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  1. Rebecca Carlson

    Je Suis Vieille Et Je Vous Encule

    Je suis vieille et je vous encule variations de et sur Brigitte Fontaine Avant-propos: mon premier sujet créé depuis juillet 2008 et la Théorie sur la décadence artistique, je l'offre à Brigitte Fontaine. "Oui, je plais aussi aux pisseuses, hein Rebecca!" JJ JJ Points culminants bibliographiques: 1975 - Chroniques du bonheur 1980 - L'Inconciliabule 1985 - Paso Doble 1996 - Genre humain 2008 - Travellings 2009 - Rien 2009 - Contes de chats 2010 - Le bon peuple du sang 2012 - Les Charmeurs de pierre 2012 - Portrait de l'artiste en déshabillé de soie Points culminants discographiques: 1965 - Chansons décadentes et fantasmagoriques 1968 - Brigitte Fontaine est... folle! 1969 - Comme à la radio 1973 - Je ne connais pas cet homme 1977 - Vous et nous 1988 - French corazon 1995 - Genre humain 1997 - Les palaces 2001 - Kékéland 2004 - Rue Saint Louis en l'île 2006 - Libido 2009 - Prohibition 2011 - L'un n'empêche pas l'autre 2013 - J'ai l'honneur d'être 1 - Dura lex 2 - Entre guillemets 3 - La fiancée de Frankenstein 4 - Prohibition 5 - Il s'en passe 6 - Harem 7 - Pas ce soir 8 - Soufi (en duo avec Grace Jones) 9 - Just you and me 10 - Partir ou rester (duo avec Philippe Katerine) 11 - Je suis un poète Répliques-slogans déjà cultes extraites des textes de l'album: - "Je suis vieille et je vous encule" - "L'enfer c'est l'État le tyran public" - "La loi c'est tuer" - "La propriété c'est le vol" (déjà célèbre) - "Un soir que je me suicidais j'oubliai le gaz qui fuyait" - "Je vais baiser boire et fumer" - "J'exhibai ma carte senior sous les yeux goguenards des porcs" - "J'peux plus fumer j'vais mourir" - "Ouvrez les prisons elles nous tuent" - "Mais lorsque le maître arrive on oublie les dérives" - "Belgique Espagne ou Angleterre" - "Car ce n'est pas ce soir que nous mourrons" - "L'amour, c'est ça" - "On va descendre dans la rue lutter contre les lustucrus" - "Je suis un poète" - "Je veux partir avec mon chat" - "Laisse tomber les guillemets" Pour la couper courte (avis perso sur Prohibition): Cool album: l'un des meilleurs francophones de l'année J'adore: "Prohibition", "Il s'en passe", "Harem", "Pas ce soir", "Dura Lex" J'adore pas: le refrain de "Just you and me", on dirait du Beatles sous influence électro.
  2. Belgique (wal): 04-08-10-08-11-16-09-07-13-06-08-07-14-15-09-11-14-19-14-12-17-14-16-13-29-12-16-30-35-34-54-55-62-42-50-63-33-47-53-57-63-72-67-75-68-37-32-31-31-23-EC France: 01-04-06-07-09-09-11-07-07-06-08-07-08-12-06-06-07-09-08-09-10-07-10-10-13-12-14-18-23-26-33-38-40-33-35-39-21-34-38-43-42-45-42-33-31-25-25-28-27-22-EC DL: 01-04-04-04-09-04-04-04-06-01-05-10-13-15-03-09-06-10-08-04-04-04-05-06-07-09-12-15-17-21-33-31-36-29-43-47-12-39-40-45-40-45-37-25-23-14-20-23-34-08-EC Physique: 01-02-02-03-07-05-05-03-05-04-05-06-09-09-07-06-04-06-04-04-04-05-07-07-11-08-09-13-21-28-31-38-32-38-38-43-31-43-45-52-47-50-45-48-43-38-34-42-32-20-EC 1ère semaine: 13.500 ventes pures - 18.000 ventes SPS. Total ventes SPS: 238.000 ventes environ. 8ème des ventes de l'année 2018 pour 218.000 ventes SPS environ Certification pour 200.000 ventes & streaming inclus (Double Platine). Suisse: 06-24-16-38-35-52-55-31-59-31-29-85-//-//-70-57-87-//-48-40-73-89-//-79-/-68-OUT
  3. Rebecca Carlson

    Rock Alternatif • This Is What You Get

    ROCK ALTERNATIF • This Is What You Get . . 1. ERICA REBECCA’S WORD Il n’en existe aucun. Non. Du moins d’après ce que je sais. Il n’existe aucun putain de topic sur ce forum qui est intégralement consacré au rock alternatif, à son histoire et à l’ensemble de ses artistes. Ok, il y a bien eu Les Années Grunge…, topic étiqueté Carlson classics, que j’avais bricolé en 2005, mais aucun ne semble embrasser avec précision l’ensemble de ce mouvement – car il s’agit bien d’un mouvement ! – si fondamental dans l’histoire du rock et de la musique en général et qui de son underground natal est parvenu à se hisser durant plus de dix ans au sommet, devenant LA référence en matière de rock. Enfin, le voilà, ce topic ! Ce topic dans lequel se retrouveront les critiques, commentaires divers, partages de vidéos, suggestions, conseils de découverte, etc. en matière de alt rock. . . 2. HISTORY LESSON, PART. II Bon, disons-le franco : je ne vais pas vous gaver avec une histoire ultra-détaillée et par conséquent – comme tout ce qui est ultra-détaillé sur le net – ultra-saoulante, en d’autres termes pas comme le topic Jim Morrison & The Doors, en gros, pour être clair. Nous irons à l’essentiel. Premièrement, c’est quoi le rock alternatif ? Comme beaucoup de genres musicaux qui ont une durée de vie d’au moins vingt-trente ans, il est difficile de définir avec une précision millimétrique l’alt rock. Là aussi, nous nous tournerons donc vers l’essentiel : le rock alternatif est né à la fin des années 70, début années 80 dans les milieux indépendants anglo-saxons et découle du punk, du post-punk et de la new wave. Dans une acception plus actuelle, et que l’on lie directement aux années 90 et la mainstreamisation du rock alternatif, on entend un style conduit par des guitares plutôt lourdes, parfois distordues, et un grand sens mélodique, parfois teinté d’une vague forme de mélancolie. Le terme englobe en réalité un ensemble très vaste de sous-genres qui ont germé tout au long des années 80 et 90 : le college rock (R.E.M., The dB’s, The Feelies, etc.), le shoegazing (My Bloody Valentine, Ride), le grunge (Nirvana, Hole, Pearl Jam), le style madchester (The Stone Roses, Happy Mondays), la britpop (Oasis, Blur, Suede), le hardcore punk (Hüsker Dü, The Replacements) mais aussi le rock industriel (Nine Inch Nails) ou le rock gothique new-wavesque (The Cure, Siouxsie & The Banshees). Dans un souci de clarté, nous n’aborderons pas ici l’alt rock d’inspiration new wave pour ne pas empiéter sur le topic Nobody Knows That I’m New Wave. . . 3. YEAR ZERO C'est vrai, il est plutôt compliqué de trouver LE disque qui ouvre la voie du rock alternatif, vu précisément la variété de styles qui se retrouvent sous cette bannière. Cependant, l’album Crazy Rhythms des Feelies (1980) peut certainement servir de point zéro : le son annonce clairement le rock alternatif et s’insère déjà dans une esthétique sonore « college rock/jangle pop ». R.E.M., par exemple, mais aussi les très indés Yo La Tengo, ou Luna, etc. Passons maintenant, après ces brèves informations de chronologie et la tentative d’une définition très simple et forcément imparfaite, aux artistes qui ont marqué l’alternatif. . . 4. L.E.S. ARTISTES . R.E.M. Sous ses airs de ne pas y toucher, on a souvent tendance à oublier que R.E.M. est, au-delà du groupe qui a conquis le public avec les pop « Losing My Religion », « Everybody Hurts », « Shiny Happy People », un groupe fondamental dans le rock alternatif. La bande à Michael Stipe représente la facette college-rock/jangle pop du rock alternatif, et dans son genre, elle a balancé à la musique des albums magistraux : du premier essai Murmur (1983) à Document (1987), et jusqu’à, dans leur période plus mainstream, Automatic for the People (1992) et New Adventures in Hi-Fi (1996). Le groupe s’est séparé en 2011 après près de 30 ans de carrière discographique. . It’s the End of the World as We Know It (And I Feel Fine) (1987) . Sonic Youth Sonic Youth, c’est à la fois l'un des plus grands et plus influents groupes du rock alternatif et et indé. Dignes héritiers du Velvet Underground, les New Yorkais ont en trente ans de carrière distillé un rock noise absolument brillant, et sans être délaissés une seule fois par les critiques. Même si Sonic Youth ne connaîtra jamais de réel succès mainstream sur le long terme – et c’est probablement une excellente chose ! – le groupe a été cité comme influence majeure de Nirvana, Blonde Redhead, The Breeders, Pavement, Pixies, Placebo, Bloc Party, Electrelane, etc. Considéré comme l’un des plus grands albums de tous les temps et comme le meilleur album des 1980s notamment selon Pitchfork, leur chef-d’œuvre s’intitule Daydream Nation (1988) et s’ouvre sur le légendaire « Teen Age Riot », hymne de toute la génération alternative. Suite à la séparation du plus alternatif des couples people Thurston Moore-Kim Gordon, le groupe est depuis 2011 plongé dans une pause dont on ne connaît pas l’issue. 100% (1992) (voir le topic Sonic Youth pour de plus amples informations sur leur actualité) . The Replacements À l’origine groupe de hardcore punk, The Replacements ont évolué dés leur troisième album, le parfait Let It Be (1984) vers un son qui annonce le rock alternatif des années 1990. Let It Be et Tim (1985), deux des plus grands albums de tous les temps selon Rolling Stone, sont incontournables pour comprendre l’évolution du rock alternatif. Leur chanson « Left Of the Dial » est l'un des grands hymnes de l’identité alternative. . Hüsker Dü Le premier groupe d’un des pères spirituels de l’alt rock, Bob Mould, a également évolué dans le hardcore avant de basculer vers un son qui annonce le rock alternatif des 1990s. Hüsker Dü a signé dans les années 80 deux albums cruciaux – et doubles qui plus est ! – Zen Arcade (1984) et Warehouse : Songs & Stories (1987). Le groupe se sépare en 1988, Bob Mould se lance en solo et, cité par Kurt Cobain comme l’une de ses plus grandes influences, il connaît un succès plus mainstream avec son superbe second groupe : Sugar. . The Jesus & Mary Chain Tout comme Sonic Youth, les frères Reid font partie de la frange noisy du rock alternatif. Leur premier album, Psychocandy, paraît en 1985 et rencontre un succès critique considérable. Cité comme l’un de plus grands albums rock des 1980s, Psychocandy lance carrément une nouvelle mouvance au sein du rock alternatif. Le groupe, en plus du succès critique, vendra très bien chacun de ses albums, surtout en UK. En 1999, le groupe se sépare… Il se reformera huit ans plus tard. . Pixies Plus encore que n’importe quel autre, Pixies est LE groupe culte par excellence du mouvement alternatif. Après quatre albums studios (Surfer Rosa, Doolittle, Bossanova, Trompe le Monde) et un EP (Come On Pilgrim), étalés de 1987 à 1991, le groupe se sépare et, à peine mort, est déjà ressuscité par Kurt Cobain qui le cite comme son influence majeure, au point même qu’il préfèrera toujours la musique des Pixies à la sienne et qu’il déclarera avoir voulu avec « Smells Like Teen Spirit » plagié les Pixies. Empreint d’un surréalisme lynchien et d’un son si particulier, les Pixies ont marqué au fer rouge le rock alternatif. Leurs chansons (dont le « Where Is My Mind ? » qui, bien que n’ayant jamais rencontré une sortie single, connaîtra une seconde vie grâce au film Fight Club, devenant un incontournable des soirées guitare au coin du feu) et leurs albums (presque tous étiquetés ‘one of the greatest albums of all time’) font partie de toute bonne cédéthèque ou de tout iTunes ‘rock’ qui se respectent. Le rock alternatif ne serait pas le rock alternatif si les Pixies n’avaient pas existé. Where Is My Mind ? (Live) . Soundgarden On va dire qu’il est le plus alternatif des groupes de métal. Teinté de grunge, le groupe du vétéran du grunge et de l'alt rock Chris Cornell a marqué le début des années 1990 avec au moins deux excellents albums : Badmotorfinger (1991) et, surtout, Superunknown (1994) porté par les singles « Black Hole Sun » et « Fell On Black Days ». . Red Hot Chili Peppers On ne présente plus ce groupe très connu du mainstream. Si les Californiens ont débuté leur carrière avec un funk-rock anecdotique avec ni plus ni moins que le mythique George Clinton comme parrain, c’est bien avec un rock alternatif, sous l’impulsion du nouveau et très jeune guitariste John Frusciante, qu’en 1989 le groupe va commencer à se faire connaître… avant de sortir une perle, en 1991, un des gros albums-clefs du rock 90s : Blood Sugar Sex Magik… et huit ans plus tard, de remettre le couvert avec un son alt plus pop : Californication. Under the Bridge (1991) . My Bloody Valentine Une durée de vie très courte aura suffi à My Bloody Valentine (du nom d’un sombre slasher adulé par Tarantino datant de 1981) a marqué les enfants du rock. Emmené par Kevin Shields, le groupe distille un son shoegazing dont lui seul à le secret : leur deuxième et dernier opus, Loveless (1991), est vingt ans après sa sortie encore et toujours l’indétrônable Album du courant shoegazing et l’un des plus grands disques de tous les temps selon d’innombrables magazines de référence. L’album s’achève sur une pièce de six minutes, « Soon », acclamé par le très influent Brian Eno (artiste électronique, avant-gardiste, théoricien de la musique, et producteur de David Bowie, U2, ou plus récemment Coldplay) qui a vu en ce morceau l’avenir de la pop. . Nirvana On ne présente plus Nirvana. Souvent adulé, mais aussi parfois décrié par les fans de rock alternatif de souche comme étant le groupe qui eût bradé le vrai son ‘grunge’ et comme étant le groupe qui s’est inspiré, jusqu’à frôler le plagiat de nombreux groupes alternatifs qui, eux, sont restés dans l’ombre, Nirvana est et reste un groupe mythique. D'ailleurs si on situe l’Âge d’Or du rock alternatif au début des années 1990, c’est aussi et peut-être même surtout grâce à Nirvana. Le groupe a permis d’offrir une audience plus large à la scène alternative, au point de devenir le genre référence du rock dans les années 1990. Au delà de cet aspect, Nevermind (1991) et In Utero (1993), portés par le son et la personnalité à fleur de peau de Kurt Cobain, sont et resteront des classiques indémodables et indispensables du rock. About a Girl (MTV Unplugged) (1994) . The Smashing Pumpkins Porté par le génial Billy Corgan, les Smashing Pumpkins ont dans les années 1990 marqué le rock alternatif grâce à au moins trois coups de maître : Siamese Dream (1993) – un des meilleurs disques alt rock des 90s ; Mellon Collie and the Infinite Sadness (1995) – magistral double-album qui s'apparente presque à une synthèse de l’ensemble des sous-genres de l’alt rock et qui annonce son futur ; et Adore (1998) – sublime album d’une profonde mélancolie et teinté d’électronique qui, comme l’avait déjà fait le Ok Computer de Radiohead (1997), affirme bel et bien que l’avenir de la musique, qu’elle soit pop ou rock passera par l’électro. Doté d’un son alternatif qui puise ses racines aussi bien dans le psychédélisme, le gothique, le shoegazing que dans la dream pop, les Smashing Pumpkins ont offert une musique puissante et à fleur de peau, reconnaissable entre mille. Le groupe s’est séparé en 2000, avant de revenir avec deux nouveaux opus, l’un en juillet 2007, l’autre en juin 2012, et de nombreux EPs. (voir le topic The Smashing Pumpkins, dans la partie actualité des stars, pour de plus amples informations) . Pearl Jam Rescapé du mouvement grunge, le groupe originaire de Seattle Pearl Jam a débuté sa carrière d’une exceptionnelle manière avec trois très bons albums : Ten (1991), Vs. (1993) et Vitalogy (1994). Après avoir enchaîné les albums de bonne facture, le groupe a néanmoins montré quelques signes de fatigue ces dernières années, notamment sur Backspacer (2009), en offrant un son certes plus mature, mais moins convaincant. Pearl Jam reste cependant un des grands groupes du rock contemporain encore en activité et chacun de leurs albums et chaque tournée sont entendus avec un très large intérêt et une grande impatience par les critiques et les millions de fans. . PJ Harvey Si l’on associe souvent au rock l’image de la masculinité, de nombreuses femmes ont réussi à imposer leur marque au sein du rock, et dans ce qui nous occupe ici le rock alternatif : c’est le cas de Kim Gordon (Sonic Youth), Kim Deal (Pixies, The Breeders), Liz Phair, Courtney Love, Alanis Morissette, Fiona Apple, Tori Amos, Shirley Manson (Garbage), des groupes riot grrrl (Babes in Toyland, L7, Bikini Kill) ou encore de PJ Harvey. L’Anglaise a d’ailleurs toujours été quelque peu à la marge d’un mouvement bien défini, préférant rouler sa bosse comme elle l’entend. C’est cependant sous la houlette du grand producteur de rock alternatif Steve Albini (ex membre de Big Black) qu’elle sortira son superbe Rid of Me en 1993. Depuis le début des années 1990, PJ Harvey propose un rock teinté d’inspirations diverses (blues, punk, électronique, folk). En 2011, elle sort Let England Shake, son huitième album, et reçoit un accueil critique absolument exceptionnel, faisant d’elle définitivement l’une des artistes féminines les plus talentueuses de sa génération. (voir le topic PJ Harvey pour de plus amples informations) . Nine Inch Nails Roi du rock industriel, Trent Reznor est aujourd’hui l’un des artistes rock les plus respectés et est considéré comme l’un des artistes les plus importants et les plus influents de tous les temps. Admiré par David Bowie, Bob Ezrin, Marilyn Manson, Steven Wilson ou encore Timbaland, Trent Reznor et son groupe ont écrit quelques-unes des plus belles et des plus violentes pages du rock alternatif. Le chef-d’œuvre incontesté s’intitule The Downward Spiral (1994), d’une noirceur et d’une agressivité absolument magistrales. Wish (1992) . Hole On se souvient probablement plus facilement de Courtney Love, artiste délurée et veuve de Kurt Cobain, que de son groupe Hole. Pourtant, Hole a marqué le rock alternatif avec des albums de bonne facture et en particulier, Live Through This (1994) à l’inspiration power pop et grunge que Rolling Stone et le TIME Magazine classent parmi les plus grands albums de tous les temps. Au-delà des frasques, Courtney Love a offert au monde une musique d’une grande authenticité, porté par des textes, tantôt mélancoliques, et dotés d’une poésie et d’une force tout à fait poignantes, tantôt un peu plus légers, et reflétant à merveille l’éternel révolte adolescente. Celebrity Skin (1998) . Blur L’une des grandes figures du rock anglais de ses vingt dernières années, Blur a balancé un son britpop frais tout au long des 1990s. On se souvent aisément des sautillants « Girls & Boys », « Song 2 » et autres « Charmless Man ». Le groupe se sépare en 2003 après un très bon Think Tank, avant de se reformer en 2009 pour une série de prestations live et peut-être un nouvel album en préparation. . Oasis Éternels rivaux de la bande de Damon Albarn, Oasis a au moins écrit deux albums-clés des 1990s : Definitely Maybe (1994) et (What’s the Story) Morning Glory ? (1995). Si les plus optimistes voyaient en la joyeuse équipe des frères Gallagher les héritiers des Beatles, il a été ennuyeux de constater que tout au long de leur carrière, les membres d’Oasis n’ont pas réussi à réitérer l’excellence des deux premiers efforts studio. Ainsi de 1997 à 2008, les Gallagher nous ont offert tout au mieux des albums de bonne facture, et même parfois des albums franchement très moyens (Heathen Chemistry, 2002). Wonderwall (1995) . Radiohead En 2012, Radiohead est l’un des rescapés du mouvement alternatif, même si le son de Thom Yorke et de sa bande a tellement évolué depuis Pablo Honey (1993) et The Bends (1995) qu’il n’a peut-être plus grand-chose à voir avec le rock alternatif d'hier. Néanmoins, même sur l’électronique The King of Limbs (2011) ont entend encore de bons vieux accents de cette bonne vieille époque alternative. (voir le topic Radiohead, créé par Jig of Life dans la partie critiques, pour de plus amples informations) . Beck Le cowboy solitaire du rock alternatif est aussi, au même titre qu’un Bowie, un véritable caméléon du rock. Qu’il pioche dans les tiroirs variés du folk rock hippie, du grunge sludge, du hip-hop oldschool, de l’electro-funk sexy, de la bossanova ensoleillée ou de la pop française des années 70, Beck arrive à ravir ses fans depuis le début des années 1990 avec une musique à chaque fois inédite. Fils de Bibbe Hansen, l’une des sombres égéries d’Andy Warhol, Beck s’est principalement illustré ces dernières années dans la production pour Thurston Moore, Stephen Malkmus & The Jicks, ou Charlotte Gainsbourg. Loser (1993) . Garbage Fondé par Butch Vig, le producteur du Gish des Smashing Pumpkins (1991), du Nevermind de Nirvana (1991), ou encore du Dirty de Sonic Youth (1992), Garbage a balancé de 1995 à 2005 un rock alternatif, fait d’influences diverses et de bidouillages électro. En 2012, le groupe nous sert un nouvel effort studio intitulé Not Your Kind of People. (voir le topic créé par Shiva* dans la partie Rock, Folk, Indé pour de plus amples informations sur l'actualité du groupe) . . Autres artistes : The Feelies, Big Black, The dB's, Violent Femmes, Let's Active, The Cure, The Smiths, Throwing Muses, Meat Puppets, Mission of Burma, Dinosaur Jr., Green River, Jane’s Addiction, Screaming Trees, The Vaselines, Mudhoney, Mother Love Bone, Primal Scream, The Wedding Present, The Stone Roses, The La’s, The Afghan Whigs, Suede, Alice In Chains, Mad Season, Slint, Sugar, The Breeders, Belly, Guided by Voices, Blind Melon, Frank Black, Jeff Buckley, Pavement, Liz Phair, Alanis Morissette, Foo Fighters, etc. . The La’s – There She Goes (1988) . The Stone Roses – Waterfall (1989) . Alanis Morissette – You Oughta Know (1995) . . . . . . . .
  4. Rebecca Carlson

