvana, et en particulier les mélodies, était forte et puissante. Et puis, la voix si reconnaissable de Cobain est à son summum sur cet album.

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Rape Me est la deuxième chanson de Nirvana que j'ai connu après Smells Like Teen Spirit, elle était complètement différente des musiques que j'écoutais alors mais m'a immédiatement plus.

 

Il y a quelque chose de particulier dans cette chanson, ce cynisme, ce "RAPE MEEE..." qu'il hurle comme si il en avait absolument besoin et puis cette clarté lors des couplets qui détonne, aussi violente que les refrains.

 

Je ne vois pas le temps passer quand j'écoute cette chanson, c'est comme un coup de poing dans le ventre. Elle est si dévastatrice mais en même temps presque "innocente", elle symbolise pour moi l'auto-destruction, presque forcée, comme quand on est dépendant de quelqu'un et ce quoi qu'il se passe.

 

Je dois aimer cette chanson, autant qu'elle me dérange...

 

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Nirvana me touche par rapport à mon enfance, putain d'époque, mais objectivement Kurt n'avait quasi aucun talent de musicien. C'est du punk, zéro technique, et "Come as you are" étant un des plus gros plagiats du rock (bonjour Killing Joke)...

 

Le plus intéressant chez Nirvana réside dans les influences de Kurt, ses obsessions (bonjour Mrs La Vulve, le poids, l'apparence, la solitude), ses peintures, sa vie, la dichotomie gloire / rejet du showbiz...

Je développerai peut-être plus tard.

Mais Nevermind ne vaut pas grand-chose (un album pareil de la part d'un autre groupe serait moqué à un point...), là où Bleach et surtout In utero sont des classiques du genre.

 

Bonne idée de topic en tout cas. ;)

Mais développe, fais ! ;)

 

Je vois ce que tu veux dire par rapport à Nevermind. Les chansons sont peut-être un peu plus faciles. Fédératrices d'un côté (Come as you are, Smells like teen spirit, In Bloom) pour plaire au grand public. Cela a permis de mettre le Grunge (ou le rock/punk appelez ça comme vous voulez) sur le devant de la scène (ce qui est une bonne chose, ça la diversifié à ce moment là).

 

Something in the way est particulière par contre. Après oui, il y a ce côté Rockstar, comme l'itinéraire d'un groupe qui à souffert mais qui allait se retrouver au sommet avec des mélodies et des chansons qui allaient faire sauter les foules. C'est donc plus easy listening.

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Oui, cet album n'a strictement rien de grunge, voilà le problème. :mrgreen: C'est du rock californien / teenage tout ce qu'il y a de plus basique... C'est efficace, mais facile. D'ailleurs quel gamin ne se découvre pas une passion pour le rock grâce à cet album ? C'est une bonne entrée en matière car c'est... facile.

Rien à voir avec son succès, mais je ne supporte plus cet album depuis une bonne quinzaine d'années tellement ça tourne en rond. Quelques perles à retenir comme "Something in the way", "Lithium", et "Smells like teen spirit", mais sinon ça vole pas plus haut que du Green Day (je ne considère pas cela comme un compliment). Butch Vig a - s'il est vraiment le responsable, ce dont je doute très fortement malgré ce qu'on en dit car Cobain, contrairement aux conneries qu'on raconte à son sujet, cherchait le succès à cette époque - trop arrondi les angles.

Il ne me semble pas que Vig ait fait de la purée pour les Smashing par exemple.

 

En gros ton terme d'easy listening résume bien la chose.

Pour les influences de Kurt ça mérite un bon pavé, on verra ça plus tard. :mdr:

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Oui, cet album n'a strictement rien de grunge, voilà le problème. :mrgreen: C'est du rock californien / ..

 

 

OHH !! GBG !!! ... Nevermind un album de rock californien ? .. La production est plus accessible que leurs premiers essais on est d'accord, d'une efficacité pop assez remarquable ou détestable (au choix) pour un son dit "grunge", mais qui n'a rien de "californien" en soi (accords, arrangements, voix), c'est pas Dire Strait je veux dire... :( Avec le recul ce disque a permis d'envoyer au placard tous les groupes de rock fm merdiques issus des années 80 devenus has been en un claquement de doigt après l'explosion sonore de SLTS. incroyable ce titre, toujours aussi puissant.

 

(Dans le fond je rejoins ton avis sur la question mais sous un autre angle).

Sinon, Kurt Cobain avait de très beaux cheveux, je me devais de l'exprimer.

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Désolé de t'avoir choqué. :mdr: Mais c'est tellement lisse et superficiel (dans le son, les accords répétitifs et les mélodies) que, j'avoue, certains aspects me font penser aux Beach Boys ou, pire, aux Red Hot (...). Manque plus qu'une guitare rythmique et c'est bon.

