RECHERCHER
 
NEWSLETTER
Inscrivez-vous gratuitement et recevez chaque semaine les charts et toute l'actu musicale.

C.I.F. MAG'

Madonna | 25 Y.O.


Posté par Mag C.I.F., le samedi 03 mai 2008
1982 : une jeune wannabe du Michigan harcèle le tout New-York clubber et branchouille pour que son Everybody soit diffusé en masse. 1 an plus tard, le monde entier fait la connaissance de cette petite boulotte aux fringues improbables.



1984 : Madonna débauche Nile Rodgers (producteur disco bankable) et fait de son Like a Virgin un énorme tube planétaire en se roulant soigneusement par terre en robe de mariée sur MTV. Toutes les adolescentes du monde deviennent à leur tour des wannabe… Madonna.



1986 : Madonna veut du tube, range les ambitions artistiques au placard et propose en guise d’album un best of avant l’heure, True Blue. Le mot « carton » semble bien faible pour définir le succès de l’opus.

1989 : Quelques essais cinématographiques navrants plus tard, Madonna se veut plus sulfureuse que jamais et orchestre un savant scandale sexe vs religion autour de la sortie de son premier album quelque peu introspectif, Like a prayer. Orchestration réussie, les charts approuvent.

1990 : premier (vrai) best of au succès gargantuesque et sortie couplée de Justify my love, un single moite au clip bordélique (au sens premier du terme). A whore is born.



1992 : Madonna invente le porno-chic et décline son projet érotique sous 3 formats ; un disque commercialement inepte mais odieusement réussi (Erotica), un livre de photos scandaleuses et magnifiques jamais réédité malgré un succès sans précédent de mémoire de libraire… et un film incommensurablement mauvais dont (Dieu merci) personne ne se souvient.

1994 : Maman se sent tellement menacée par cette niaise de Mariah Carey qu’elle pond un album de R&B sirupeux, Bedtime Stories. Elle ne l’assumera que très moyennement puisque les morceaux les plus typés du disque se verront dispensés de sortie single (exception faite de Take a bow, son plus grand succès américain, si c’est pas malheureux…). Un an plus tard, une compilation de ballades (Something to remember) sera commercialisée, encore une fois pour tenter de rattraper qui vous savez.



1996 : Madonna obtient son seul rôle cinématographique acceptable (Evita) et tombe enceinte. A new star is born.

1998 : Maman pour de vrai et toute spirituelle d’un coup d’un seul, Madonna propose ce que beaucoup considèrent comme son opus majeur, Ray of Light. La star est ressuscitée et obtient les faveurs d’un nouveau public jeune et pas très hétérosexuel qui la suivra désormais à la trace.



2000 : Music, album électroniquement génial aux contours folk, consacre le retour en grâce de la Reine de la Pop, lui offrant au passage un billet retour vers les salles de concert du monde entier où le Drowned World Tour triomphera un an plus tard.

2003 : la collaboration avec Mirwais, bidouilleur français recruté pour Music, atteint son apogée avec American Life, collection hybride électro-acoustique aussi parfaite que décousue. Manque de pot, Madonna, en manque de pointes de provoc, s’est sentie enclin à jouer la carte de l’engagement politique au moment le plus inopportun qui soit. Flop monumental.



2005 : Stuart Price, excellent remixeur mais piètre producteur, s’incruste en studio et supervise Confessions on a dance floor, album eurodance et plutôt dépourvu d’ambition artistique ayant pour principal objectif de remettre son interprète sur le devant de la scène pop. Objectif atteint.

2008 : une (superbe) tournée plus tard, Madonna revient avec Hard Candy, opus mineur disposant de la production la plus en vue du moment. Wait & see.



Rédigé par Spencer