    David Lynch

    D A V I D L Y N C H Filmographie Avant-propos Artiste majeur de ces cinquante dernières années, David Lynch ne bénéficiait toujours pas d’un topic dédié à sa filmographie – régulièrement évoquée sur le forum. Créateur d’une poignée de films cultes (Mulholland Drive, Blue Velvet, etc.) et de la fameuse série Twin Peaks, Lynch est tout au long de sa carrière parvenu à ensorceler le public par son univers « lynchien » – c’est-à-dire novateur, brutal, puisant dans le surréalisme, l’imaginaire et l’esthétique des rêves et de l’insondable – aussi bien au cinéma, dans les arts visuels que, plus récemment, dans la musique. Carte d’identité Date de naissance : 20 janvier 1946 Lieu de naissance : Missoula, Montana, Etats-Unis Nationalité : Américaine Sexe : ♂ Profession : cinéaste, artiste visuel, musicien Œuvres principales Eraserhead (1977) Casting : Jack Nance, Charlotte Stewart, Allen Joseph, etc. Genre : Fantastique, horreur Synopsis : Abandonné par sa compagne, un homme doit s’occuper seul de leur enfant prématuré. Cette réalité difficile à supporter le conduit à s’enfoncer dans un univers fantasmatique. Distinctions : L’œuvre, considérée comme magistrale, est entrée en 2004 dans le très sélect National Film Registry. Elephant Man (1980) Casting : Anthony Hopkins, John Hurt, Anne Bancroft, etc. Genre : Drame Synopsis : Londres, fin du dix-neuvième siècle. Un chirurgien découvre un homme défiguré, devenu véritable phénomène de foire. Fasciné par la créature, Frederick, le chirurgien, décide de l’acheter. Distinctions : Huit nominations aux Oscars, quatre aux Golden Globes, sept aux BAFTA, et enfin trois récompenses aux BAFTA. Dune (1984) Casting : Kyle MacLachlan, Francesca Annis, Sting, etc. Genre : Science-fiction Synopsis : Installé sur la planète Dune, les Atréides sont exterminés par l’empereur Shaddam IV. Paul, héritier des Atréides, échappe au massacre. Distinctions : Une nomination aux Oscars. Blue Velvet (1986) Casting : Kyle MacLachlan, Isabella Rossellini, Dennis Hopper, etc. Genre : Thriller, néo-noir Synopsis : Un jeune homme découvre une oreille humaine dans un terrain vague. Intrigué, il compte mener l’enquête. Celle-ci le conduira à croiser une mystérieuse chanteuse de cabaret, répondant au nom de Dorothy Vallens. Distinctions : Treize récompenses, et neuf nominations (notamment aux Oscars et aux Golden Globes) ; présence sur les listes 100 Years… 100 Thrills et 100 Years… 100 Heroes and Villains de l’American Film Institute. Twin Peaks [série] (1990/91) Casting : Kyle MacLachlan, Michael Ontkean, Sheryl Lee, etc. Genre : Drame, fantastique, néo-noir Synopsis : Dans la petite ville de Twin Peaks, le cadavre de Laura Palmer, jolie lycéenne adorée de tous, est retrouvé sur le bord d’une rivière. Mais qui a tué Laura Palmer ? Distinctions : Trois Golden Globes, deux Emmy Awards, un Grammy Award, un Casting Society of America Award, et une pléthore de nominations ; considéré comme l’une des meilleures séries et/ou l'un des meilleurs shows télévisuels de tous les temps par de nombreuses revues, associations de critiques ou chaînes (Time Magazine, Empire, Entertainment Weekly, Channel 4, etc.) Sailor & Lula (1990) Casting : Nicolas Cage, Laura Dern, Willem Dafoe, etc. Genre : Comédie dramatique, thriller Synopsis : Deux amants déjantés, Sailor et Lula, fuient la mère de la jeune fille qui s’oppose à leur amour. Dans leur fuite, ils rencontreront autant d’obstacles que de dangereux personnages. Distinctions : La Palme d’Or à Cannes, une nomination aux Oscars, une autre aux BAFTA, et une dernière aux Golden Globes. Twin Peaks : Fire Walk with Me (1992) Casting : Kyle MacLachlan, David Bowie, Chris Isaak, etc. Genre : Drame, fantastique, néo-noir Synopsis : Le corps de Teresa Banks est découvert à Twin Peaks. L’agent Dale Cooper pressent qu’un nouveau meurtre va se produire très prochainement. Distinctions : Nommé pour la Palme d’Or. Lost Highway (1997) Casting : Bill Pullman, Patricia Arquette, Robert Blake, etc. Genre : Néo-noir, thriller, fantastique Synopsis : Un saxophoniste tue sa femme qu’il soupçonnait de le tromper et est condamné à la peine capitale. Le film raconte l’histoire de l’assassinat du point de vue des différentes personnalités de l’assassin lui-même. Distinctions : Nommé pour le Grand Prix de l’Union de la Critique du Cinéma. Une Histoire Vraie (1999) Casting : Richard Farnsworth, Sissy Spacek, Harry Dean Stanton, etc. Genre : Drame Synopsis : Alvin, soixante-treize ans, décide de quitter son village de l’Iowa afin de retrouver son frère avec lequel il est fâché depuis dix ans. Distinctions : Nommé pour la Palme d’Or, une nomination aux Oscars, deux aux Golden Globes. Mulholland Drive (2001) Casting : Naomi Watts, Laura Elena Harring, Justin Theroux, etc. Genre : Néo-noir, fantastique, drame Synopsis : Hollywood, dans la nuit. Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty, jeune actrice qui vient de débarquer à LA, qui va l’aider à retrouver son identité. Distinctions : Nommé pour la Palme d’Or, récompensé du prix de la mise en scène au Festival de Cannes, une victoire aux BAFTA, une nomination aux Oscars, deux aux BAFTA, quatre aux Golden Globes ; cité « film de la décennie » par une dizaine de magazines et par la Los Angeles Film Critics Association. Inland Empire (2006) Casting : Laura Dern, Justin Theroux, Jeremy Irons, etc. Genre : Thriller, fantastique, drame Synopsis : Actrice et épouse d’un fortuné, Nikki Grace est sélectionnée pour un rôle dans une nouvelle production hollywoodienne. Elle apprend que le film a déjà fait l’objet d’un tournage et a dû être suspendu suite à l’assassinat des deux acteurs principaux. Distinctions : Second meilleur film de 2007 selon Les Cahiers du Cinéma, et dans les listes « thirty best films of the 2000s » (Sight & Sound) et « 10 most underrated movies of the decade » (The Guardian). Twin Peaks: The Return (2017) Casting : Kyle MacLachlan, Laura Dern, Robert Forster, etc. Genre : Drame, fantastique, néo-noir Synopsis : Il y a ving-cinq ans, la jeune Laura Palmer est retrouvée morte dans la petite ville de Twin Peaks et le loufoque agent Dale Cooper du FBI est choisi pour mener l'enquête. Twin Peaks reste profondément marqué par l'affaire et ses mystères et le Mal semble être toujours présent. Distinctions : (en cours de diffusion: à venir)
  5. Rebecca Carlson

    Nine Inch Nails - Bad Witch

    En attendant, petite piqûre de rappel... NIN, c'est... Trent Reznor, c'est... l'un des 'groupes' les plus influents de tous les temps, c'est... un style musical unique et jusqu'au-boutiste qui réussit l'exploit de rassembler critiques et public, c'est... un art du buzz et de l'inventivité, c'est une discographie de haut vol: Pretty Hate Machine (1989) Broken (EP) (1992) The Downward Spiral (1994) The Fragile (1999) With Teeth (2005) Year Zero (2007) Ghosts I-IV (2008) The Slip (2008) Hesitation Marks (2013) Pour en savoir plus sur Nine Inch Nails et le rock alternatif: Rock Alternatif • This Is What You Get Chiffres de vente (discographie complète)
  6. Rebecca Carlson