Ça manque sûrement d'objectivité j'en conviens... Mais parfois ça m'évoque des surfeurs. Image épouvantable donc.

Après, l'impact d'un tel album sur la mode du rock alternatif (de qualité en plus) durant la même décennie n'est pas à négliger, c'est clair, mais là ça ne passe plus.

 

Pour les groupes pourris qui ont malheureusement survécu, tu as oublié Aerosmith, Guns N'roses et Bon Jovi (vais me faire taper, non ?).

Nous sommes d'accord pour la touffe à Kurt (je peux rajouter ses gilets ?).

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Cobain, contrairement aux conneries qu'on raconte à son sujet, cherchait le succès à cette époque

Tu es sûr ? Effectivement, j'ai toujours cru ce qui a été raconté sur lui, et quelque part je trouve que c'est raccord à la personnalité qu'il laisse transparaître dans ses disques. Mais c'est vrai que Nevermind s'inscrit dans une démarche plus commerciale que In Utero.

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Oh le voyou ! :o Quand on sait ce que tu penses de la mèche... :mrgreen:

 

Tu es sûr ? Effectivement, j'ai toujours cru ce qui a été raconté sur lui, et quelque part je trouve que c'est raccord à la personnalité qu'il laisse transparaître dans ses disques. Mais c'est vrai que Nevermind s'inscrit dans une démarche plus commerciale que In Utero.

 

Pas de l'ampleur que ça a pris bien sûr, mais il faut tout de même replacer les choses dans leur contexte : signature chez Geffen (loin du petit label indé tout pourri...), promo de malade et ce dès le début, budget confortable pour enregistrement / photoshoot et compagnie, embauche de Butch Vig (ce qui n'a pas rien coûté... je vous laisse vous renseigner sur le sujet si cela vous intéresse), etc.

 

Quand Cobain affirmait être étonné quant au succès du single, c'était tout de même hyper hypocrite... le titre avait rencontré, quelques mois précédant sa sortie, un accueil énorme du public dès avril 1991. Le label misait probablement aussi fortement dessus.

Le tournage du clip a eu lieu bien avant la sortie du single, et là encore, on ne peut pas dire que le budget ait manqué...

 

Enfin pour faire court, après Bleach Nirvana a voulu signer chez un plus gros, profiter du blé, de bonnes conditions d'enregistrement et d'un producteur très hype.

Rechercher la gloire sûrement pas, mais un certain succès c'est une certitude. Quand on compare les coûts de production du premier et second album, ça ne trompe pas... Aucun groupe punk ne s'est jamais payé de tels avantages. ;)

 

Si Cobain a eu du mal ensuite à accepter le succès commercial qu'a rencontré son groupe, à mon sens c'est tout simplement parce que ce dernier s'est fait lyncher par tout le milieu rock (y compris les idoles de Kurt) en 91 / 92. Sans compter les groupes indépendants qui lui crachaient violemment dessus (notamment à cause de Killing Joke).

 

Je ne sais pas si certains d'entre vous ont connu cette époque, mais avant le live acoustique Nirvana avait encore plus mauvaise réputation que Tokio Hotel aujourd'hui... C'était la honte suprême d'écouter Nirvana, considéré comme du rock de supérette par tout le public rock / metal et indé.

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Désolé de t'avoir choqué. :mdr: Mais c'est tellement lisse et superficiel (dans le son, les accords répétitifs et les mélodies) que, j'avoue, certains aspects me font penser aux Beach Boys ou, pire, aux Red Hot (...).

 

 

 

C'est pareil pour un tas de groupe. Qui n'a jamais pas pensé aux Beatles en écoutant Oasis, Led Zep sur du Rage Against the Machine ? ou bien meme The Cure concernant Placebo, bref la liste est si longue.

 

Après, concernant les motivations professionnelles du groupe Il y'a une nuance à apporter entre le fait de vouloir vivre de son travail d'artiste, et finir en poster sur le mur d'une adolescente anorexique aux cotés de Jon Bon Jovi.

Cobain voulait plaire à un certain public, celui qui le suivait depuis l'album Bleach, cette obsession ne l'a jamais quittée, mais le groupe n'avait pas de projet commerciaux sur le long terme comme les Gun's, Metallica ou Green day (que tu sembles tant apprecier, remarque moi aussi :mrgreen: ).

Enchainer aprés le succés planetaire de Nevermind avec une compilation de b-sides était en soi un pied de nez à la carrière du groupe, une manière de dire :

"On ne nous y reprendra plus !!"

