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Retour sur un succès | Back To Black, Amy WinehousePosté par Mag C.I.F., le dimanche 01 juin 2008 Mai 2008, un samedi soir ordinaire à l’entrée d’un pub branché de Londres. Une jeune femme aux genoux écorchés et au regard hagard insulte vaguement deux gars presque aussi éméchés qu’elle. Dans ses yeux, outre l’injection de substances douteuses quelques heures au préalable, on devine la terreur et la liberté. Terrorisée par son statut, libérée par les paradis artificiels. Cette jeune femme longiligne à la chevelure improbable s’appelle Amy Winehouse. D’un seul disque magistralement réussi, Back to Black, elle a mis à mal la supposée crise du disque et prouvé qu’une inspiration ultra-bien sentie et quelques efforts pour paraître iconoclaste permettaient encore de concilier succès commercial (9 millions d’exemplaires ont trouvé acquéreur à ce jour) et critique au 21ème siècle.Londonienne de souche, juive de confession et diva soul 60’s de passion, Amy s’est vue offrir pour ses 20 ans un contrat chez Island Records, maison réputée pour son flair affiné (Portishead, The Killers, Mariah Carey post-dépression, etc.) et commercialise un premier opus moyen mais révélateur d’une voix motownesque d’un autre temps, chantant avec assurance et dédain des mots bruts mais liés, intimes mais organiques, dépouillés mais passionnés. Frank (fraîchement réédité en version Deluxe) reçoit un accueil critique à la hauteur des promesses de son interprète et propose un nom à suivre au public branchouillard. L’époque ne peut être plus propice : le trash est glamourisé, Kate Moss s’offre un come-back fulgurant en sniffant face caméra, les freaks font du fric en laissant la pudeur au placard. Qu’offrir de mieux au public ainsi conditionné qu’une dépressive camée se permettant d’être scandaleusement talentueuse et de réincarner de son petit corps blanc, frêle et tatoué la quintessence de la soul black, black par la peau et black par les mots… ? L’arrivée de Mark Ronson, bidouilleur british des plus brillants, parmi les amis d’Amy sera le facteur déclencheur : fin 2006, Rehab, ode à la non-désintoxication, débarque sur les ondes anglaises et rafle la mise. Les singles suivants ne dérogeront pas au succès désormais établi, l’aura d’Amy s’étendra sur toute l’Europe puis aux Etats-Unis, les éloges de toutes les presses et les récompenses pompeuses pleuvront, le monde aime La Winehouse et se délecte de ses frasques les plus scabreuses en dégainant l’excuse d’avoir acheté son disque. Les concerts privés accordés aux médias des pays acheteurs voient défiler attachés de presse débordés et agents sous anxiolytique, tous paralysés à l’idée que leur employeuse finisse par succomber à l’overdose en direct. On apprit récemment que les pontes d’Island Records avaient menacé leur pouliche d’une rupture définitive de contrat si elle n’arrêtait pas ses conneries au plus vite. Une telle hypocrisie est amusante lorsqu’on repense aux propos tenus dans le premier single que ladite maison de disque avait dressé en étendard deux ans plus tôt (et aux 124 propositions de contrats que recevrait Amy dans les 10 minutes si un tel événement se produisait), mais résume en quelque sorte la bipolarité de notre temps : nous défendons la dignité mais dégustons les écarts les plus flagrants, nous fustigeons le trash mais n’en perdons pas une miette. Amy n’est rien d’autre que notre fantasme absolu. Vive Amy. Rédigé par Spencer En bref | Léa CastelPosté par Mag C.I.F., le dimanche 01 juin 2008 Léa Castel, de son veritable nom Léa Foly, d'origines italiennes et espagnoles, commence à se faire connaître grace à ses nombreux featurings, avec de célébres rappeurs tel que l'Algerino, Skrim ou encore D.A. Mais, c'est lors d'un concert de rap à Marseille, qu'elle rencontre Soprano des Psy 4 de la rime. Quelques mois plus tard nait le titre Dernière Chance. Ce morceau connait un enorme succes sur Internet, en 2005. Suite à sa rencontre et son morceau avec Soprano, elle participe à sa tournée à travers la France, avec tous les membres du label Street Skillz (le label de Soprano), chez qui elle a signé en 2006. A la surprise générale, le 14 septembre 2007, on reconnait la jolie chanteuse lors