    The Cure | L'intégrale

    T H E C U R E L’Intégrale 17 seconds of compassion 17 seconds of peace 17 seconds to remember love is the energy behind which all is created 17 seconds to remember all that is good 17 seconds to forget all your hurt and pain 17 seconds of faith 17 seconds to trust you again 17 seconds of radiance 17 seconds to send a prayer up 17 seconds is all that you need (Poème extrait du livret de l’album Adore des Smashing Pumpkins) 1. IT’S NOT A CASE OF TELLING THE TRUTH Groupe fondamental du rock anglais, The Cure est issu de la mouvance post-punk. Alors que leurs albums et singles ont fait le tour du monde et des charts, les Anglais ne disposaient toujours pas de leur propre topic (seul le sujet Nobody Knows That I’m New Wave, dans lequel une vignette leur est consacrée, permettait de discuter du groupe). Cette lacune est désormais comblée avec la création de cette intégrale. Nous parlerons ici de la bande à Robert Smith, nous découvrirons leur discographique, nous demanderons conseil, nous foutrons le bordel en bons enfants du rock. Je me livre tout d’abord à une rapide présentation des différents albums du groupe, ainsi que, en spoiler, des inédits importants qui ont jalonné la carrière du groupe (« Boys Don’t Cry », « Never Enough », « Killing an Arab », etc.). 2. DISTANT NOISES OF OTHER VOICES THREE IMAGINARY BOYS Premier album studio de The Cure, Three Imaginary Boys est sorti à la même période que « Killing an Arab », « Boys Don’t Cry » et « Jumping Someone Else’s Train » – trois excellents singles qui ne se retrouvent pas sur ce premier opus, mais qui apparaitront dans la version américaine sortie près d’un an plus tard sous le nom de Boys Don’t Cry. En 1979, année de parution de Three Imaginary Boys, le punk commence à plafonner et de nombreux groupes apparaissent avec une identité sonore nouvelle – la primitivité et la fureur punk font de plus en plus place aux sonorités plus diversifiées, plus travaillées, plus arty également. The Cure, mais aussi Gang of Four, Echo & The Bunnymen, Talking Heads ou encore Joy Division, font partie de cette mouvance post-punk. La fin des seventies est donc intimement liée à ce courant musical qui constitue même le point zéro du rock moderne, tant ce style musical fortement transitoire a évolué en une panoplie de genres différents qui continuent aujourd’hui d’être creusés et exploités (rock alternatif, rock industriel, rock gothique, synthpop, dance-punk, etc.). Très chaudement accueilli par la critique, Three Imaginary Boys représente un excellent début de la part de trois garçons d’à peine vingt ans. Le groupe se cherche encore – ce qui est normal – mais les morceaux, tous assez courts, sont pertinents et vont à l’essentiel. On peut noter également qu’il s’agit de l’unique album de The Cure qui ne contient aucun clavier (instrument qui pourtant deviendra tellement propre au son « cure ») et qui repose sur le trio de base ‘guitare-basse-batterie’ (seul un harmonica vient se glisser sur « Subway Song »). Les chansons « 10:15 Saturday Night » et « Three Imaginary Boys » font encore aujourd’hui partie des (très nombreux) incontournables que l’on est susceptible d’entendre en assistant à un concert du groupe. L’opus sous sa version américaine, Boys Don’t Cry, fait partie des 500 meilleurs albums de tous les temps selon Rolling Stone. Morceaux phares : « 10:15 Saturday Night », « Three Imaginary Boys », « Fire in Cairo » Coup de cœur de Rebecca : « Grinding Halt » SEVENTEEN SECONDS Moins d’un an après Three Imaginary Boys, The Cure revient déjà dans les bacs et c’est pour marquer un gros, gros coup dans leur carrière. Seventeen Seconds. Robert Smith n’a encore que vingt ans quand il compose cet album dans la maison familiale : depuis Three Imaginary Boys, il semble pourtant avoir énormément grandi musicalement. Premier disque de la fameuse trilogie gothique (composée de Seventeen Seconds, Faith et Pornography), l’opus est caractérisé par des sonorités froides, nocturnes, et minimalistes. Dès l’instrumental d’ouverture, « A Reflection », son piano lugubre et ses chœurs fantomatiques, le décor est planté et l’on est invité dans un monde parallèle, certes nocturne comme je le disais, mais au final peut-être également lumineux, mais d’une lumière aveuglante, froide et chirurgicale. Ce qui frappe aussi à l’écoute du disque, c’est cette rythmique binaire, ce traitement froid de la batterie qui ajoute au minimalisme ambiant et à l’atmosphère froide et hypnotisante. Porté par l’angoissant « A Forest », premier single et grand classique du répertoire du groupe, Seventeen Seconds demeure pour les fans et la bande à Robert Smith une boîte à bijoux dans laquelle on retrouve quelques-uns des incontournables des setlists des concerts (« Play for Today », « In Your House », « M », etc.). L’album, tout comme les deux suivants, jouera beaucoup dans l’image goth qui colle au groupe. À sa sortie, l’album se vend correctement mais ne rencontre pas un grand succès critique ; cependant, à l’image de certains classiques de Pink Floyd, de Nirvana ou de Led Zeppelin, Seventeen Seconds sera réhabilité et constitue encore aujourd’hui un incontournable dans la carrière du groupe anglais. Ainsi, Q Magazine, par exemple, classe l’opus à la 65ème position des meilleurs albums britanniques. Seventeen Seconds fait également partie du célèbre livre 1001 Albums You Must Hear Before You Die. Notons également que la mini-plage de fermeture de l’album Adore des Smashing Pumpkins, intitulée « 17 », est clairement un hommage au deuxième opus de The Cure. Morceaux phares : « A Forest », « Play for Today », « In Your House », « M », « At Night » Coup de cœur de Rebecca : « Secrets » FAITH Près d’un an jour pour jour après Seventeen Seconds, paraît le second volet de la trilogie dite ‘dark’, Faith. Le titre de ce nouvel effort studio et la pochette (soi-disant une photo de l’abbaye de Bolton, située dans le nord de l’Angleterre, prise dans le brouillard) augurent une thématique empreinte de religieux – Seventeen Seconds abordait les thèmes de la solitude, de la mort, ou encore de la nuit, on reste donc avec Faith dans la tradition du romantisme noir. « I kneel and wait in silence/As one by one the people slip away/Into the night » chante Robert Smith sur le morceau d’ouverture « The Holy Hour ». Le spirituel se mêle à la dévotion, à la nuit, à la mort. Les ambiances funéraires sont plus que jamais présentes (les superbes et vaporeux « All Cats Are Grey » et « The Funeral Party » qui annoncent tous deux déjà Disintegration (1989), l’un des sommets de la discographie du groupe). Au-delà des thématiques sombres et de la couleur froide qu’il partage avec son prédécesseur, Faith s’éloignent quelque peu de l’ultra-minimalisme de Seventeen Seconds sur la plupart des morceaux et certains se montrent également beaucoup plus pêchus : le single « Primary » (d’abord conçu sous le nom « Cold Colours », ça ne s’invente pas) ou « Doubt ». L’opus se clôt sur la langoureuse et plaintive « Faith » et sur les mots « I went away alone/With nothing left/But faith » : la foi, la solitude, la mort, toujours. Coincé entre les ultra-cultes Seventeen Seconds et Pornography (1982), Faith apparaît souvent comme le volet sous-estimé de la Trilogie. Pourtant, il n’a rien à envier à ses deux frères et se révèle peut-être même comme le mieux coté par les critiques (Faith est le volet préféré de Pitchfork et de Stylus Magazine, notamment). Morceaux phares : « Primary », « All Cats Are Grey », « Faith » Coup de cœur de Rebecca : « The Funeral Party » PORNOGRAPHY Dernier volet de la Trilogie, Pornography est un brillant exemple d’album descendu par la critique à sa sortie et pourtant bénéficiant aujourd’hui d’une incroyable aura. Incontournable dans le cœur de nombre de fans, Pornography transforme l’amère grisaille de Seventeen Seconds et de Faith en noirceur absolue. Tout au long de l’opus, l’auditeur est assailli par des guitares violentes et plaintives, un chant désespéré et plein de rage autodestructrice, une batterie lourde, des claviers oppressants, et des thématiques aussi joyeuses qu’un suicide collectif pendant un enterrement. Il faut dire que psychologiquement les membres de The Cure n’étaient pas au top durant les sessions de Pornography : Robert Smith nourrissait des tendances suicidaires, et pas mal de drogue circulait. On est face à un album très difficile d’accès donc qui peut sembler totalement opaque si on l’appréhende à la légère. Pourtant, pour la première fois, The Cure parviendra avec cet album à se classer dans le top 10 anglais, alors qu’aucun vrai single n’eût été exploité – seul un disque 4-titres intitulé A Single est paru en édition limitée. Quant aux chansons « One Hundred Years » et « Cold » ou encore le superbe « A Strange Day », qui traite de l’apocalypse, elles se retrouvent dans les meilleures setlists du groupe. NME, qui caractérise la production de l’album de « Phil Spector in Hell », a récemment classé l’album à la 6ème position parmi les « 50 Darkest Albums Ever ». Slant Magazine l’a inclus dans sa liste des meilleurs disques des 1980s. Enfin, l’opus, qualifié par Spin de « high-water mark for goth’s musical evolution », a été cité comme influence majeure par les groupes Deftones, System of a Down ou par Mickey 3D. Avec Pornography, Robert Smith et The Cure ont atteint le stade ultime du gothique ; ils vont donc rapidement faire évoluer le son du groupe. Morceaux phares : « One Hundred Years », « The Hanging Garden », « A Strange Day », « Cold » Coup de cœur de Rebecca : « The Figurehead » JAPANESE WHISPERS À peine cinq petits mois après la sortie de Pornography, The Cure opère un virage à 180° en publiant un single inédit intitulé « Let’s Go to Bed », une chanson new wave qui rappelle par moment le « Tainted Love » de Soft Cell, paru un an plus tôt. À peine sorti de désintox, Robert Smith veut concevoir une chanson qui serait à l’opposé de ce que The Cure représentait à l’époque, c’est-à-dire troquer les ambiances froides et dépressives contre des sons plus pop et dansants. « Let’s Go to Bed » trouve en réalité son origine d’une démo enregistrée durant les sessions de Pornography (« Temptation »), mais celle-ci a été totalement réécrite pour lui conférer le côté joyeux recherché. Le single, qui sera plus de vingt-cinq ans plus tard samplé par Rihanna et son « S&M », rencontre à l’époque un certain succès et ouvre la porte à deux autres singles synthpop et new wave : « The Walk » et « The Love Cats », tous deux des succès en Europe et en Océanie. « The Love Cats », le plus gros hits parmi ces trois singles, montre le côté fun du groupe, ainsi que son second degré : une facette qui aujourd’hui ne fait plus aucun doute, mais qui ne semblait pas si évidente quelques années/mois auparavant durant la période coldwave. Surfant sur un succès new wave fraîchement acquis, The Cure sort à la fin de l’année 1983 la compilation Japanese Whispers : The Cure Singles Nov 82 : Nov 83 dans laquelle se retrouvent les trois singles ainsi que leurs faces b. Si l’atmosphère générale, faite de boîtes à rythme et de synthés funky, tranche avec les trois précédents disques, la froideur gothique se manifeste néanmoins sur les b-sides « Lament » et « Just One Kiss ». Ne nous y trompons pas cependant : on reste tout de même loin de la glaciale désespérance des chansons que composaient un Pornography par exemple. Morceaux phares : « Let’s Go to Bed », « The Walk », « The Love Cats » Coup de cœur de Rebecca : « The Upstairs Room » THE TOP The Top (1984) est un album qu’on a tendance à oublier un peu facilement dans la discographie de The Cure. Il faut avouer que cet effort studio n’est pas des plus mémorables : les critiques sont clairement divisées, l’accueil commercial n’est pas très convaincant (sauf au Royaume-Uni où l’album grimpe à la 10ème place dans les charts) et il n’y a pas de très grande chanson. Enregistré à un moment délicat dans la vie du groupe, The Top est en réalité presque un album solo de Robert Smith : suite au départ (provisoire) de Simon Gallup, il signe en effet toutes les compositions et joue de tous les instruments à l’exception de la batterie. Pourtant, ce cinquième opus, sorti très peu de temps après « The Love Cats » et Japanese Whispers, n’est pas complètement inintéressant : c’est un album de transition qui permet de voir plus clair dans l’évolution sonore du groupe. On retrouve ainsi des sonorités que Robert Smith a exploité par le passé et d’autres qu’il travaillera d’autant plus sur les albums suivants, le tout arrosé de beaucoup de psychédélisme : on voyage de leur période gothique (« Wailing Wall », « Shake Dog Shake »), à la new wave (l’unique single « The Caterpillar » et le très beau « The Empty World » et son rythme martial), en passant par la pop soyeuse et mélancolique (« Dressing Up » qui annonce certains titres de Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (1987)), et par les nombreuses expérimentations (« The Top », « Bananafishbones »). Si l’on devait rapprocher The Top d’un album des Beatles, ce serait de Yellow Submarine (mais en plus dark) : psyché, halluciné, fou, mais rarement grandiose. Un psychédélisme et une folie que l’on rencontre également dans le clip vidéo totalement barré qui accompagne « The Caterpillar », tourné dans une serre de Londres. Morceaux phares : « The Caterpillar », « Shake Dog Shake » Coup de cœur de Rebecca : « The Empty World » THE HEAD ON THE DOOR Après une tournée mondiale et une pause discographique nécessaire d’un peu plus d’un an, The Cure revient avec un sixième album studio, The Head on the Door, et se montre particulièrement inspiré. Conduit par le superbe single « Inbetween Days », sorti un mois plus tôt, The Head on the Door va bien fonctionner dans les charts européens et océaniens ; de plus, le groupe va enfin commencer à se faire une place aux Etats-Unis – territoire qui lui était jusqu’alors plutôt hostile. Sur cette nouvelle galette, les Anglais proposent des ambiances pop, new wave et gothique. Les compositions positives qui foutent le smile (« Inbetween Days », « Six Different Ways », « Close to Me ») se mêlent sans souci aux morceaux plus sombres (l’océanique « Sinking » ou « A Night Like This », qui sera souvent repris, notamment par les Smashing Pumpkins dix ans plus tard). Les sonorités sont parfois même très funky (« Screw »). The Cure se montre aussi très uni à l’époque : Simon Gallup revient dans le groupe et Porl Thompson, qui faisait figure de petit collaborateur sur The Top, s’ajoute officiellement à l’équipe. Considéré comme l’un des nombreux grands disques de The Cure, The Head on the Door reçoit de très bonnes critiques. AllMusic déclare qu’avec cet album « Robert Smith figured out how to make gloom and doom danceable and popular to both alternative and mainstream rock audiences ». Les clips des célèbres singles « Inbetween Days » et « Close to Me » tournent régulièrement sur MTV tandis que des ados montent leur groupe de rock et répètent « A Night Like This » et « Push » dans leur garage. The Head on the Door ouvre en grande pompe cette glorieuse ère pour The Cure où succès critique et commercial vont être conjugués. Le temps est donc parfait pour une première rétrospective, concrétisée l’année suivante avec la sortie du premier best of, Standing on a Beach (1986). Morceaux phares : « Inbetween Days », « Close to Me », « A Night Like This » Coup de cœur de Rebecca : « Push » KISS ME, KISS ME, KISS ME Premier et unique double-LP de The Cure, Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me constitue une étape très importante dans la carrière du groupe. Deux ans se sont écoulés depuis The Head on the Door et un an depuis la sortie du premier best-of Standing on a Beach, qui suscitèrent tous deux l’enthousiasme du public. Septième album des Anglais, Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me est celui de la conquête de l’Amérique : à coup de très jolis singles pop (« Why Can’t I Be You ? », « Catch », « Hot Hot Hot !!! » et bien entendu « Just Like Heaven »), le groupe est parvenu à séduire les quatre coins du globe. Si les chansons extraites ont beaucoup joué dans l’image « fun » qui colle à l’album, Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me n’échappe pas aux fantômes de Robert Smith qui s’expriment ici dans une pléiade de morceaux plus sombres et torturés (« The Kiss », « Snakepit », « Shiver and Shake », l’orientalisant « If Only Tonight We Could Sleep », etc.). Que l’on préfère le Cure pop et foufou ou le Cure angoissé et angoissant, on trouve son compte dans ce brillant disque, long de dix-huit titres. Aucun titre n’est faible : tous sont différents et s’agencent parfaitement les uns avec les autres pour former un ensemble cohérent et riche. Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me semble avoir été composé comme un disque ultime, comme le summum du savoir-faire que Cure a acquis avec les années, comme un témoignage du passé, du présent et la promesse d’un futur lumineux. Le disque reçoit à sa sortie un très bon accueil critique et public, et les années n’ont fait qu’ajouter à son aura. Quant au multi-repris « Just Like Heaven », on le retrouve parmi les meilleures chansons de tous les temps selon Rolling Stone ou dans le classement des plus belles chansons d’amour établi en 2005 par Entertainment Weekly. Morceaux phares : « Just Like Heaven », « Why Can’t I Be You ? », « Catch », « If Only Tonight We Could Sleep » Coup de cœur de Rebecca : « Snakepit » DISINTEGRATION C’est un Robert Smith au sommet de sa créativité que l’on retrouve en 1989, année de parution du grandiose Disintegration, huitième album de son groupe. Alors que les deux précédents albums faisaient la part belle aux compositions plus pop et optimistes, The Cure marque avec ce nouveau disque un fracassant retour au rock gothique. Et le résultat est pour le moins exceptionnel ! Le « suicide commercial » que craignait la maison de disque, Fiction, à l’époque n’aura pas lieu : fort de singles mémorables qui ont fait entrer le goth dans les charts (le culte « Lullaby », le très rock « Fascination Street », le tendre « Lovesong », repris par Adele en 2011, ou le superbe et mélancolique « Pictures of You », l’une des meilleures chansons de tous les temps selon Rolling Stone), Disintegration sera même le plus grand succès du groupe. Dès la première et sublime plage d’ouverture « Plainsong » – que certains considèrent comme l’une des plus brillantes introductions d’album jamais écrites – l’auditeur est plongé dans un monde parallèle total et cohérent : l’ensemble, dominé par des synthés vaporeux et des guitares, est froid et sombre, mais, contrairement à Pornography par exemple, la désespérance nihiliste ne se manifeste que très rarement, préférant la beauté pure de la plus humaine des mélancolies. La vaste majorité des morceaux de Disintegration sont devenus des classiques fréquemment joués en live (de « Prayers for Rain », qui donna son nom à la tournée mondiale de 1989, à l’abyssal « The Same Deep Water as You » en passant par l’infernal « Disintegration »). Meilleur album de 1989 selon Melody Maker, respectivement 15ème, 17ème et 38ème des meilleurs disques des années 1980 sur les listes de Slant Magazine, Q Magazine et Pitchfork, 14ème meilleur album des vingt-cinq dernières années selon Entertainment Weekly (liste établie en 2008), sans oublier qu’il fait partie de la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps concoctée par Rolling Stone et qu’on le retrouve bien entendu parmi les 1001 Albums You Must Hear Before You Die : Disintegration est le magnum opus de The Cure. Morceaux phares : « Lullaby », « Fascination Street », « Lovesong », « Pictures of You », « Disintegration » Coup de cœur de Rebecca : « Plainsong » WISH Balancé au printemps 1992, le neuvième album de The Cure, sobrement intitulé Wish, a la lourde tâche de succéder à Disintegration. Alors que Robert Smith aurait bien pu se contenter d’une redite de ce disque d’inspiration gothique, il a plutôt choisi de livrer ici un album bien plus proche d’un Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me où les pop songs inspirées (les singles « High » et « Friday I’m in Love » ou encore « Wendy Time ») côtoient les longues plages beaucoup plus dark et atmosphériques (« Open », « Apart », ou encore le gros classique des concerts, « From the Edge of the Deep Green Sea »). Si Wish n’a pas l’implacable classe du précédent album, The Cure parvient tout de même à aligner de très jolies mélodies sur toute la longueur du disque et aucun morceau ne déçoit véritablement. À une époque où le rock mainstream connaît une mutation sous l’impulsion des groupes grunge et issus de l’underground alternatif, les rescapés du post-punk british montrent qu’ils en ont encore sous la pédale. Ajoutons également que l’opus est le premier à ne pas mentionner dans les crédits le batteur et claviériste Lol Tolhurst, viré durant les sessions de Disintegration, et également le dernier sur lequel ont joué Boris Williams et Porl Thompson, ce dernier reviendra seize ans plus tard sur 4:13 Dream. À sa sortie, l’album ne traînera pas à se classer en tête des charts britanniques et australiens et à la 2ème place des charts américains : les meilleurs classements de The Cure à ce jour. Les singles « High » et « Friday I’m in Love » rencontreront eux aussi un grand succès. Les critiques se montreront, quant à elles, assez positives, sans égaler bien entendu le triomphe de Disintegration. Enfin, Wish a été nommé aux Grammy Awards dans la catégorie Best Alternative Music Album. Morceaux phares : « High », « Friday I’m in Love », « A Letter to Elise », « From the Edge of the Deep Green Sea » Coup de cœur de Rebecca : « Apart » WILD MOOD SWINGS Quatre ans après Wish – à l’époque la plus longue absence discographique de The Cure – paraît Wild Mood Swings : un album qui à sa sortie divise et qui divise encore aujourd’hui. L’album s’ouvre sur une vraie perle – le très dark « Want », avec ses cloches high-hopesques, ses guitares torturées, sa batterie orageuse et son chant puissant et désabusé (« But however hard I want/I know deep down inside/I’ll never really get more hope/Or any more time ») – puis se poursuit sur le très correct et très rock « Club America » : ces deux premiers titres semblent promettre un bon opus avec un groupe créatif et inspiré. Malheureusement, on patine assez vite : les morceaux pop (« Strange Attraction », « Round & Round & Round », « Return ») ne valent pas ce que le groupe a proposé par le passé, les titres plus sombres (« This Is a Lie », « Numb ») manquent souvent de ce fameux sel vital, quant au premier single, « The 13th », sorte de « The Love Cats » moderne, il n’a rien de bien folichon si ce n’est des trompettes cool. Avec Wild Mood Swings, The Cure refait trop souvent ce qu’il a déjà fait par le passé et, mis à part quelques exceptions (« Want », « Jupiter Crash », « Treasure »), ne parvient pas à sublimer un savoir-faire, ni même à l’égaler. Il faut dire qu’après Wish, les Britanniques n’étaient pas très, très loin de la séparation. En effet, les départs multiples (Williams, Thompson, Tolhurst) ont fragilisé le groupe ; Simon Gallup aussi a dû s’absenter durant plusieurs mois après le Wish Tour pour des raisons de santé. Le forme n’était donc pas au top au sein de la formation. À sa publication, l’album a, comme dit précédemment, divisé les fans et a reçu un accueil critique tout au plus correct. Wild Mood Swings est également avec The Top et (le plus récent) Bloodflowers l’un des moins joués en live. Morceaux phares : « The 13th », « Mint Car », « Want » Coup de cœur de Rebecca : « Treasure » BLOODFLOWERS Une pochette et un titre qui sentent bon le gothique trash : avec Bloodflowers (2000), Robert Smith et The Cure marquent leur retour pour le nouveau millénaire avec une musique gothique de bonne facture. Neuf titres composent la nouvelle galette et aucun single ne sera exploité – aucune chanson n’aurait été exploitable dans tous les cas. Ici, rien n’est radiophonique ou télévisuelle, et certainement pas la belle et très longue plage « Watching Me Fall » : avec une durée de plus de onze minutes, il s’agit du plus long morceau à être à ce jour apparu sur un album studio des Anglais. Selon Robert Smith, Bloodflowers achève la trilogie – encore une ! – des albums qui définissent le mieux le son ‘The Cure’, les deux autres étant Pornography et Disintegration : que des disques gothiques donc. Etant donné que ces deux albums ont acquis avec les années un statut culte, une telle déclaration – qui écarte les tout aussi brillants côtés pop du groupe qui s’illustrent sur The Head on the Door ou encore Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me – ressort forcément d’une tentative commerciale qui vise à regagner les fans qui ont été déçu par Wild Mood Swings, voire par Wish. La trilogie (Pornography, Disintegration, Bloodflowers) représente, par contre, très bien les différents aspects gothiques du groupe, et l’évolution de ceux-ci sur une période de près de vingt ans – période entrecoupée par des albums pop, new wave, ou plus alternatifs qui ont conduit irrémédiablement à l’auto-enrichissement de l’identité sonore du groupe. En cela, appréhender ces trois albums conjointement est très intéressant. Alors que Pornography est animé d’une rage nihiliste oppressante et Disintegration par des sonorités sombres et atmosphériques qui oscillent entre les mondes du rêve et du cauchemar, Bloodflowers propose de longues plages downtempos et sophistiquées non plus oniriques ni cauchemardesques, mais où le spleen revêt un caractère bien réel. Après l’accueil mitigé de Wild Mood Swings, Bloodflowers est salué par les fans et les critiques qui voient le retour d’un Robert Smith inspiré. L’opus sera nommé en 2001 pour le Grammy Award du meilleur album de musique alternative. Morceaux phares : « Out of This World », « Bloodflowers » Coup de cœur de Rebecca : « The Loudest Sound » THE CURE Suite au départ de chez Fiction, The Cure rejoint les rangs de Geffen et sort en 2004 un onzième album au titre curieusement éponyme. Co-produit par le producteur de métal Ross Robinson, The Cure offre un son lourd et énergique de bout en bout. L’ensemble est également assez torturé ; ainsi, les sonorités plus joyeuses et pop n’apparaissent quasiment pas – à l’exception de « (I Don’t Know What’s Going) On » et du single « Taking Off », même si là aussi ce sont les grosses guitares qui mènent la cadence. Quant aux influences gothiques, elles se manifestent parfois (« Anniversary », « Labyrinth », la très longue plage « The Promise ») mais ne constituent, à l’inverse du précédent album Bloodflowers, pas un trait distinctif du disque. Presque jamais pop, rarement gothique, on a donc affaire à un album de rock pur et sombre qui puise ses racines dans le post-punk le plus primitif. Au-delà du travail de production, l’aspect très rock, très brut de l’ensemble découle aussi du parti pris d’avoir voulu enregistrer cet album, certes en studio, mais comme un disque live. Il y une spontanéité et une rugosité assez inédites pour le groupe. Le premier single choisi, « The End of the World » – l’un des titres les plus faciles d’accès du disque – fonctionnera bien et se classera à des places honorables ; le clip vidéo sera régulièrement diffusé sur les chaînes musicales. À sa sortie, The Cure obtient un très bon accueil critique et se classe bien un peu partout – dans les tops 10 anglais, américains, français et allemands entre autres. The Guardian, par exemple, décrit l’album comme « [a] masterful performance all round ». Robert Smith, quant à lui, déclare « si vous n’aimez pas cet album, vous n’aimez pas The Cure » : rien que ça ! Morceaux phares : « The End of the World », « Taking Off », « alt.end » Coup de cœur de Rebecca : « Before Three » 4:13 DREAM À nouveau quatre années se sont écoulées avant la parution d’un nouvel album. Avec un titre comme 4:13 Dream, The Cure fait référence à ses visages les plus gothiques. L’ensemble, pourtant, sonne comme le digne successeur de The Cure : rock, puissant, le plus souvent pêchu, rarement gothique, mais contrairement à son prédécesseur, 4:13 Dream se livre avec beaucoup moins de pudeur à la pop (les singles « The Only One », « The Perfect Boy » ou encore « Sirensong ») et offre également une piqûre de rappel des côtés les plus barrés du groupe (« Freakshow »). Introduit par la superbe pièce atmosphérique « Underneath the Stars », 4:13 Dream est un album correct où la majorité des chansons ont leur place et témoignent du savoir-faire de Robert Smith – même si trente ans après le début de sa carrière, on peut regretter le trop régulier usage des vieilles recettes avec lesquelles le leader excelle mais qui ne lui permettent plus de surprendre son audience. Interrogé par Télérama à l’été 2012, il déclare que la (très bonne) chanson « The Hungry Ghost » fait partie de ses plus grandes fiertés en tant que compositeur. L’album, qui est accueilli honorablement par les critiques et les fans, a engendré quatre singles (« The Only One », « Freakshow », « Sleep When I’m Dead » – qui paraît-il tire son origine d’une démo écrite à l’époque de The Head on the Door – et « The Perfect Boy »), qui sont sortis selon un rituel bien précis : de mai à août 2008, chaque 13 du mois était balancé un single, chacun doté d’un clip vidéo. Pour ce qui est de 4:13 Dream, celui-ci sort en octobre. En 2010, Porl Thompson quitte à nouveau le groupe et est remplacé en 2012 par Reeves Gabrels – plus connu pour avoir beaucoup collaboré avec David Bowie de 1987 à 1999. Absent des studios depuis 2008, The Cure continue à tourner très régulièrement et, même si un nouvel album n’est à ce jour (avril 2013) pas encore tout à fait d’actualité, le groupe va encore beaucoup tourner à l’été 2013. Morceaux phares : « The Only One », « Sleep When I’m Dead », « The Perfect Boy » Coup de cœur de Rebecca : « Underneath the Stars » 3. STARING AT THE SEA : THE IMAGES 4. ALWAYS WANTING MORE • Nobody Knows That I’m New Wave : more fame more sex • Rock Alternatif – This Is What You Get : more bed more drugs • The Cure (Récap 1978-2013) : more flesh more stars THIS. HERE & NOW. WITH YOU.
  7. Rebecca Carlson