 

Bon trêve de blabla, place au son :

 

http://www.youtube.com/watch?v=djMThgIVqxI&feature=player_detailpage

J'ai du recommencé ma vie un million de fois sur cette chanson

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    • By Charliiiie
      Si un enfant ou un ado des 90's sommeille en vous, Bully est sans aucun doute un groupe qui ne vous laissera pas indifférent. Ce groupe de Nashville (US) ne cache pas ses influences grunge/pop de l'époque. Et il est bien aidé pour cela par la chanteuse Alicia Bognanno, qui autant physiquement que vocalement pourrait bien être la fille spirituelle de Kurt Cobain et de Courtney Love.
       
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      Un joli et bruyant album est sorti en juin Feels Like, et la formation débarque en France pour la première fois le 27/10 pour l'Opening Night du Pitchfork.
       


       
      Pour se donner une idée, I Remember qui ouvre le disque est une bonne intro qui donne le tempo :
       



      Trying est le single qui résume tout, et donne un max de vibes 90's :
       

       
       
      Enfin, pour apprécier la cuteness sauvageonne d'Alicia, je conseille Too Tough :
       

       
       


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    • By Charliiiie
      Attention les oreilles, The Wytches nouvelle folie post-punk de Brighton a sorti cette semaine son premier album Annabel Dream Reader chez Heavenly Recordings.
       

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      5. Burn out the Bruise
      6. Wire Frame Mattress
      7. Beehive Queen
      8. Weights and Ties
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      10. Summer Again
      11. Robe for Juda
      12. Crying Clown
      13. Track 13
       
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      Site Web - Youtube - Twitter - Facebook - Soundcloud - Itunes
    • By Rebecca Carlson
      P J H A R V E Y

      LICK MY LEGS, I’M ON FIRE
       
       

       
       
       
      A PLACE FOR MAKING NOISES
       
      Un endroit pour débattre aussi. Pour chroniquer, critiquer et découvrir la riche discographie de Polly Jean Harvey. Pour parler de ses coups de cœur, pour faire du bruit… like whales. High up, high up on the hills.
       
       
       
      HOW DID WE GET THERE ?
       
      Assurément l’une des artistes les plus talentueuses de sa génération, Polly Jean Harvey est née à l’automne 69 dans une bourgade du Dorset, au sud-ouest de l’Angleterre. Elle grandit dans la ferme familiale, où défilent parfois les artistes hippies des environs. À la maison, les parents Harvey écoutent beaucoup de rock et de blues (Dylan, Hendrix, Captain Beefheart, etc.) : des influences qui marqueront durablement la petite Polly Jean. Elle découvre le punk et le post-punk à l’adolescence avec Patti Smith, Television ou encore les Pixies. C’est à cette époque qu’elle rejoint de nombreux groupes de sa région.
      En 1988, elle rencontre le fidèle John Parish et devient membre du groupe créé par ce dernier, Automatic Dlamini. Le band enregistre deux albums et tourne un peu partout en Europe, bien que leur musique reste plutôt confidentielle. C’est en 1991 qu’elle quitte le groupe, en emportant avec elle Rob Ellis et Ian Olliver (remplacé ensuite par Steve Vaughan) pour former un trio, appelé sobrement PJ Harvey. Les deux premiers opus de l’Anglaise, Dry (1992) et Rid of Me (1993) seront d’ailleurs enregistrés avec ses deux acolytes. Ce n’est qu’à partir de To Bring You My Love (1995) qu’elle commencera à s’entourer d’autres musiciens.
       
       
       
      AND YOUR MOUTH SINGIN’
       
      Dry (1992)



      « It’s passionate and heartfelt, and it’ll blast and caress you in equal measures », Sputnikmusic.
       
      « So fruit flower myself inside out / I’m happy and bleeding for you » chante PJ Harvey sur cet album qui sent le sexe, le blues et la poussière. Sexuel et brut jusque sur la cover – une impression de la partie inférieure du visage de Polly Jean collée sur un photocopieur – Dry a été enregistré de façon artisanale et voit l’Anglaise vider ses tripes sur disque. Cette fille a 22 ans à l’époque et elle se livre tout entière – son identité, ses influences, sa sexualité, ses douleurs, sa détresse. Avec Dry, elle se met totalement à nu (au figuré comme au propre : elle pose seins nus sur la 'back cover'). En 2004, PJ Harvey déclare d’ailleurs : « Dry is the first chance I ever had to make a record and I thought it would be my last. So, I put everything I had into it. It was a very extreme record. It was a great joy for me to be able to make it. I never thought I'd have that opportunity, so I felt like I had to get everything on it as well as I possibly could, because it was probably my only chance. It felt very extreme for that reason. » Annoncé par les singles « Dress » (qui déclenche un véritable coup de tonnerre à sa sortie dans le monde indé) et « Sheela-Na-Gig », Dry dynamite et réinvente une forme de féminisme en musique – on avait plus connu un truc aussi fort depuis Patti Smith en 75.
      Acclamée par la critique, PJ Harvey est notamment nommée en 1992 « Songwriter of the Year » et « Best Female Singer » par Rolling Stone. L’opus, quant à lui, est considéré par NME et Melody Maker comme l’un des meilleurs albums de tous les temps et est inclus dans les 1001 Albums You Must Hear Before You Die. Dry faisait également partie des albums favoris de Kurt Cobain.
       