du casting national de Popstars à Marseille. Elle echoue en finale, face à Cherifa, qui deviendra par la suite Sheryfa Luna. Mais elle n'a pas tout perdu car grace à popstars, elle signe chez ULM. Elle débute sa pré-tournée, le 20 Mars à Marseille et elle sort "Pressée de vivre " son premier opus, qui rentrera directement à la deuxième place du top album français. Article rédigé par la petite soeur d'El Dorado Zoom sur | ZahoPosté par Mag C.I.F., le dimanche 01 juin 2008 ![]() Ce mois, zoom sur une nouvelle artiste R&B qui fait beaucoup parler d’elle, Zaho. Cette jeune femme algérienne a vécu dans son pays jusqu’à ses 18 ans. Elle y découvre sa passion pour la musique et déjà à l’âge de 7 ans, son père l’inscrit à des cours de guitare. Influencée par des légendes comme Tracy Chapman, elle sait que son métier sera celui de chanteuse. En 1999, lorsqu’elle émigre au Canada, sa vie dans le milieu musical va enfin démarrer. Elle fait connaissance de nombreux producteurs qui séduits par son talent posent sa voix sur des refrains de chansons d’artistes confirmés. C’est le single Hey Papy qui créera le buzz et qui l’a fera connaître de beaucoup de monde. Elle rencontre alors celui qui va la lancer en France, Phil Greiss. Ensemble ils commencent à préparer son premier album. Pendant ce temps, Zaho fait une collaboration très importante, elle lui apportera la notoriété auprès de son public. Elle chante en duo avec Idir, artiste de la musique Kabyle. Le titre intitulé Tout ce temps marche bien et Zaho coordonne le titre phare de cet album, La France des couleurs. Après ces nombreuses collaborations, Zaho finalise son album. L’opus riche en influences R&B, musique arabe ou encore hip hop, appelé Dima entre à la 20ème place du top albums en France. Il n’y tiendra malheureusement pas plus d’une semaine et après une petite remontée en troisième semaine continue de chuter. Cependant, l’album est encore en exploitation donc rien n’est joué pour ce dernier. L’album est introduit par un titre très accrocheur, que nous fredonnons tous, C’est Chelou. Ce premier single, a un joli succès dans les charts. Entré en 3ème au top, il continue de figurer en haut du classement. Zaho continue de promouvoir son premier album et nous allons surement encore beaucoup parler d’elle cet été. Découvrez ici le premier extrait de Dima, C’est Chelou : Rédigé par botilicious Ca cartonne ailleurs | Zoom sur Delta GoodremPosté par Mag C.I.F., le samedi 31 mai 2008 Elles s’appellent Amy, Natasha ou Delta. Deux sont anglaises, l’autre est australienne, deux pays, parmi les nombreux berceaux des plus grands groupes, des plus grands artistes… Et elles espèrent bien inscrire leurs noms en lettres d’or au panthéon des plus grandes stars de la chanson. Quel sont leurs parcours, quelle est leur actualité, comment s’annonce leur futur, tant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre à présent. Commençons par Delta Goodrem. Née en 1984, Delta, qui fêtera bientôt ses 24 ans à déjà vendu près de 3.000.000 d’albums. Pourtant, la moindre des choses que l’on puisse dire est que tout cela était relativement mal parti... Tout avait bien commencé, Delta, petite fille modèle adore pousser la chansonnette. Elle aime tellement cela qu’avec l’argent gagné par le tournage de différentes publicités, elle décide d’enregistrer une maquette qu’elle envoie à son équipe de football préférée (les Sidney Swans). Premier signe du destin, un des membres de l’équipe prend le temps d’écouter ce CD, qui inclue notamment une version de l’hymne australien. Soufflé, celui-ci transmet la maquette à l’une de ses connaissances… qui n’est autre que Glenn Wheatley, un manager à l’origine des succès de nombre d’artistes australiens (qui a depuis été condamné à 15 mois de prison pour détournement de fonds… dommage !). Un contrat est immédiatement signé : tes études tu poursuivras, ton album je produirai. A l’époque, la cible est claire : Britney Spears (et dans une moindre mesure, Mandy Moore). Aucune artiste australienne ne s’est en effet lancée dans ce filon qui s’avère particulièrement juteux, Delta sera la première. Un single sort, I Don’t Care, titre aux sonorités très pop rn’b. L’échec est retentissant, le titre échouant à la position #64 