    Belly | Dove

    Belly | Dove Retour de Belly, groupe culte américain emmené par Tanya Donelly... Après un premier album aujourd'hui culte (Star, 1993) et un second disque passé plus inaperçu (King, 1995), le groupe s'est séparé... Les voici de retour vingt-trois ans après avec un troisième album... Dove ... sortie le 4 mai. Premier single sympatoche: "Shiny One" (fidèle à l'esprit jangle pop du groupe) https://www.youtube.com/watch?v=prF1CdzjTZ4 Belly, c'est aussi ça: https://www.youtube.com/watch?v=RQJjUbMrt8w https://www.youtube.com/watch?v=gQlk8eKdIIA https://www.youtube.com/watch?v=4jXtrBm468M
  8. Yo La Tengo • There's a Riot Going On Plus de trente ans de carrière et un nouvel – le quinzième – album à paraître pour le groupe culte de l'indé américaine: Yo La Tengo. Tracklist: You Are Here Shades of Blue She May, She Might For You Too Ashes Polynesia #1 Dream Dream Away Shortwave Above the Sound Let's Do It Wrong What Chance Have I Got Esportes Casual Forever Out of the Pool Here You Are - 16 mars - https://www.youtube.com/watch?v=LtAvd5qUcNY
  9. Rebecca Carlson