      Morceaux phares : « Dress », « Sheela-Na-Gig », « Victory »
      Coup de cœur de Rebecca : « Plants and Rags »
       
       
       
       
      Rid of Me (1993)



      « No other British artist is so aggressively exploring the dark side of human nature », Melody Maker.
       
      C’est peut-être son admiration pour les Pixies qui poussera PJ Harvey à engager le désormais culte Steve Albini à la prod de son deuxième album, le brûlant Rid of Me. Après le succès critique et dans les charts anglais de Dry, le PJ Harvey Trio quitte le label indépendant Too Pure pour la major Island Records et part enregistrer leur nouvel opus avec Albini aux USA. Malgré des moyens financiers plus conséquents, le style de Rid of Me – merci Steve – reste profondément brut, mal léché, sans fioritures, peut-être plus que jamais. Au sujet de Rid of Me, Rolling Stone écrit : « it is charged with aggressive eroticism and rock fury. It careens from blues to goth to grunge, often in the space of a single song. » PJ Harvey explore ici la brutalité des relations humaines ; la thématique du sang et du saignement revient souvent (« Rub ‘til It Bleeds », « Legs », « Missed ») : on ne sort pas indemne des rapports humains ; le sang ne peut que couler, laisser sa trace sur nos âmes, nos corps. La sexualité est aussi librement abordée (« Man-Size », « Dry », « Ecstasy ») et est parfois mélangée aux références religieuses (« Snake », par exemple). Cette liberté sexuelle – exprimée dans les textes et par le chant : entre grognement et gémissement – et cette façon libérée de parler de soi vont conduire certains à assimiler PJ Harvey au féminisme, ce qu’elle ne souhaite pas : elle ne veut appartenir à aucun mouvement si ce n’est le sien.
      Avec Rid of Me, PJ Harvey confirme son succès en Angleterre et chez les critiques. En plus de se classer dans un nombre infini de top 10 de l’année, le deuxième opus de Polly Jean est considéré par Slant comme le 25ème meilleur album des 1990s et par Pitchfork comme le 52ème dans une liste similaire ; Rolling Stone, quant à lui, le place parmi les meilleurs de tous les temps.
       
      Morceaux phares : « Man-Size », « 50ft Queenie », « Rid of Me »
      Coup de cœur de Rebecca : « Dry »
       
       
       
       
      4-Track Demos (1993)



      « A chillingly intimate peek into the fierce musical ethic of an independent and compelling voice », Entertainment Weekly.
       
      Balancé à l’automne 1993, 4-Track Demos est constitué de six chansons inédites et de huit démos enregistrées entre 1991 et 1992 chez elle. Produit par Polly Jean herself, la compilation permet une intrusion supplémentaire dans l’univers rêche et personnel de l’artiste. Initialement, elle avait imaginé Rid of Me comme un double-album : un premier cd, tel que nous le connaissons avec les chansons en version studio, et un second cd avec les démos. Un choix risqué que Island Records et elle-même décidèrent de ne pas concrétiser, préférant l’option d’une sortie indépendante pour la compilation de démos. Au sujet de l’opus, PJ déclare ceci en 2004 : « 4-Track Demos... was partly encouraged by Steve Albini. He loved the demos for that album so much he thought they should be out there and I tended to agree with him. It seemed like showing another side of what I do and introducing new songs that I hadn't recorded on a record. It was a lovely thing to do and it felt like the right time because my three-piece band had fallen apart and I was kind of in limbo before deciding where I was gonna be going again. So, it was just like a small interjection piece of me before I knew where I was going to be next. »
      Les critiques offriront un très, très chaleureux accueil à l’album. 4-Track Demos referme la première ère de la rockeuse. PJ Harvey, dont la brutalité sexy fait plus que jamais bander la profession, va ressentir le besoin de faire évoluer son son.
       
      Morceaux phares : « Goodnight »
      Coup de cœur de Rebecca : « M-Bike »
       
       
       
       
      To Bring You My Love (1995)



      « This is a creation of oceanic beauty, depth and mystery in which all of the themes previously explored in fragments by Harvey are united in a rich and complex whole », Hot Press.
       