du top singles australien. Delta fait une pause et en profite pour tourner dans LA série australienne s’il en est : Neighbours. Cette série a tout de même révélé, entre autres Kylie Minogue et Natalie Imbruglia. « Pas dégun », comme l’on dit dans le midi. Dans la foulée, on demande à Delta ce qu’elle voudrait vraiment chanter, sentant le potentiel en elle. La légende raconte qu’elle aurait formulé une réponse bateau du genre : « Je veux faire plaisir aux gens ». Admettons. Le meilleur support publicitaire est choisi pour présenter le premier single, qui s’appellera Born To Try : la fin d’un épisode de Neighbours. Tout de suite, c’est le carton. Dès sa mise en vente, le single accède très rapidement à la première place du top. Il y sera rejoint par le deuxième extrait, Lost Without You, puis par les trois suivants, Not Me Not I, Innocent Eyes et Predictable. Delta devient la première artiste à classer les 5 singles extraits de son premier album en tête des charts. L’album accède également à la première place et pulvérise les records puisqu’il sera certifié 14 Disques de Platine en Australie, pour plus d’un million d’exemplaires vendus (à l’échelle de la France, cela représenterait six millions d’ albums…). Le succès se propage très rapidement à l’Angleterre, où 800.000 exemplaires s’écouleront, avec, en plus de jolis top 10 côté singles. L’Allemagne succombe également, 100.000 exemplaires y sont vendus, l’Espagne fait un triomphe à Lost Without You qui entre dans le top10 tandis qu’en France, c’est Born To Try qui rencontre un joli succès en radios, avec un top20 en airplays. Oui mais voila, le destin, parfois si conciliant, ne fait pas toujours des cadeaux. C’est ainsi que Delta apprend, tel un cadeau des « 18 ans », qu’elle est atteinte du syndrome d’Hodgkins, un cancer des ganglions lymphatiques. Le lourd traitement imposé (chimiothérapie, rayons) empêchera Delta de poursuivre la promotion de son premier album, un album qui se sera tout de même vendu à un peu plus de 2.000.000 d’exemplaires, et qui permettra à Delta d’accumuler les récompenses aux Aria Awards, bien qu’elle ne puisse pas, en raison de son état de santé, y faire une prestation. Darren Hayes lui offrira donc une version de Lost Without You particulièrement poignante.![]() De cette difficile aventure, Delta est ressortie gagnante, et nous le fait savoir dans son second opus, Mistaken Identity. L’opus sort très vite après la fin du traitement de Delta, est très sombre, marqué par ce qu’elle vient de vivre, et déroute une partie des acheteurs du premier album, plus habitués à des chansons pop très légères qu’à des ballades de… confessions. L’album récoltera tout de même un quintuple disque de platine en Australie, mais échouera à un peu plus de 100.000 exemplaires, en Angleterre. Pour le reste du monde, rien de particulier à signaler. Souffrant d’une promotion calamiteuse, l’album ne sort pas dans de nombreux pays et, là où il sort, c’est le flop. Tournée, DVD Live, album hybride (mêlant les deux premiers opus) annoncé pour les USA, et qui sortira finalement… au Japon, et Delta se retire, pendant de longs mois. C’est en fin d’année 2007 qu’elle revient sur les ondes australiennes avec un nouveau single In This Life, desservi par un clip au moins aussi simpliste et dénué d’intérêt que la chanson est efficace. Le titre fonctionne bien en Australie, permettant à Delta d’y décrocher un Nième numéro 1, et lance l’album, sobrement intitulé « Delta ». Douze pistes le composent, parmi lesquelles Believe Again (qui a récemment décroché le MTV Australian Award du plus beau clip de l’année) et You Will Only Break My Heart (dont le clip marque, très certainement, une volonté de la part de la maison de disques d’économiser quelques dollars, après le très couteux Believe Again).L’actualité de Delta ? Son album sera lancé en juillet aux USA, avec une nouvelle maison de disques, entraînant, question de droits, le tournage d’un nouveau clip pour le premier single, In This Life. Suivra l’Europe, et une réédition, au Japon. Enfin, la seconde tournée de Delta marquera la fin de l’exploitation d’un merveilleux opus (j’ai rangé mon objectivité au placard). Découvrez la version américaine du clip In This Life: Rédigé par Stef |