    My Bloody Valentine - MBV

    M Y B L O O D Y V A L E N T I N E M B V Evénement majeur dans le monde du rock. Vingt-deux ans d'attente ont pris fin cette nuit, créant un buzz retentissant. Le nouvel, et troisième, album de My Bloody Valentine a en effet été révélé. Groupe culto-cultissime, My Bloody Valentine a marqué l'histoire du rock au fer rouge avec Loveless, leur mythique deuxième album sorti en 1991. Les voici de retour avec MBV. Tracklist 1. She Found Now 2. Only Tomorrow 3. Who Sees You 4. Is This and Yes 5. If I Am 6. New You 7. In Another Way 8. Nothing Is 9. Wonder 2 Il est possible d'acheter l'album dès aujourd'hui sur le site internet du groupe (notamment); les copies physiques paraîtront, quant à elles, le 22 février. L'intégralité de l'album a été publié sur YouTube. • Pour en savoir plus sur le rock alternatif et My Bloody Valentine: - Rock Alternatif • This Is What You Get Lien: ici
  10. Rebecca Carlson

    Nobody Knows That I'm New Wave

    NOBODY KNOWS THAT I'M NEW WAVE Avant-propos: ce message d'introduction ne prétend pas retracer le mouvement New Wave des origines jusqu'à nos jours avec la précision la plus scientifique. Ce message d'introduction n'est même pas très important! Qu'en est-il alors? Je donnerai quelques informations nécessaires pour situer le mouvement New Wave dans son contexte et ciblerai quelques artistes/groupes qui ont joué un rôle crucial dans son rayonnement. La seule utilité de ce message est de baliser. .. Psycho Killer, qu'est-ce que c'est? .. Le mouvement New Wave est tout d'abord difficilement définissable, tant les artistes/groupes que l'on a classé sous cette étiquette sont différents. Pour tout ce qui est difficilement définissable, la définition la plus simple, la plus générale, sera la plus adaptée. La new wave est apparue à la fin des années 1970 principalement en Europe de l'Ouest, mais aussi aux Etats-Unis. Le punk, primitif et concis, qui alors déferle sur le rock, s'épaissit, et dépasse l'éternel trio: guitare, basse, batterie en incorporant et digérant de multiples influences (électro, pop, world, etc.) Ainsi, la new wave est parfois confondue avec le post-punk. .. Le mouvement connaîtra ses heures les plus glorieuses dans les années 1980 avant de s'essouffler au détour des 1990s. Depuis lors, il ne cesse de connaître des revivals en série et d'être une source d'inventivité inépuisable. .. Pour l'anecdote, le terme "new wave" est une référence au cinéma français dit "nouvelle vague" des années 1950-60 (Godard, Truffaut, etc.) .. .. The stars we are .. Le nombre d'artistes/groupes (mainstream ou underground) à avoir marqué le mouvement New Wave est évidemment impressionnant. Je cible ici brièvement une poignée de noms (que je juge) extrêmement important. .. Talking Heads .. Qu'on se le dise directement, comme ça, d'entrée de jeu, les Talking Heads, même si le nom fait peu d'écho dans l'esprit de certains, est un des groupes les plus influents de tous les temps. Le groupe post-punk/new wave, mené par le génial David Byrne, incorpore dans sa musique très arty des influences aussi diverses que le rock, l'électro, la pop, la world music, le funk ou l'ambiant. Les quatre premiers albums du groupe (Talking Heads: 77, More Songs About Buildings and Food, Fear of Music et Remain in Light), dont trois d'entre eux sont produits par le non moins influent Brian Eno, se classent à des places de choix parmi les 500 greatest albums of all time du Rolling Stone Magazine. Ces mêmes albums se retrouvent également sur les listes Top Albums de NME, Pitchfork, The Guardian, Melody Maker, Vibe, Sounds, VH1, etc. Le quatrième album de groupe et ultime chef-d'oeuvre, Remain in Light, paru en 1980, résume presque à lui seul et en huit morceaux toutes les années 1980 alors à venir. Visionnaire et culte! .. Take Me to the River (reprise d'Al Green) .. Blondie .. On ne présente plus Blondie et sa divine blonde Debbie Harry. Groupe initialement issu du mouvement punk underground, il étincellera de ses plus beaux feux et aux yeux du grand public à la sortie du troisième album, Parallel Lines (1978): chef-d'oeuvre new wave. "Heart of Glass", "Call Me", "Tide Is High", "One Way Or Another", "Denis", "Rapture", "Atomic", etc. autant de tubes qui ont marqué l'inconscient collectif aussi bien dans le mainstream que dans l'underground. .. Rapture .. Depeche Mode Groupe phare de la new wave british tendance synthpop, le groupe mené par Martin Gore n'a cessé d'être une source d'influence dans le monde de électronique, depuis le poppy "Just Can't Get Enough" en passant par Violator et les opus plus cold wave. .. People Are People .. Joy Division Emmené par la mythique figure Ian Curtis, ce groupe anglais a, malgré une durée de vie ultra-courte, marqué à jamais la new wave/cold wave et joui encore aujourd'hui de l'étiquette "groupe culte". Sombre, abyssale et pourtant, paradoxalement lumineuse de synthés, le musique de Joy Division n'a pu se développer que sur deux albums, Unknown Pleasures et Closer. En 1980, le groupe se sépare au suicide du leader Ian Curtis à 23 ans. Pour l'anecdote, le groupe avant initialement choisi de s'appeler Warszawa en référence à la chanson du même nom de David Bowie sur l'album Low (1977), lui aussi déterminant dans l'évolution de la cold wave. .. Love Will Tear Us Apart .. New Order Né sur les cendres de Joy Division, New Order distille une new wave/électro depuis le début des années 1980. On doit au groupe d'excellents albums comme Movement (1981) ou Power, Corruption & Lies (1983) .. The Cure .. .. Figure emblématique du rock anglais depuis la fin des années 1970, le groupe du délirant Robert Smith est parvenu à créer un son reconnaissable entre mille: entre new wave, cold wave, rock et pop. Alors que le premier opus du groupe (Three Imaginary Boys) est une galette clé de la new wave britannique de la fin des 1970s, la trilogie qui suit, composée de Seventeen Seconds, Faith et Pornography, se révèle être déterminante dans l'évolution de la cold wave. Aujourd'hui, le groupe est cependant connu par le grand public pour ses tubes aux accents très pop: "Just Like Heaven", "Friday I'm in Love", "Close to Me", "Why Can't I Be You" ou encore "Boys Don't Cry", l'un des premiers singles de l'équipe du Sussex en 1979. .. Boys Don't Cry .. Siouxsie & the Banshees This is the happy house/we're happy here in the happy house/oh it's such fun/ We've come to play in the happy house Siouxsie & the Banshees ou le côté gothique de la new wave/cold wave. .. The Police Célèbre groupe britannique emmené par le non moins célèbre Sting, The Police n'a paru que cinq albums (dont quatre se retrouvent parmi les 500 greatest albums of all time de Rolling Stone) et pourtant l'impact critique et commercial fût tel que depuis les années 1980, il ne cesse de fasciner. .. Every Breath You Take ... .. I love to listen to Beethoven… Pour terminer ce tour d'horizon new-wave, attardons-nous sur quelques albums phares du mouvement. Liste évidemment non-exhaustive: *on retrouve dans cette liste les différents sous-genres de la new wave: du New Romanticism, à la tendance cold wave en passant par les tendances plus post-punk ou encore synthpop* A-ha - Hunting High and Low (1985) (morceaux phares: "Take on Me", "The Sun Always Shines on T.V.") Blondie - Parallel Lines (1978) (m.p.: "Heart of Glass", "One Way or Another") ... Cyndi Lauper - She's So Unusual (1983) (m.p.: "Girls Just Want to Have Fun", "Time After Time") ... David Bowie - Scary Monsters (And Super Creeps) (1980) (m.p.: "Fashion", "Ashes to Ashes") Depeche Mode - Black Celebration (1986) (m.p.: "A Question of Lust", "A Question of Time") Devo - Freedom of Choice (1980) (m.p.: "Whip It", "Girl U Want") Donna Summer - The Wanderer (1980) (m.p.: "The Wanderer", "Who Do You Think You're Foolin'?") Duran Duran - Seven and the Ragged Tiger (1983) (m.p.: "The Reflex", "The Wild Boys") Elvis Costello - This Year's Model (1978) (m.p.: "Pump It Up", "Radio Radio") Etienne Daho - Pop Satori (1986) (m.p.: "Duel au Soleil", "Tombé Pour la France") Eurythmics - Sweet Dreams (Are Made of This) (1983) (m.p.: "Sweet Dreams (Are Made of This)", "Love Is a Stranger") ... Gang of Four - Entertainment! (1979) (m.p.: "Damaged Goods", "At Home He's a Tourist") ... Gary Numan - The Pleasure Principle (1979) (m.p.: "Cars", "Complex") Human League - Dare (1981) (m.p.: "Don't You Want Me", "Open Your Heart") ... Indochine - 3 (1985) (m.p.: "Trois Nuits Par Semaine", "3e Sexe") ... Joe Jackson - Look Sharp! (1979) (m.p.: "Is She Really Going Out With Him?", "Sunday Papers") Joy Division - Closer (1980) (m.p.: "Atrocity Exhibition", "Isolation") Kate Bush - Hounds of Love (1985) (m.p.: "Running Up That Hill (A Deal With God)", "Cloudbusting") ... Klaus Nomi - Klaus Nomi (1981) (m.p.: "You Don't Own Me", "Lightnin' Strikes") ... Les Rita Mitsouko - The No Comprendo (1986) (m.p.: "Les Histoires d'A.", "C'est Comme Ça") ... Magazine - Real Life (1978) (m.p.: "Shot by Both Sides", "The Light Pours Out of Me") ...... Missing Persons - Spring Session M (1982) (m.p.: "Destination Unknown", "Windows") New Order - Power, Corruption & Lies (1983) (m.p.: "Age of Consent", "Leave Me Alone") Nina Hagen - Fearless/Angstlos (1983) (m.p.: "New York / N.Y.", "Zarah") Orchestral Manoeuvres in the Dark - Organisation (1980) (m.p.: "Enola Gay", "VLC XI") Prince - Dirty Mind (1980) (m.p.: "Uptown", "Dirty Mind") Robert Palmer - Clues (1980) (m.p.: "Johnny and Mary", "Looking for Clues") Roxy Music - Avalon (1982) (m.p.: "Avalon", "More Than This") Simple Minds - New Gold Dream (1982) (m.p.: "Promised You a Miracle", "Someone, Somewhere in Summertime") Siouxsie & the Banshees - Kaleidoscope (1980) (m.p.: "Happy House", "Christine") Soft Cell - Non-Stop Erotic Cabaret (1981) (m.p.: "Tainted Love", "Say Hello, Wave Goodbye") ... Suicide - Suicide (1977) (m.p.: "Johnny", "Ghost Rider") Talk Talk - It's My Life (1984) (m.p.: "Such a Shame", "It's My Life") Talking Heads - Remain in Light (1980) (m.p.: "Once in a Lifetime", "The Great Curve") Taxi Girl - Cherchez le Garçon (1980) (m.p.: "Cherchez le Garçon", "Jardin Chinois") Tears for Fears - Songs From the Big Chair (1985) (m.p.: "Everybody Wants to Rule the World", "Shout") The B-52's - The B-52's (1979) (m.p.: "Planet Claire", "Rock Lobster") The Buggles - The Age of Plastic (1980) (m.p.: "Video Killed the Radio Star", "Living in the Plastic Age") The Cure - Three Imaginary Boys (1979) (m.p.: "10:15 Saturday Night", "Fire in Cairo") The Go-Go's - Beauty and the Beat (1981) (m.p.: "Our Lips Are Sealed", "We Got the Beat") The Jam - Sound Affects (1980) (m.p.: "Start!", "That's Entertainment") The Police - Reggatta de Blanc (1979) (m.p.: "Message in a Bottle", "Walking on the Moon") The Pretenders - Pretenders (1980) (m.p.: "Brass in Pocket", "Private Life") The Smiths - The Queen Is Dead (1986) (m.p.: "Bigmouth Strikes Again", "The Boy With the Thorn in His Side") The Soft Boys - Underwater Moonlight (1980) (m.p.: "I Wanna Destroy You", "Kingdom of Love") ... The Stranglers - La Folie (1981) (m.p.: "Golden Brown", "Tramp") ... The Tubes - Remote Control (1979) (m.p.: "Turn Me On", "Prime Time") ... Visage - Visage (1980) (m.p.: "Fade to Grey", "Tar") ... XTC - Drums and Wires (1979) (m.p.: "Making Plan for Nigel", "Ten Feet Tall") Yazoo - Upstairs at Eric's (1982) (m.p.: "Don't Go", "Only You") Young Marble Giants - Colossal Youth (1980) (m.p.: "Credit in the Straight World", "Brand-New-Life") ... New Wave Revival (2000s) ... Question: quels sont tes artistes new-wave favoris? tes morceaux fav'? ton appréciation de ce mouvement? etc. Commente, chéri!
  11. Cortana

    Twin Peaks (2017)

    Après de nombreuses péripéties la série réalisé par David Lynch est bien de retour en 2016 et on peut dire que c'est officiel. Aujourd'hui on a appris le casting officiel de la série et c'est du lourd. On est sur un forum musicale et on voit d'apprendre qu'il y aurait Sky Ferreira, Trent Reznor, Sharon Van Etten et évidemment Julee Cruise qui fait également partie du casting. Et plus bizarrement Monica Bellucci (ok). Le rêve est en train de reprendre vie.
  12. Rebecca Carlson

    The Afghan Whigs - In Spades

    Your attention, please Now turn off the light... THE AFGHAN WHIGS | do to the beast The Afghan Whigs est un groupe de rock indépendant originaire de Cincinnati. Emmené par son charismatique et talentueux leader, Greg Dulli, le groupe distille un rock élégant très personnel et teinté de soul – les garçons ont d'ailleurs brillamment repris les Supremes, Percy Sledge, TLC ou, plus récemment Frank Ocean (cf.: l'inédit "Lovecrimes"). The Afghan Whigs se sont formés en 1986, et après avoir signés chez Sub Pop, ont connu un peu de gloire durant l'ère grunge-alternative du début des nineties avec les albums Up in It (1990), Congregation (1992) et surtout les classiques Gentlemen (1993) - ce dernier contenant "Gentlemen" et "Debonair" - et Black Love (1996). The Afghan Whigs se séparent en 2001 de manière officieuse. Greg Dulli fonde The Twilight Singers et durant dix ans s'investit dans plusieurs projets musicaux (dont le duo The Gutter Twins avec Mark Lanegan). Le groupe se reforme en 2011. The Afghan Whigs, après près de trois ans de tournée, annoncent qu'ils mettent enfin un terme à seize ans d'absence discographique avec Do to the Beast (sortie: 14 avril 2014). PRESSE Pitchfork Rolling Stone This Is Fake DIY Pretty Much Amazing Consequence of Sound The Line of Best Fit The Guardian Stereogum Exclaim NME VIDEOS
  13. Rebecca Carlson