      « And I’ve traveled over / Dry earth and floods / Hell and high water / To bring you my love », rugit paisiblement Polly Jean sur le morceau d’ouverture, telle une majestueuse lionne indépendante et seule dans les profondes savanes loin, loin, réglant chacun de ses pas au son d’une guitare bluesy et apocalyptique. Moins de deux ans après Rid of Me, la rockeuse est de retour avec un tout nouveau souffle : plus féminine que jamais, toujours en quête de jouissance, elle a compris que l’on pouvait porter du rouge à lèvres et une robe légère sans pour autant vendre son diable intérieur. Accompagnée par le célèbre producteur Flood (qui deviendra un collaborateur récurrent) et par John Parish à la production, Harvey explore de nouvelles facettes de sa personnalité complexe et de sa musique, en lui injectant notamment une dose plus corsée de blues. To Bring You My Love est musicalement plus complexe que les précédents albums, sur lesquels primaient la simplicité et la rugosité : on rencontre ici plus de couches de guitares, des instrumentations plus riches, et déjà un peu d’électronique. L’album, porté par le single « Down by the Water » sur le joyeux thème de l’infanticide, est également le premier grand succès commercial de PJ Harvey. Diffusée sur MTV, et bénéficiant d’une couverture médiatique plus conséquente, Polly Jean n’est plus seulement la chouchoute des magazines musicaux et d’une intelligentsia rock’n’roll.
      Avec To Bring You My Love, Harvey réussit un nouveau carton plein. L’album se vend très bien et sa renommée critique côtoie les sommets : « album de l’année 1995 » selon Rolling Stone, The New York Times, The Village Voice, People, USA Today, etc. et dans le top 10 de Mojo, Spin, NME, Melody Maker. L’album reçoit également deux nominations aux Grammy Awards, en plus d’être nommé pour le Mercury Music Prize. Selon Spin, To Bring You My Love est le 3ème meilleur album des 1990s ; selon Slant, le 20ème et Rolling Stone le classe parmi les 500 greatest albums of all time.
       
      Morceaux phares : « Down by the Water », « C’mon Billy », « Send His Love to Me », « Meet Ze Monsta »
      Coup de cœur de Rebecca : « I Think I’m a Mother »
       
       
       
       
      Dance Hall at Louse Point (avec John Parish) (1996)



      « Parish and Harvey share more than studio experience and art rock influences ; they possess uncommon instinct and a genius-level connection to rock’s bluesy, isolated, threatening soul », AllMusic.
       
      Après avoir fait son retour dans l’entourage de PJ Harvey en participant à la production de To Bring You My Love, John Parish convainc la jeune femme de se joindre à lui pour un side-project arty : c’est sous le nom de John Parish & Polly Jean Harvey que paraît cette collaboration. Plutôt barré et relativement difficile d’accès, ce Dance Hall at Louse Point reçoit un accueil plus nuancé aussi bien chez les critiques que chez les fans : c’est bien une première pour Harvey. Considéré comme un projet mineur, une parenthèse dans ses expériences soniques en solo, l’album se vend peu et passe plus inaperçu. Dans sa chronique de l’album – chronique pour le coup très positive – Entertainment Weekly qualifie la musique de « profonde » et insiste sur la nécessité d’une immersion complète ; ce côté avant-gardiste et hermétique avait refroidi la maison de disque, Island, qui craignait une suicide commercial après le succès de To Bring You My Love. Au final, le suicide commercial n’aura pas lieu ; la complexité de Dance Hall at Louse Point ne suscitera tout simplement pas d’engouement particulier, voilà tout. Cette prise de risque expérimentale ne refroidira cependant pas Harvey à s’adonner à nouveau aux expérimentations. Elle le montrera assez rapidement, à savoir deux ans plus tard sur son prochain album solo.
       
      Morceaux phares : « That Was My Veil »
      Coup de cœur de Rebecca : « Rope Bridge Crossing »
       
       
       
       
      Is This Desire ? (1998)



      « Is This Desire ? will be a classic of the next 10 if not 20 years. It has the impeccable timing of jazz, the arrangement of a classic dance track, the depth of an orchestral symphony and the emotional charge of gospel », Dazed & Confused.
       