    Jim Morrison & The Doors

    ...You know the day destroys the night Night divides the day Tried to run Tried to hide Break on through to the other side... JIM MORRISON & THE DOORS ||| Biographie de Jim Enfant solitaire Quarante ans après sa mort à l'âge de 27 ans, le Roi Lézard reste une des figures les plus mythiques de la musique rock et contemporaine. Personnage brûlant et controversé, Jim Morrison a consumé la vie comme les drogues: à la recherche du meilleur kick, celui qui laisse sa marque, éphémère, mais inoublié et inoubliable. Fruit d'un militaire et d'une fille d'avocat, James Douglas Morrison est né le 8 décembre 1943 en Floride. Son enfance est marquée par les multiples affectations de son père qui entraînent de nombreux déménagements aux quatre coins des US. Par conséquent, Jim a peu d'ami, développe une personnalité complexe et se réfugie dans la lecture. Élève solitaire mais brillant, il lit Rimbaud, qu'il admire, Baudelaire, Blake, les poètes de la Beat Generation, la philosophie de Nietzsche, dont il fait siennes les vues esthétiques dionysiaques, ou le magazine Mad dont il apprécie l'ironie et l'humour noir. Ado, il écrit déjà de la poésie. L'âme d'un indien À l'âge de 4 ans, un évènement tragique va profondément marqué sa personnalité. Alors que ses parents et lui reviennent de voiture de Santa Fe, ils croisent un camion renversé sur la route, autour duquel gisent des Indiens Pueblos mourants. Cette vision trouble Jim, qui fond en larmes. Cet évènement, que Jim décrira plus tard comme l'un des plus importants de sa vie, a influencé son comportement et son attrait pour le chamanisme. Il raconte que l'âme d'un Indien mort est entrée en lui. Arrivée à L.A. Dans les sixties, Jim part pour la Californie. Il tombe tout de suite amoureux de Los Angeles et se met à fréquenter ses différents coins comme Venice Beach, où se retrouvent les junkies de l'époque, et le Whisky-A-Gogo sur Sunset Blvd où il se produira quelques années plus tard pour la première fois avec les Doors. Jim se cherche, il se lance dans des études littéraires, et rédige un mémoire sur le peintre néerlandais Jérôme Bosch, et finalement s'inscrit en 1964 au département cinéma de UCLA (Francis Ford Coppola fait partie de la même promo que Jim). Les Doors: premiers balbutiements Los Angeles est à cette époque en pleine effervescence: les groupes de rock fleurissent, le flower power grandit, les drogues se trouvent facilement, etc. Jim rencontre Ray Manzarek, un autre étudiant en cinéma et chanteur/musicien dans un groupe. Alors que le groupe de Ray doit accompagner Sonny & Cher lors de la fête de la remise des diplômes, l'un des musiciens se barre; Ray demande à Jim de le remplacer. Morrison se plaît au jeu, mais se voit plus chanteur. Ray lui propose de s'installer chez lui afin de travailler sur des chansons. C'est à cette période-là que Jim rencontre la jolie Pamela Courson, qui restera sa compagne jusqu'à la fin de sa vie, malgré une relation tumultueuse. Alors que le groupe décroche un premier petit contrat, le frère de Ray quitte le groupe. Il est remplacé par le jeune et doué Robby Krieger. Très rapidement, les Doors, qui doivent leur nom à une citation de Blake mentionnant les "doors of perception", également titre d'un bouquin psyché du vitaliste Huxley, gagnent en notoriété dans L.A. Le pari de plaire n'était pourtant pas gagné tant le groupe est à la marge du groupe californien type des années 1960: les Doors sont des d'intellos, pas particulièrement beaux (Jim Morrison ne plaît pas spécialement à ses débuts); Ray est déjà marié. Musicalement aussi, le groupe est la marge: la guitare de Robby est grinçante, le clavier de Ray sonne comme un harmonium indien, la voix de Jim est ténébreuse et spontanée et il n'y a aucun bassiste. Les textes de Jim s'apparentent beaucoup plus à de la poésie pure qu'à des textes-types de groupe de rock 60s, et certains sont provocants, voire choquants. Un journaliste de Time parle du concept de "théâtre rock, où la musique se mêle à la structure d'un drame poétique". Un soir, au Whisky-A-Gogo, alors que les Doors enflamment la pièce, Jac Holzman, président d'Elektra, est présent. D'abord quelque peu hésitant, c'est Arthur Lee du groupe psyché Love qui va le convaincre de donner une chance aux Doors. Holzman veut le groupe pour un an. Exzess Jim boit, fume de l'herbe, se défonce à l'acide. Entré avec le groupe en studio en août-septembre 1966 afin d'enregistrer le premier album, il a un comportement souvent excessif et imprévisible. Parallèlement, les Doors gagnent constamment en notoriété et les cachets augmentent. Le premier album, The Doors, est acclamé et rencontre un grand succès. Le 45-tours "Light My Fire" se classe numéro 1 aux US et dépasse très vite le million d'exemplaires vendus. Les Doors dépassent leurs rivaux de l'époque, les excellents Jefferson Airplane. Sur scène, l'étrange Morrison, moitié poète moitié chaman sexuel, fascine autant qu'il déroute; Danny Fields, le directeur promo d'Elektra, veut faire de Jim une icône entourée des filles les plus hype de l'époque; il le présente notamment à Nico, avec laquelle Jim entretiendra une brève relation. Nico reprendra, pour info, en 1974 l'apocalyptique "The End" des Doors sur l'album du même nom. Les séances de photo, les interviews, son comportement théâtral sur scène et ses rapports conflictuels avec les autorités, vont façonner son image de rock star. "Think of us as erotic politicians", dit Jim. Fin de 1967 sort un second album: Strange Days. Jim succombe de plus en plus aux sirènes de la vie de rockstar: baise, drogue, alcool, dépenses, excès. Les sessions pour le troisième opus commencent au début de 1968. Elles ne se feront pas sans difficulté: Jim n'entre jamais en studio sans une bouteille d'alcool, les groupies sont partout dans le studio, parfois comateuses, les membres du groupes pètent parfois les plombs. Le 5 juillet 1968, un gigantesque concert à Los Angeles ouvre la nouvelle tournée du groupe qui passera pour la première fois par l'Europe, avec le Jefferson Airplane en première partie, et qui lance le troisième album. "Hello, I Love You" cartonne et dépasse le million d'exemplaires. Pourtant, Jim commence à se lasser de son statut de rockstar. Il veut se consacrer au cinéma et à la poésie. Quand il voit certaines scènes du film consacré aux Doors, il se rend compte qu'il est au centre de forces qu'il ne peut contrôler. Fin de l'année, "Touch Me", le premier single du quatrième album à paraître, arrive dans les bacs et rencontre un succès immédiat. Aujourd'hui encore, il s'agit d'un des singles les plus populaires du groupe. À cette époque, les Doors est le plus gros groupe de rock US. The Soft Parade et Morrison Hotel Pour ses admirateurs, Jim est le porte-drapeau du mouvement politico-social de la contre-culture. Morrison a l'intention d'incorporer un message politique à son discours, afin de dépasser son simple statut de chanteur. Un soir de mars 1969, en concert à Miami, ivre, il se met à insulter la foule de fans en délire afin de les tirer de leur léthargie:"you're all a bunch of f**kin' idiots. (...) Let people tell you what you're gonna do. Let people push you around. How long do you think its gonna last? How long are you gonna let it go on? How long are you gonna let them push you around. Maybe you love it. Maybe you like being pushed around. Maybe you love getting your face stuck in the shit.....You're all a bunch of slaves. Bunch of slaves." Toujours à ce concert, il jette sa chemise dans le public et laisse entendre qu'il va montrer sa queue. Il commence à défaire son ceinturon. Les jours qui suivent, le concert a déclenché une tornade polico-médiatique. Les concerts qui suivent sont annulés et un mandat d'arrêt est délivré contre Jim pour exhibition indécente et ivresse publique. Le quatrième album du groupe, The Soft Parade, paraît en juin 1969. Plus apaisé que les précédents, la moitié du disque est composé par Robby Krieger, qui a intégré des cuivres et des cordes. Le son est globalement plus pop et déconcerte les fans de la première heure. La maison de disque presse le groupe d'entamer l'enregistrement d'un prochain album, malgré les poursuites judiciaires. À l'automne 1969, une hôtesse de l'air accuse, à tort, Jim d'avoir perturbé un vol à Phoenix. Les frasques continuent et Jim risque plus de dix ans de prison en cas de condamnation. Morrison est en pleine dépression nerveuse. Pour le cinquième album, Ray se souvient d'un hôtel qu'il a découvert récemment: le Morrison Hotel, et il propose ce titre pour l'album. La pochette de l'album où le groupe y est photographié est très célèbre. La couleur de l'album est un retour aux sources pour le groupe et lorgne déjà vers le blues qui sera un style dominant sur L.A. Woman. L'album sort en février 1970. Début... de la fin En avril 1970, Jim reçoit les premiers exemplaires de son recueil de poésie: The Lords and the New Creatures. Depuis septembre 69, il entretient une correspondance avec Patricia Kennealy, un journaliste pour Jazz & Pop et également passionnée d'occultisme. Elle a 24 ans et fascine Jim. Ils se marient le soir de la Saint-Jean dans un appartement à la lueur de bougies et selon le rituel wiccan inspiré du chamanisme et de mythologies européennes. Le 10 août, le procès de Jim pour exhibitionnisme et ivresse publique s'ouvre. L'avocat demande que l'on précise la définition de la notion de "bonnes mœurs" en matière d'expression artistique. De nombreux témoignages affirment que Jim n'a pas montré son sexe lors de ce concert à Miami. Au même moment, Patricia appelle Jim et lui annonce qu'elle est enceinte. Morrison lui demande de le rejoindre, mais il refuse d'assumer la paternité de l'enfant et propose à Pat' d'avorter. Jim est initialement innocenté des chefs d'inculpation pour conduite indécente. Le jour même, il apprend la mort de Jimi Hendrix. Après une nouvelle délibération, on déclare Morrison coupable d'exhibition. Une dizaine de jours plus tard, il apprend la mort de son amie et ex-amante Janis Joplin. Il voit ces différents décès successifs comme un mauvais présage et croit être le prochain sur la liste. À la fin du mois d'octobre 1970, Jim, de nouveau face au juge, est condamné à soixante jours de travaux forcés au pénitencier de Dale Country pour obscénité publique, et six mois, suivis de deux ans et quatre mois de liberté surveillée pour avoir exhibé son sexe en public. Les répétitions pour le sixième album commencent... sans le fidèle producteur Paul Rothchild, dont les rapports avec le groupe se sont dégradés. Jim prend de plus en plus de coke à l'époque. Le 8 décembre, les Doors montent sur scène à Dallas. Ce sera un excellent concert... le dernier ensemble: ils ne le savent pas encore. Peu avant Noël, l'enregistrement de l'album, L.A. Woman, commence. Musicalement, le groupe tend vers le blues-rock. Les nouveaux morceaux sont excellents et puissants, même si l'état de santé de Jim s'aggrave. Sa voix rauque est de plus en plus rongée par la clope, l'alcool et la dope. Il lui arrive régulièrement de cracher du sang. Les derniers mois Le couple Jim-Pamela manifeste le désir de partie loin du cirque médiatique de Los Angeles. Les deux rêvent de Paris. Jim s'y est déjà rendu par le passé. Il adore la ville et aime se balader dans les rues, au Louvre, sur le boulevard Saint-Germain, etc. Ou passer du temps dans les bistrots parisiens. L.A. Woman sort en avril 1971. Le 5 juillet 1971, la rumeur court à L.A.: Jim Morrison serait mort. Il a été retrouvé dans sa salle de bains, rue Beautreillis, dans la nuit du 2 au 3 juillet. Officiellement, il s'agit d'une crise cardiaque. D'autres parlent d'une overdose. Il est inhumé le 7 juillet au Père-Lachaise. ||| Discographie 1967 The Doors Break on Through (To the Other Side) Soul Kitchen The Crystal Ship Twentieth Century Fox Alabama Song (Whisky Bar) Light My Fire Back Door Man I Looked at You End of the Night Take It As It Comes The End Sorti en janvier 1967 et composé des morceaux que le groupe jouait en live depuis deux ans déjà, The Doors est l'un de ces rares albums à avoir véritablement façonné le rock. Du classique "Break on Through (To the Other Side)", et son agressivité primaire, à la chanson-fleuve "The End", dans laquelle Jim invente une version moderne du mythe d'Oedipe ("-Father! - Yes, son! - I want to kill you/mother I want to fuck you"), le disque ne laisse aucun moment de répit à l'auditeur. Classique indémodable du rock à la beauté apocalyptique, "The End" a pour la première fois été jouée en live dans sa version finale au Whisky-A-Gogo. Les autres membres du groupe ignorait encore que Jim avait revisité le morceau pour lui donner une tournure œdipienne. La performance créa l'évènement... et provoqua un scandale. L'album contient également "Alabama Song (Whisky Bar)", la fantastique reprise psyché du morceau composé en 1927 par Bertolt Brecht et Kurt Weill. Plus encore que les trois autres classiques de ce premier album, s'il ne devait en rester qu'un, ce sera celui-là: "Light My Fire". Un bijoux dépassant les sept minutes et composé principalement par le guitariste du groupe Robby Krieger. Constamment citée comme l'une des plus grandes chansons de tous les temps, on ne sait pas si ce qui est le plus parfait est la ligne mélodique ou l'interminable et enivrant solo au clavier ou l'orientalisant solo de guitare ou encore le texte mystique. Car ce qui fait aussi la force des Doors, ce sont les textes de Jim, étudié dans les universités pour leur qualité littéraire et riches de multiples influences (par exemple Céline sur "The End of the Night"). Morceaux phares: "Light My Fire", "The End", "Alabama Song (Whisky Bar)", "Break on Through (To the Other Side)" Coup de cœur de Rebecca: "Soul Kitchen" Note: 18,5/20 Strange Days Strange Days You're Lost Little Girl Love Me Two Times Unhappy Girl Horse Latitudes Moonlight Drive People Are Strange My Eyes Have Seen You I Can't See Your Face in My Mind When the Music's Over Fin de l'année 1967 sort (déjà) le second album du groupe, Strange Days, également composé des morceaux que le groupe avait pour l'habitude de jouer en live depuis deux ans. Pour la pochette, la maison de disque Elektra voulait mettre Jim, l'icône montante, en avant, ce que le principal intéressé a capricieusement refusé. Sur la cover shootée par Joel Brodsky qui sera finalement retenue, on voit des artistes de cirque dans une rue new-yorkaise. Aujourd'hui, cette image est considérée comme l'une des pochettes les plus iconique des années 1960. Le premier single choisi pour la promo est "People Are Strange", à l'ambiance très théâtrale. L'album est, comme le premier, une indéniable réussite et il abrite l'une des premières chansons écrites par Jim pour les Doors: "Moonlight Drive" à la poésie surréaliste. Durant les sessions, le groupe essaie de nouvelles sonorités. Pour la chanson "You're Lost Little Girl", Paul Rothchild, le producteur, propose alors à Jim de la chanter en train de se faire sucer par Pamela (Courson). L'album s'achève par le classique "When the Music's Over" dans laquelle Jim hurle, en porte-drapeau d'une génération hype et hippie: "WE WANT THE WORLD AND WE WANT IT... NOW". Morceaux phares: "Love Me Two Times", "People Are Strange", "When the Music's Over" Coup de cœur de Rebecca: "I Can't See Your Face in My Mind" Note: 16,5/20 1968 Waiting for the Sun Hello, I Love You Love Street Not to Touch the Earth Summer's Almost Gone Wintertime Love The Unknown Soldier Spanish Caravan My Wild Love We Could Be So Good Together Yes, The River Knows Five to One Troisième album en un peu plus d'un an, Waiting for the Sun est, contrairement aux deux précédents, composé de morceaux élaborés principalement en studio. "The Unknown Soldier", premier single de l'opus, est une des premières chansons engagées écrites par Morrison. Elle fait évidemment référence à la guerre du Vietnam. En live, Jim avait pour habitude de s'écrouler sur scène à la fin de la chanson, comme un soldat fusillé. Le morceau sera interdit à la radio et la vidéo, dans laquelle Jim est exécuté, censurée. L'autre morceau phare de l'album est bien entendu "Hello, I Love You", composé trois ans plus tôt par Jim: le titre sera numéro 1 aux US et le premier grand succès du groupe en UK. Waiting for the Sun est, malgré ses onze titres, un disque plutôt court (environ trente-deux minutes) et il ne contient aucune chanson-fleuve à la "The End" ou "When the Music's Over". Les morceaux sont incisifs, courts et vont à l'essentiel. Initialement, pourtant, le groupe avait composé "Celebration of the Lizard", un morceau qui devait occuper une face entière du disque, mais seule la partie centrale du morceau ("Not to Touch the Earth") sera retenue. Morceaux phares: "Hello, I Love You", "The Unknown Soldier" Coup de cœur de Rebecca: "Wintertime Love" Note: 15/20 1969 The Soft Parade Tell All the People Touch Me Shaman's Blues Do It Easy Ride Wild Child Runnin' Blue Wishful Sinful The Soft Parade The Soft Parade, paru en juin 69, est l'album le plus pop du groupe. Pour la première fois, les chansons sont créditées soit à Krieger ou à Morrison, et non plus au groupe dans sa totalité, car Jim Morrison n'était pas satisfait des paroles de "Tell All the People", troisième single de l'album, écrites par Krieger. Pour la première fois également, le groupe, suivant une idée de Krieger, intègre des arrangements de cordes et de cuivre aux chansons, ce qui confère au disque une couleur plus easy-listening sur de nombreux titres (ex.: le premier single "Touch Me", énorme succès à sa sortie, "Tell All the People", ou encore le mélancolique "Wishful Sinful"). L'accueil critique fût moins positif que pour les précédents albums, ce qui n'empêchera pas le disque d'être à nouveau un succès. Tout comme les critiques musicaux, les fans de la première heure furent déçus par la couleur de l'album. Depuis lors, The Soft Parade a été réhabilité et est décrit comme un opus révélant une facette inédite et innovante du groupe. Dan Ouellette l'a même appelé "the apex" de la créativité du groupe. À titre personnel, il s'agit d'un de mes albums favoris du groupe. Morceaux phares: "Touch Me", "Tell All the People" Coup de cœur de Rebecca: "Wishful Sinful" Note: 16,5/20 1970 Morrison Hotel Roadhouse Blues Waiting for the Sun You Make Me Real Peace Frog Blue Sunday Ship of Fools Land Ho! The Spy Queen of the Highway Indian Summer Maggie M'Gill Au sujet de cet album, Robby Krieger dit ceci: "en réaction à la richesse de l'orchestration de The Soft Parade, nous sommes revenus à quelque chose de plus simple, de bluesy. 'Roadhouse Blues' ouvre l'album, et c'est devenu un morceau légendaire". En effet, le groupe commence à lorgner de plus en plus sur la musique blues/roots (l'aboutissement sera l'album suivant: le mythique L.A. Woman). Alors que les critiques, d'habitude élogieuses, avaient manifesté des réserves quant à The Soft Parade, elles sont à nouveau très positives. Dave Marsh, de Creem, dira d'ailleurs qu'il s'agit du meilleur disque qu'il a jamais entendu! Ici, comme sur Waiting for the Sun, le groupe se veut concis et incisif. Le disque est séparé en deux parties: la première face s'intitule "Hard Rock Cafe" et la seconde, "Morrison Hotel". En plus du célèbre "Roadhouse Blues", l'album abrite le très bon "Waiting for the Sun", qui devait initialement figurer sur l'opus du même nom mais qui sera retravaillé pour Morrison Hotel, le single "You Make Me Real", ou la chanson sur la compagne de Jim, Pamela Courson, "Queen of the Highway". La pochette de l'album est mythique. On y voit le groupe photographié au Morrison Hotel, que Ray Manzarek, le clavier du groupe, a découvert un jour avec son épouse. Morceaux phares: "Roadhouse Blues", "You Make Me Real" Coup de cœur de Rebecca: "Land Ho!" Note: 15,5/20 1971 L.A. Woman The Changeling Love Her Madly Been Down So Long Cars Hiss by My Window L.A. Woman L'America Hyacinth House Crawling King Snake The W.A.S.P. (Texas Radio & the Big Beat) Riders on the Storm Mythique dernier album des Doors au complet, L.A. Woman est le premier album qui n'a pas été produit par Paul Rothchild, mais par les Doors eux-mêmes et Bruce Botnik (co-producteur du spendide Forever Changes de Love, l'un des albums les plus forts des sixties). Deux nouveaux musiciens sont également ajoutés aux sessions pour apporter une nouvelle dimension musicale: Marc Benno à la guitare rythmique et Jerry Scheff à la basse. Déjà amorcé sur Morrison Hotel, le virage blues est ici définitivement consommé. Le 33-tours contient une poignée d'incontournables du groupe: le single "Love Her Madly", un grand succès, ou encore l'exaltant "L.A. Woman", dans laquelle Jim hurle au milieu de la chanson, comme un mantra, "Mr. Mojo Risin' (l'anagramme de Jim Morrison). L'opus se termine sur le divin "Riders on the Storm": un des morceaux les plus enivrants du répertoire du groupe, et à titre personnel, l'un de mes préférés. L.A. Woman est considéré comme l'un des meilleurs albums du groupe, l'un des plus implacables. Morceaux phares: "Riders on the Storm", "Love Her Madly", "L.A. Woman" Coup de cœur de Rebecca: "L'America" Note: 17/20 (Jim et Pamela Courson) ...Into this house we're born Into this world we're thrown Like a dog without a bone An actor out alone Riders on the storm... ∞
  14. Rebecca Carlson