      L’année 1998 est celle du virage électronique (ou du moins des expérimentations électros) pour un nombre important d’artistes : c’est cette année-là que paraît l’exceptionnel Adore des Smashing Pumpkins, c’est aussi en 98 que sortent From the Choirgirl Hotel de Tori Amos, Ray of Light de Madonna, Mezzanine de Massive Attack, et j’en passe. Avec Is This Desire ?, PJ Harvey ne fait – consciemment ou non – pas exception. Produit par Flood, Marius De Vries, Head et bien sûr elle-même, l’album est hautement conceptuel et s’aventure sur un chemin électronique : les singles « A Perfect Day Elise », « The Wind », les crépusculaires « My Beautiful Leah » et « No Girl So Sweet » ainsi que l’aérien « Catherine », le trip-hopisant « The Garden », l’ultra-minimaliste « Electric Light », ou l’agressif et déprimant « Joy » (« No hope for joy / No hope for faith », gémit-elle, prise d’un accès de désespoir). Les seuls morceaux qui ne sont pas empreints d’électronique se situent, à l’exception du pêchu et ultra-court « The Sky Lit Up », dans une tonalité douce-amère particulièrement calme, accompagnés d’une guitare et/ou de quelques notes de piano, voire d’une délicate trompette (le poétique « The River »). Interrogée sur l’album, PJ Harvey déclare en 2004 : « Again working with Flood, again trying to find new ground, but a particularly difficult time in my life. So, it was a very, very difficult, difficult record to make and still one I find very difficult to listen to, but probably my favorite record that I've made because it had a lot of guts. […] I’m quite proud of that one. »
      Is This Desire ? rencontre à sa sortie un accueil critique assez positif, mais moins dithyrambique que pour les trois premiers albums (Dry, Rid of Me, To Bring You My Love). Une partie des fans aussi regrette l’aspect trop calme et expérimental de l’ensemble des morceaux. Pourtant, ce quatrième album solo de Polly Jean a acquis avec les années un statut d’album culte et injustement sous-estimé. Is This Desire ? est souvent aujourd’hui l’un des albums les plus appréciés des fans.
       
      Morceaux phares : « A Perfect Day Elise », « The Wind », « Angelene »
      Coup de cœur de Rebecca : « Catherine »
       
       
       
       
      Stories from the City, Stories from the Sea (2000)



      « The happiest-sounding album she’s ever made. What she daren’t suggest is that it may also be the best », Rolling Stone.
       
      Après un Is This Desire ? très expérimental et doux-amer, PJ Harvey revient à l’aube du nouveau millénaire avec un album plus rayonnant intitulé Stories from the City, Stories from the Sea. Visuellement aussi, elle apparaît dans les shootings et les clips vidéo plus radieuse que jamais : féminine, classe, sexy (non plus sexuelle), comme une fraîche trentenaire, décomplexée, qui se sent au top à de sa séduction. À la sortie du disque, Polly Jean déclare qu’elle l’a voulu le plus beau possible (comprends : radieux, agréable), comme une antithèse de ses précédents albums, plus sombres. Du morceau d’ouverture, « Big Exit », au final, « We Float », PJ Harvey explore avec des mélodies efficaces et intelligentes posées sur de riches instrumentations les facettes les plus positives de sa personnalité : « But one day we’ll float / Take life as it comes » chante-t-elle sur l’ultime « We Float ».
      Porté par des singles ultra-efficaces (« Good Fortune », « A Place Called Home » et « This Is Love »), Stories from the City, Stories from the Sea va marquer un gros coup dans la carrière de sa créatrice. En plus de recevoir un chaleureux accueil commercial, l’opus sera un succès critique absolument inégalé : affichant encore aujourd’hui une note de 88/100 sur Metacritic, l’album sera nommé plusieurs fois aux Grammy Awards et aux BRIT Awards. Après deux nominations au Mercury Prize (pour Rid of Me et To Bring You My Love), elle recevra enfin le prix, par téléphone, à New York, le 11 septembre 2001, devenant la première artiste féminine à recevoir ce prix. De plus, Stories from the City, Stories from the Sea figure parmi les 500 meilleurs albums de tous les temps selon Rolling Stone, ainsi qu’à la 8ème position de la liste The 50 Essential « Women in Rock » Albums par Rolling Stone toujours. Enfin, Q Magazine qualifiera l’album le meilleur de tous les temps réalisé par une femme ; Time inclura l’opus parmi les 100 meilleurs de tous les temps ; NME, Rolling Stone et Pitchfork le placeront très haut dans leur liste des meilleurs albums de la décennie.
       
      Morceaux phares : « Good Fortune », « A Place Called Home », « This Is Love », « This Mess We’re In » (feat. Thom Yorke)
      Coup de cœur de Rebecca : « The Whores Hustle and the Hustlers Whore »
       
       
       
       
      Uh Huh Her (2004)



      « No singer since Janis Joplin has moved as easily between primal scream and intimate sigh », Time.
       
      Faisant suite à deux albums expérimentaux, l’un représentant la part d’ombre (Is This Desire ?), l’autre, celle de lumière (Stories from the City, Stories from the Sea), Harvey retourne après une pause discographique de quatre ans aux sources avec une galette crûe, brute, sans fioritures : Uh Huh Her (au titre singeant la primalité). Composé sur une durée de deux ans, l’opus est produit par PJ seule ; et c’est elle qui joue aussi l’ensemble des instruments, à l’exception de la batterie griffée Rob Ellis. À l’image d’un Dry ou un Rid of Me, Uh Huh Her se caractérise par des sonorités rêches, mal léchées, et c’est la guitare – qu’elle soit blues, folk ou hard rock – qui mène la danse ici, exit les sonorités electronica et les couches de mélodies sophistiquées. Le chant également paraît moins travaillé que sur les précédents albums : tout résonne comme la fureur du passé : la voix bluesy et crépusculaire, les grognements, les gémissements, les rugissements, les roucoulements, les beuglements, les hurlements : l’animalité reprend le dessus. Pourtant, si la production, le jeu et le chant ont ce côté instinctif et immédiat, la qualité des compositions n’en est pas affectée. « The Life & Death of Mr. Badmouth », « The Letter », « Cat on the Wall » font ainsi partie des meilleurs morceaux hard rock/blues jamais écrits par PJ Harvey et les bouleversants « Shame » et « The Desperate Kingdom of Love », quant à eux, font partie de ses plus beaux morceaux, incroyablement à fleur de peau et empreints d’une mélancolie intemporelle. Une sensibilité et une émotion toutes particulières se dégagent des chansons qui composent Uh Huh Her, et c’est incontestablement le pari d’avoir préservé leur aspect primitif qui en est pour quelque chose.
      Une fois encore, PJ Harvey sera nommée aux Grammies et aux BRIT et rencontrera un bon accueil commercial et un très bon accueil critique. Le groupe américain Uh Huh Her choisira son nom en hommage à l’album.
       
      Morceaux phares : « The Letter », « You Come Through », « Shame », « Who the Fuck ? »
      Coup de cœur de Rebecca : « It’s You »
       
       
       
       
      White Chalk (2007)



      « White Chalk, wholly self-contained and uncompromised, is a work of literary depth and complexity », Slant.
       
      Si Uh Huh Her constituait une sorte de retour aux source, White Chalk fait figure d’îlot mystérieux déconnecté du reste de sa discographie. Avec ce nouvel opus, qui voit le retour de Flood et de John Parish à la production, PJ Harvey dit au revoir aux guitares, que l’on retrouve ici qu’à de très rares occasions, et propose un son principalement construit autour d’un piano surréel. Peu experte en l’instrument de prédilection de Chopin, elle a appris à jouer du piano parallèlement à la création de l’album. Elle déclarera d’ailleurs qu’il n’y a rien de mieux que de composer pour apprendre à jouer d’un instrument, et que l’apprentissage invite d’ailleurs à la création. Plus encore qu’Is This Desire ?, White Chalk montre à quel point Harvey est une artiste jusqu’au-boutiste. Sans se poser une seule seconde la question de la réaction que suscitera son nouvel opus, sans se préoccuper si le public et les critiques seront soufflés ou non par ce virage à 180°, elle compose, enregistre et sort White Chalk, son sixième album. White Chalk est composé de pièces au piano, toutes de très courte durée (une moyenne de trois minutes pile la chanson) et voit PJ Harvey chanter totalement différemment que sur Uh Huh Her, avec une voix fluette, presque enfantine. L’atmosphère est tout au long du disque douce-amère ; le piano oscille selon les sensibilités de l’ombre à la lumière. Conduit par un premier single très court, « When Under Ether », extrêmement sobre, au piano et dépourvu de tout artifice si ce n’est quelques notes de harpe et une légère batterie, White Chalk sera comme à l’accoutumée un gros succès critique – Slant et The Observer octroyant, par exemple, tous deux cinq étoiles. L’accueil commercial sera également bon – PJ Harvey s’étant avec les années créé un public et fait un nom que l’on associe à la qualité.
       
      Morceaux phares : « When Under Ether », « The Piano », « The Devil »
      Coup de cœur de Rebecca : « Silence »
       
       
       
       
      A Woman A Man Walked By (avec John Parish) (2009)



      « …mischievous, deadly serious, elegant and poetic, and possessed of a brutal power – it is doubtful that you will hear a record as brimming with creative brio and musical invention this year... », John Harris.
       
      Même si la première collaboration avec John Parish, Dance Hall at Louse Point, n’avait rencontré que peu de sympathie chez les critiques et le public, PJ Harvey remet le couvert en 2009 et sort un nouveau disque avec son alter-ego : comme l’affirmation que ni les critiques, ni le public ne l’amèneront à faire ce qu’elle ne veut pas ou ne plus refaire ce dont elle meurt d’envie, ou comme l’affirmation encore que Dance Hall at Louse Point n’était pas le faux-pas dans sa carrière quasi irréprochable. Tout comme lors de la précédente collaboration, John Parish a composé les musiques et Polly Jean a écrit les paroles. A Woman A Man Walked By consiste en de nombreuses chansons downtempo (« Cracks in the Canvas », « Passionless, Pointless », « April », etc.) ainsi qu’en trois pistes plus explosives, à savoir le premier single « Black Hearted Love », décrit comme un « anthemic grunge-pop guitar track », le très expérimental « A Woman A Man Walked By/The Crow Knows Where All the Little Children Go » et le furieux « Pig Will Not » où Polly Jean grogne plus que jamais. « Sixteen, Fifteen, Fourteen », quant à lui, se situe entre les deux tendances et semble avoir été composé par Harvey pour son Uh Huh Her.
      Signe que les deux artistes ont acquis une solide renommée, A Woman A Man Walked By se vendra bien mieux que Dance Hall at Louse Point et sera bien mieux accueilli par l’ensemble des critiques professionnels.
       