    The Smashing Pumpkins

    THE SMASHING PUMPKINS Carte d'identité Nom: Smashing Pumpkins, ou (depuis 1995) The Smashing Pumpkins Date de naissance: 9 juillet 1988 (première performance en public) Lieu de naissance : Chicago, Illinois, États-Unis Composé de Billy Corgan (chant, guitare), James Iha (guitare), D'arcy Wretzky (basse) et Jimmy Chamberlin (batterie). La formation Le 9 juillet 1988, un petit groupe du coin se produit au Chicago21, un bar polonais de Chicago, on l'appelle Smashing Pumpkins. Le groupe n'est alors qu'un duo, composé de Billy Corgan – qui un an plus tôt a connu l'implosion de son premier groupe, The Marked – et de James Iha, et n'est encore qu'à ses premiers balbutiements. Quelques semaines plus tard, Billy recrute à la basse D'arcy Wretzky, dont la collaboration commençait pourtant par une dispute dans un club au sujet du groupe favori de la bassiste, et à la batterie, Jimmy Chamberlin, brillant batteur issu du milieu de jazz (son jeu typiquement jazz s'entend parfaitement sur "Set the Ray to Jerry", la face b de "1979", hit de l'année 1995 et fera l'une des nombreuses particularité du groupe, avec la voix de canard de Billy). Le 5 octobre, le groupe joue pour la première fois au complet au Cabaret Metro de Chicago. Les débuts Billy Corgan, le leader incontesté des Pumpkins, est très, très productif, et compose sans arrêt. Avec excellence et style. Ses influences, il les puise dans le rock psychédélique, le metal de Black Sabbath, le gothic rock de Cure. Toutes ses différentes innutritions forment une musique personnelle, mais fidèle à la nouvelle mouvance alternative qui prend par les racines le rock des années 1980 : le rock alternatif est sur le point de se révéler au grand public grâce à Nirvana, Pearl Jam, R.E.M. et les Smashing Pumpkins. Albums: / Titres majeurs: "My Dahlia", "Sun", "Jennifer Ever". Le coup de cœur de Rebecca: "Psychodelic". Gish Le premier single du groupe, "Tristessa", sort en décembre 1990… Et quelques mois avant la parution de Nevermind pour lequel il gagnera suffisamment en renommée pour tout le restant de ses jours, Butch Vig produit Gish (1991), le premier album des Smashing Pumpkins. L'album, dont la production réminescente du travail de Roy Thomas Baker pour Queen étonne agréablement, reçoit d'élogieuses revues, mais passe inapperçu ou presque dans les charts. Gish voit Billy Corgan se débarrasser de ses démons psychédéliques et gothiques et adopte un style qui définiera la première moitié des années 1990. Gish, c'est l'album le plus lourd du groupe, c'est le The Man Who Sold the World du groupe. L'écriture de Corgan a évolué depuis "My Dahlia", il suffit d'écouter "Rhinoceros" ou la prodigieuse "I Am One", écrite avec James Iha, qui ouvre l'opus. La galette regorge de pépites, de "Suffer", qui sera samplé cinq ans plus tard par Tricky, à "Daydream", chanté par D'arcy. En novembre 1991, paraît Lull, un premier EP. Albums : Gish, Lull [EP], Peel Sessions [EP]. Titres majeurs: "I Am One" (G), "Siva" (G), "Rhinoceros" (G), "Tristessa" (G). Le coup de cœur de Rebecca: "Suffer" (G). Siamese Dream Emmené par le single "Cherub Rock", régulièrement classé parmi les meilleurs 'guitar tracks' de tous les temps, Siamese Dream paraît au milieu de l'été 1993. Entre le premier album et le second, le monde de la musique rock a été bouleversé : Nevermind a fait entré le rock dans une nouvelle décennie, le grunge est devenu une référence, le rock alternatif est, lui, la règle. Alison Goldfrapp le dit : dans les années 1980, il fallait être décalé, alors que dans les années 1990, il était bon d'être triste. La pression sur Billy Corgan fût énorme : les maisons de disque réclamaient du Nirvana, du Pearl Jam, du Alice in Chains, quelque chose grungy qui surfe sur la tendance. Se plier aux codes d'une quelconque autorité n'est pas ce qu'il préfère et il ne le fera donc pas. Par contre, plongé dans une énième dépression chronique, il vit presqu'exclusivement dans son studio où il compose sans relâche afin d'obtenir un album 'énorme'. Les premières tensions dans le groupe se déclareront à cette époque : Billy veut tout contrôler et une rumeur persistante a même avancé qu'il avait joué toutes les parties à la guitare et à la basse, laissant James et D'arcy sur le carreau, mais conservant Jimmy à la batterie, conscient de l'excellence de son batteur et de son importance dans le son typique du groupe. Siamese Dream, toujours produit par Butch Vig, est un succès commercial et critique et déborde de superbes chansons, désormais considérées comme des classiques, de l'hymne suicidaire "Today", traitant de l'aliénation de la jeunesse américaine, à la ballade "Disarm" que n'aurait pas fait tâche dans le répertoire des Cranberries, en passant par le hard rock de "Silverfuck", de "Cherub Rock", ou encore "Mayonaise", probablement la plus belle collaboration entre Billy Corgan et James Iha. En 1994 paraît Pisces Iscariot, une excellente compilation des faces b des singles de Siamese Dream. Siamese Dream, nominé dans plusieurs catégories aux Grammy Awards, est classé par Alternative Press le 4ème meilleur album des années 1990, 18ème par Pitchfork Magazine, 23ème par Spin. Rolling Stone situe l'album à la 360ème place de sa liste des 500 greatest albums of all time. Albums : Siamese Dream, Pisces Iscariot [compilation]. Titres majeurs: "Drown" [b.O. Singles], "Today" (SD), "Cherub Rock" (SD), "Disarm" (SD), "Starla" (PI). Le coup de cœur de Rebecca: "Hummer" (SD). Mellon Collie and the Infinite Sadness Les Pumpkins deviennent vite les chouchous des artistes rock, avec par exemple David Bowie, déclarant qu'il s'agit d'un des meilleurs groupes qu'il ait eu l'occasion d'entendre. Entre 1993 et 1995, Billy Corgan continue à composer sans relâche. De ces deux années, ressort un nombre incalculable de démos (excellentes, en plus !). À l'époque, Corgan composait des perles comme il buvait une bière, c'est-à-dire en dix minutes (cf. "Pennies", "Meladori Magpie"). Il n'est donc pas étonnament que le 24 octobre 1995, c'est un double album qui est publié : Mellon Collie and the Infinite Sadness. Fruit de la mégalomanie corganesque et composé comme un opéra rock, Mellon Collie est le Wall de la génération X, dixit Billy Corgan à la presse. Emmené par le hard rock du culte "Bullet With Butterfly Wings", dont la structure complexe ravit les critiques musicaux, l'opus magnus montre toute l'étendue des talents du groupe, et de Billy surtout. La première partie, Dawn to Dusk, débute par un instrumental au piano, et se prolonge tout de suite après par un véritable opéra brillamment orchestré "Tonight, Tonight". La première heure transporte l'auditeur du hard rock le plus cru ("Jellybelly", "Fuck You (And Ode to No One)", "Zero") aux ballades mélancoliques ("To Forgive", "Take Me Down", petite pièces composée entièrement par James Iha), en passant par les traditionnels moments expérimentaux, aussi bien vocalement qu'instrumentalement ("Love", le féérique "Cupid de Locke", ses salières et ses ciseaux). La deuxième heure, Twilight to Starlight, est presqu'entièrement dédiée à l'expérimentation. On pense immédiatement au surprenant single "1979", à ses synthés et à sa boucle hypnotique, mais qu'en est-il de "Beautiful" et ses basses électroniques, de "Thru the Eyes of Ruby" et ses 70 pistes de guitare (!!), de l'électro-acoustique "In the Arms of Sleep" et sa structure décalée, du trash métal avec voix vocodée de "Tales of a Scorched Earth", à la ballade rétro entre-deux-guerre au piano, "Lily (My One and Only)" (imaginez n'importe quel autre groupe rock chanter ça !), du lumineux "We Only Come Out At Night" et sa rythmique répétitive et synthétique (oui, on parle toujours d'un groupe de rock), ou encore de "Farewell & Goodnight" et ses airs de berceuse (oui, oui, on parle encore et toujours d'un groupe de rock)? Produit par Corgan, Flood et Alan Moulder, Mellon Collie mélange passé, présent et futur. Il rend hommage aux 1970s avec le rock prog de "Thru the Eyes of Ruby", à la new wave avec "1970", à la musique des 1930s avec "Lily (My One and Only)", au shoegazing avec "Bodies", à la musique symphonique et classique avec "Tonight, Tonight", au rock gothique avec "Zero", au hard rock sabbathien avec "Where Boys Fear to Tread", à la pop 1960s avec "Take me Down", au psychédélisme avec "Porcelina of the Vast Oceans", mais se tourne également vers le futur en expérimentant, étendant la gamme d'instruments, jouant avec la complexité des structures, Synthétique et visionnaire, l'album a bien évidemment rencontré un énorme succès critique international, mais également commercial. Mellon Collie ant the Infinite Sadness fait partie des double-albums les plus vendus de l'histoire avec 10 millions rien qu'aux États-Unis et des plus acclamés avec ses sept nominations aux Grammy Awards (mais une seule victoire pour "Bullet with Butterfly Wings"). Mellon Collie est classé parmi les plus grands albums de tous les temps par Q Magazine, ABC, Rolling Stone, Time, etc. En 1996 paraît le coffret de faces b, The Aeroplane Flies High, les Pumpkins ayant à l'époque pour habitude d'ajouter entre 5 et 6 faces b (compositions originales) à chacun de leurs cinq singles sortis ! Albums : Mellon Collie and the Infinite Sadness, The Aeroplane Flies High [compilation]. Titres majeurs: "Bullet With Butterfly Wings" (MC&IS), "1979" (MC&IS), "Zero" (MC&IS), "Tonight, Tonight" (MC&IS), "Set the Ray to Jerry" (TAFH). Le coup de cœur de Rebecca: "Muzzle" (MC&IS). Adore Pendant la tournée de 1996, le claviériste Jonathan Melvoin (dont la sœur collaborait souvent avec Prince) meurt d'une overdose d'héroïne ; Jimmy Chamberlin, lui aussi accro, échappe de peu à la mort. Billy, supportant mal ce scandale, éjecte du groupe Jimmy, son grand batteur – mais impliqué dans le trip qui a mené Jonathan à trépas. Dés 1995, Billy Corgan avait une idée précise de ce qu'il voulait écrire pour succéder au raz-de-marée Mellon Collie and the Infinite Sadness. Lors d'une interview, il avait confié vouloir se diriger vers l'électronique et que "1979" pouvait être considéré comme un avant-goût. James Iha, qui en 1998 participe à des défiles de mode, accepte, admettant que l'avenir de la musique se trouve dans l'électronique. À nouveau, Corgan veut marquer un grand coup en écrivant la musique qu'il a envie d'écouter. À la fin du printemps 1998, paraît Adore, le quatrième album du groupe. L'opus rencontre un incroyable succès critique : celle-ci allant parfois jusqu'à dire qu'il est supérieur à Mellon Collie. La critique adore Adore. Par contre, les fans et le public sont divisés. Il faut dire que cet album est un virage à 180° avec le style Pumpkins du passé. Ici, même si les instruments traditionnaux (guitare, basse, batterie, piano) sont présents, l'électronique bouffe tout et emporte tout sur son passage : même les ballades sobres à la guitare, tels "To Sheila" ou "Shame", ne sont pas dépourvues d'électro. De plus, les morceaux de hard rock n'ont plus leur place au milieu du paysage sonore que propose Adore. Ici, à l'image de la pochette et de la vie privée de Corgan qui venait de perdre sa mère (Martha, à qui il dédie la perle piano/batterie de plus de huit minutes, "For Martha" et son prodigeux final de guitares claires et angéliques) tout est subtilité, noirceur et mélancolie omniprésentes et faibles lueurs, le tout couplé d'une production ultra-léchée. Il faut quand même se rendre compte que si pour le fan de rock des années 2000 (Muse, Coldplay, etc.), l'incursion de l'électro dans la musique rock est une évidence, elle ne l'était pas pour un fan de rock dans les années 1990 (et surtout à un tel degré sur Adore), qui souvent détestait viscéralement le toc des paillettes du rock chic-romantique fait de synthés à tour de bras des années 1980. Avec le temps, Adore a trouvé son public, et il est même devenu un des albums préférés des fans. Cet album est brillant mais complexe. Plus peut-être qu'un Mellon Collie qui est beaucoup plus dans la démonstration et le désire d'en foutre plein la vue, Adore s'apprivoise, mais une fois dans l'oreille, il marque une vie. C'est un album de chevet, l'album d'une vie. En 1997, Corgan produit le septième album de Ric Ocasek, le très bon Troublizing, ainsi que l'EP Starjob des Frogs. En 1998, il produit et collaborate à l'écriture du Celebrity Skin de Hole ; la même année, il est également conseiller de Marilyn Manson pour la réalisation de Mechanical Animals et écrit "Identify" pour le film Stigmata, chanté par Natalie Imbruglia James Iha publie un album solo de pop/rock indé, Let It Come Down en 1998. D'arcy collabore à divers projet, notamment avec le groupe de chicago Catherine. Albums : Adore. Titres majeurs: "Ava Adore" (A), "Perfect" (A), "Crestfallen" (A). Le coup de cœur de Rebecca: "Apples + Oranjes" (A). Machina (I & II) – Séparation Suite à l'échec commercial d'Adore, Billy Corgan rappelle Jimmy Chamberlin et a l'intention de composer un double-album ambitieux, vu que c'est ce format qui a apporté succès au groupe. Dés novembre 1998, il s'attaque à l'écriture de Machina et présentera celui-ci à Virgin comme un double-album mais la maison de disque refuse l'idée du double-LP. En 2000, l'opus sort donc en version simple, sous le nom de Machina – The Machines of God (à la fin de la même année, Corgan pour manifester un peu plus son dégoût de l'industrie musicale balance gratuitement sur internet la deuxième partie, Machina – The Friends & Enemies of Modern Music, bien avant le buzz de Radiohead et de son In Rainbows en 2007). L'enregistrement a vu le départ de D'arcy pour se consacrer à une carrière d'actrice et son remplacement par Melissa Auf der Maur, de Hole (qui a un jour confié avoir appris la basse après avoir écouté Gish des Pumpkins). L'album reçoit globablement des critiques en demi-teintes, certaines très élogieuses et d'autres déplorant la surproduction 'wall of sound' de Corgan et Flood, et son aspect trop lourd. Commercialement, le disque déçoit également. Le 2 décembre 2000, le groupe qui a annoncé sa séparation, joue au Metro de Chicago, le même club qui a vu leur carrière débuter. Les deux années suivantes sont publiés un best-of, une compilation de facs b et un live. Albums : Machina I – The Machines of God, Machina II – The Friends & Enemies of Modern Music, Rotten Apples [best of], Judas O [compilation], Earphoria [live]. Titres majeurs: "The Everlasting Gaze" (M1), "Stand inside Your Love" (M1), "Try, Try, Try" (M1), "If There Is a God" (M2), "Untitled" (RA). Le coup de cœur de Rebecca: "I of the Mourning" (M1). Penser la suite… Avec les membres de Tortoise, Slint, Chavez et A Perfect Circle, Billy Corgan et Jimmy Chamberlin lancent le groupe Zwan en 2001 : un premier album du groupe sera publié en 2003 : les critiques sont excellentes, mais les fans, eux, très rétissants, déplorant la couleur trop pop de l'album. James Iha multiplie les projets avec A Perfect Circle, Vanessa and the O's, en solo ou en collaboration avec Cat Power et Michael Stipe dans un album hommage à Serge Gainsbourg ; il s'improvise également DJ dans des soirées ultra-branchées new-yorkaises, et écrit la bande originale d'un film japonais, il apparaît en tant que 'guest' sur divers albums. Corgan compose trois titres pour Marianne Faithfull sur le joli Kissin' Time et publie un album solo en 2005 : TheFutureEmbrace, avec la collaboration notamment de Robert Smith de Cure. Jimmy Chamberlin crée son Jimmy Chamberlin Complex et publie un album avec celui-ci en 2005. Melissa Auf der Maur se consacre entièrement à sa carrière solo. Albums : Mary Star of the Sea (Zwan), Auf der Maur (Melissa Auf der Maur), TheFutureEmbrace (Billy Corgan), Life Begins Again (Jimmy Chamberlin Complex). Titres majeurs: "Honestly" (MSOTS), "Taste You" (ADM), "Walking Shade" (TFE), "Loki Cat" (JCC). Le coup de cœur de Rebecca: "Tilt" (TFE). Reformation – nouvelle génération Le jour de la sortiée de son album solo, le 21 juin 2005, Billy Corgan publie dans la presse son souhait de faire renaître son groupe… ce qui aboutira officiellement en 2006. Seul Jimmy Chamberlin et Billy Corgan sont de la partie ; les musiciens Jeff Schroeder et Ginger Reyes seront ajoutés exclusivement lors des concerts. L'album Zeitgeist est publié en juillet 2007 et est un évenement dans le milieu du rock. Précédé du single "Tarantula", très inspire par le style de Siamese Dream, l'opus, dont la magnifique pochette rouge montre une statue de la liberté noyée, devant un soleil couchant (référence à la politique sanglante des USA, au réchauffement climatique et à l'aliénation), se veut être un retour aux sources, aux racines hard rock du groupe. La première partie, jusqu'aux dix minutes du très lourd "United States", renoue avec le rock pur à tendance hard-goth et sabbathien de Gish. Le choix des producteurs n'est pas anodin : Roy Thomas Baker, dont Corgan est un grand fan, et Terry Date, producteur de Soundgarden, de Pantera ou des Deftones. La deuxième partie est plus pop, de la balade "Neverlost" aux jolies harmonies à la dream pop théâtralisée de "Pomp & Circumstances", sorte croisement réussi entre Mercury Rev et Queen. L'album sera cependant accueilli froidement par la critique qui juge cette reformation comme principalement opportuniste. L'album débutera très bien dans les charts du monde, mais s'effrondrera assez rapidement. En janvier 2008 sort American Gothic, un EP de chansons acoustiques inédites, dont "The Rose March", très appréciéee par Pete Townshend, le guitariste de Who, et "G.L.O.W" et "F.O.L", deux singles digitaux. En 2009, alors que Jimmy annonce son départ du groupe afin de continuer son projet solo, est publié Bonus, un EP digital, et If All Goes Wrong, un documentaire sur la tournée de 2007 du groupe et accompagné d'un disque d'inédits joués en live. L'accueil critique est bon. Fin 2009, Billy Corgan annonce un projet long, ambitieux et complexe: Teargarden by Kaleidyscope. Une œuvre complète de 44 chansons, publiées sur internet au fur et à mesure, et physiquement par EP de quatre chansons. Pour l'instant, août 2010, seules six chansons ont été dévoilées. L'histoire continue… Albums : Zeitgeist, American Gothic [EP], Bonus [EP], Teargarden By Kaleidyscope. Titres majeurs: "Tarantula" (Z), "That's the Way (My Love Is)" (Z), "Doomsday Clock" (Z), "G.L.O.W", "A Song for a Son" (TBK). Le coup de cœur de Rebecca: "Pomp & Circumstances" (Z).
  15. Rebecca Carlson