      Morceaux phares : « Black Hearted Love », « Sixteen, Fifteen, Fourteen »
      Coup de cœur de Rebecca : « A Woman A Man Walked By/The Crow Knows Where All the Little Children Go »
       
       
       
       
      Let England Shake (2011)



      « Francis Ford Coppola can lay claim to the war movie. Ernest Hemingway the war novel. Polly Jean Harvey, a 41-year-old from Dorset, has claimed the war album », NME.
       
      Conçu dans son Dorset natal et enregistré dans une église, Let England Shake est probablement l’album le plus poétique de PJ Harvey. Nourrie par l’influence littéraire d’un Pinter ou d’un T.S. Eliot, par l’influence musicale des Doors, des Pogues du Velvet Underground, et par l’influence picturale de Dali et de Goya, Harvey va s’intéresser à l’univers de la guerre, et se documenter sur l’histoire des conflits et sur leurs dommages collatéraux. Si les textes des chansons rappellent les poèmes des poètes-soldats anglais qui ont combattus durant la Grande Guerre (Brooke, Sassoon, etc.), c’est bien une dimension universelle que veut conférer PJ Harvey à son Let England Shake. Faisant la part belle à une série d’instrument rares dans le rock (saxophone, cithare, trombone, etc.), Polly Jean côtoie des territoires inédits pour elle, et d’ailleurs, pour n’importe quel artiste rock ou pop vivant, créant ainsi un travail véritablement unique en son genre. En parvenant à éviter le pathos et les clichés, l’artiste offre un projet total, une œuvre complexe, riche et poétique qui suscitera l’engouement tout au long de l’année 2011, et dont chacune des chansons sera accompagnée d’un mini film évocateur réalisé par le célébré Seamus Murphy.
      Environ dix ans après l’énorme succès critique de Stories from the City, Stories from the Sea, PJ Harvey réitère en effet la performance avec Let England Shake. L’album se classe superbement aux quatre coins de monde, atteignant un peu partout le top 15, et souvent le top 10 (sauf aux Etats-Unis). Let England Shake est également cité « album de l’année » par près de vingt magazines (parmi lesquels NME, Mojo, Uncut, ou encore The Guardian), et figure sur une quarantaine de top 10 de l’année (parmi lesquels Pitchfork, Q Magazine ou Stereogum). PJ Harvey se voit, enfin, concourir pour le titre de « album of the year » aux BRIT Awards et gagne pour la seconde fois le Mercury Music Prize, ainsi que, notamment, les Ivor Novollo et Uncut Music Awards.
       
      Morceaux phares : « The Words That Maketh Murder », « The Glorious Land », « Written on the Forehead », « Let England Shake »
      Coup de cœur de Rebecca : « Hanging in the Wire »
       
       
       

      LOVE MAKING ON SCREEN



       



      SPEAK TO ME OF HEROIN AND SPEED

      • Rock Alternatif – This Is What You Get : language of violence
      • PJ Harvey (rock, folk, indé) : language of love





    • By Charliiiie
      Pour ceux qui ont la nostalgie des 90's.
       
       
    • By Charliiiie
      Drenge est un duo indie-rock de Sheffield composé des frères Eoin et Rory Loveless. Depuis 2010, le tandem sacré "Best New Band" aux derniers NME awards propose un garage et un grunge ravageur, à l'image de son excellent premier album éponyme sorti à l'été 2013.
       
      Une sorte de Deap Vally au masculin en somme, ou de White Stripes/Royal Blood avec une voix moins glamour.
       



       
       
      Le groupe vient d'annoncer la sortie de son second album, Undertow, prévue le 6/04/2015 chez Infectious Music. Le disque est produit par Ross Orton (M.I.A, Arctic Monkeys) et propose une évolution : un troisième membre, Rob Graham, est crédité comme bassiste sur l'album, en plus du classique duo guitare/batterie et va rejoindre le groupe en live.
       

       
      1. Introduction
      2. Running Wild
      3. Never Awake
      4. We Can Do What We Want
      5. Favourite Son
      6. The Snake
      7. Side By Side
      8. The Woods
      9. Undertow
      10. Standing In The Cold
      11. Have You Forgotten My Name?

      http://soundcloud.com/drenge/we-can-do-what-we-want


      http://www.youtube.com/watch?v=74LZik-XMvA




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