    The Primitives - Spin-O-Rama

    THE PRIMITIVES La Perfection pop Avant-propos Après vingt ans de silence discographique, The Primitives, l’un des plus brillants groupes pop de l’Angleterre thatchérienne est revenu en 2011 avec un EP intitulé Never Killed a Secret, avant de signer une quatrième album en 2012 Echoes and Rhymes, composé de reprises d’obscures pop songs des sixties. En 2013 sort un nouveau single, « Lose the Reason », ainsi qu’une compilation de démos et d’inédits intitulé Everything’s Shining Bright : The Lazy Recordings 1985-1987. Le groupe a récemment annoncé la sortie d'un cinquième album à l'automne 2014, ainsi qu'une tournée. Un bref historique Formés à Coventry au milieu des 80s, à la grande époque de l’indé britannique, The Primitives se partagent les scènes d’Angleterre et les couvertures de Melody Maker et de NME en même temps que Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, The Smiths, Primal Scream ou encore The Wedding Present. Souvent rapproché de la scène « blonde pop » (The Darling Buds, Transvision Vamp), The Primitives se compose de la mignonne Tracy Tracy (au chant), PJ Court (à la guitare), de Tig Williams (à la batterie), et de Steve Dullaghan (remplacé par la suite par Paul Sampson, à la basse). Les premières chansons du groupe (« Really Stupid », « She Don’t (sic) Need You », « Thru the Flowers ») sont marquées par une influence punk, mais également par le proto-punk du Velvet Underground dont le talentueux PJ Court est un grand admirateur. « Thru the Flowers », le premier single du groupe (1986) est peut-être l’une des meilleures chansons des Anglais et probablement leur carte d’identité sonore : des guitares crades, bruitistes – on est au tout début de la noise pop ! – et mélodie pop parfaite chantée par la petite voix enfantine de Tracy Tracy. « Thru the Flowers » est l’une des plus belles perles de l’underground britannique des années 80, mais c’est le single « Crash », plus facile et plus léché, qui va réellement faire décoller le groupe en Angleterre et aux Etats-Unis. Porté par les singles « Thru the Flowers », « Crash », « Stop Killing Me », « Ocean Blue » ou encore « Out of Reach », le premier album Lovely (1988) se classe très, très bien dans leur pays d’origine et rencontre un franc succès critique. Rapidement après ce premier succès sort le single « Way Behind Me » qui annonce le deuxième opus : Pure. Deux autres singles suivront : « Sick of It » et l’acidulé « Secrets ». Galore, troisième album du groupe, paraît en 1991. Malgré des singles efficaces (« You Are the Way », « Earth Thing », « Lead Me Astray »), Galore ne se vendra pas bien ; le groupe décide de cesser ses activités. Les nineties démarrent à peine et chacun de membres veut s’essayer à de nouvelles choses. En 2009, le groupe se reforme et commence à tourner en Angleterre. En 2011 paraît un premier EP, Never Killed a Secret, suivi l’année suivante d’un album très bien accueilli par la critique, Echoes and Rhymes. Le feu semble avoir repris au sein des Britanniques qui multiplient les projets : en 2013 un nouveau single voit le jour, et un nouvel album l’année suivante. Fort d’un style unique à la fraîcheur intemporelle, The Primitives reste aujourd’hui un groupe fondamental dans l’underground britannique, en plus d’avoir été une influence majeure dans l’évolution de l’indie pop et de la noise pop. Au delà des aspects pop, le groupe a aussi beaucoup exploré le psychédélisme (« Shadow », « Shine », « Smile », « Thru the Flowers », « All the Way Down », etc.). Des images Thru the Flowers Crash Way Behind Me Sick of It Earth Thing Turn Off the Moon I’m Not Sayin’ The Primitives est l'un des groupes favoris de Morrissey - celui-ci a souvent posé, comme c'était d'ailleurs la mode à l'époque, avec un t-shirt du groupe, alimentant ainsi la popularité indie des gars et de la meuf de Coventry. Annexe:
  16. Rebecca Carlson

    Björk - Topic Officiel

    .björk argóarflísin. Halló, halló, já hvad heitid ér? Mér finnst, gott ad koma til thín... Thú varst svo stórfengleg... Í ástarmálum gildir adeins forganghsrad. Ertu ad koma? Chapitre I° Drawing Restraint 9 I. Gratitude II. Pearl III. Ambergis March IV. Bath V. Hunter Vessel VI. Shimenawa VII. Vessel Shimenawa VIII. Storm IX. Holographic Entrypoint X. Cetacea XI. Antarctic Return Chapitre II° Medúlla PleasureALLmineShowFORGIVENESSwheretheLINEvökuró ÖLLbirtanwhoisitSUBMARINEdesiredConstellationOCEANIAsonnets AncestorsMouthMiðvikudagsTRIUMPH Chapitre III° Army of Me: Remixes and Covers Chapitre IV° Volta I. Earth Intruders II. Wanderlust III. The Dull Flame of Desire IV. Innocence V. I See Who You Are VI. Vertebrae by Vertebrae VII. Pneumonia VIII. Hope IX. Declare Independence X. My Juvenile Chapitre V° Biophilia I. Moon II. Thunderbolt III. Crystalline IV. Cosmogony V. Dark Matter VI. Hollow VII. Virus VIII. Sacrifice IX. Mutual Core X. Solstice Chapitre VI° Bastards YOU KILLED KENNY, YOU BASTARD
  17. Rebecca Carlson

    Mudhoney

    Mudhoney Question traditionnelle... Connaissez-vous les chiffres de ventes de leurs albums?
  18. Rebecca Carlson

    Mudhoney - Under A Billion Suns

    Mudhoney - Under A Billion Suns I. C'est le grand retour, que tu l'veuilles ou non II. Les avis? ... Je découvre l'album qui est sorti il y a quelques jours et je suis un peu déçu. J'espère que la deuxième écoute changera ces premières impressions.
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