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C.I.F. MAG'

M.Pokora - MP3


Posté par Mag C.I.F., le samedi 03 mai 2008


La moindre des choses que l'on puisse dire, c'est que le troisième album de Matthieu Pokora, anciennement Matthieu des Linkup fait l'objet d'un sérieux buzz actuellement.

Alors, nous trouvons un peu de tout sur le web, mais, le plus souvent, ça tourne autout du: "C'est lui, c'est un produit de la TV Réalité de base, c'est forcément nul. En plus il n'est pas moche, donc c'est encore plus nul !". Et bien je vais justement aller à l'encontre de ce jugement, et faire ce qui sera peut être la première critique montrant un auditeur relativement convaincu.

Le titre tout d'abord: Bon bon, on a évidemment saisi le jeu de mot plutôt facile, c'est simple, connu dans toutes les langues (pas forcément pour le côté légal de la chose), et aisé à retenir. C'est en outre un titre déjà plus cohérent que Player, pour son second album, titre en anglais pour un album 100% français, cherchez l'erreur.

La production: Vous le savez certainement, cet album est en grande partie produit par Timbaland (l'homme qui a certainement du se faire le plus de fric en 2007, et ça semble bien parti pour continuer en 2008, l'homme au "hey... hey... hey" au début de ses chansons), Kore (dont les productions n'ont pas toutes été honteuses, ce n'est pas parcequ'on est français que l'on fait de la merde, contrairement à ce que je peux lire ça et là), et Sebastian. Evidemment, à l'heure où Timbaland travaille avec Madonna, on peut être surpris par sa collaboration avec M. Pokora. Et bien certains manifestent leur surprise par des "Bouh caca, Timbaland au bûché" alors qu'ils l'encensaient quand il a sorti de la naphtaline la talentueuse Miss Furtado. La différence ? M. Pokora est français, et avoir de l'ambition quand on est français est très très mal vu.
Bref, revenons en à la production en elle même. Evidemment, l'effet de surprise Timbalandien est passé depuis qu'il a enchaîné une triple exploitation à outrance: LooseFuturesexLovesoundsShockValue. Pour autant, la production n'en demeure pas moins plutôt bonne, notamment sur des titres comme Catch Me If You Can (qui semble être le second single), No Me Without You, Treason, ou encore Like A Criminal.

Les bouses: Bon, il serait de mauvaise foi de ne pas signifier à M. Pokora que Climax (vive le nom de Baskets Adidas) et Internationalude sont deux innommables bouses. S'il passe par là, il le saura, à présent.

Donc voila, je vais conclure en disant que j'ai été très agréablement surpris par cet opus. J'ai déjà bien aimé Dangerous (même si le mattraquage commence à arriver, et je le seeeeeens, je vais pas tarder à détester), mais je suis, en plus, convaincu par l'opus.

Par Stef

Duffy - Rockferry


Posté par Mag C.I.F., le samedi 03 mai 2008


En 2007, les radios du monde entier passaient en boucle un titre qui faisait :

''They tried to make me go to rehab.
I said no, no, no.''


En 2008, les radios du monde entier passent en boucle un titre qui fait :

''You got me begging you for mercy.
Yeah, yeah, yeah.''


Rehab... Mercy...
Deux cocktails musicaux résolument old school, servis par des voix soul emplies de mélancolie, qui nous ramènent avec delectation dans les années 60-70. Ne vous y trompez pas pour autant, Duffy n'est pas qu'un ersatz d'Amy Winehouse, et encore moins une artiste one-shot. Elle nous le prouve de la plus belle des manières en publiant un excellent premier album, Rockferry, dont elle signe les dix titres qui le composent. Autobiographiques pour certains, à l'instar du premier single et de Stepping Stone, on ne peut que souligner la qualité générale des textes et la poésie douce amère qui s'en dégage. On regrettera à ce propos l'absence des paroles dans un livret bien pauvre en contenu (aucune photo et à peine quelques mots extraits de chaque chanson sur fond noir, on a connu mieux) mais conforme à la simplicité de l'ensemble dirons-nous. S'il ne fallait choisir qu'un unique titre, le choix serait fort difficile entre l'efficace Mercy, le piquant Delayed Devotion ou encore l'addictif Serious. Toujours est-il que la pièce maitresse de l'album, à mes yeux, est sans conteste l'envoutant Distant Dreamer qui clôt en apothéose l'un des albums de l'année.

Rédigé par Silence

Alizée - Psychédélices


Posté par Mag C.I.F., le samedi 03 mai 2008


5 ans après « Mes courants électriques », Alizée, celle qu’on a laissé en lolita un peu cochonne, s’est émancipée de Mylene Farmer et Laurent Boutonnat pour travailler avec Jérémy Châtelain (beaucoup moins classe), son mari mais aussi Jean Fauque, Kore, Daniel Darc ou encore Oxmo Puccino. « Psychédélices », sorti le 26 novembre dernier, est le fruit de ces collaborations. Sera-t-il à la hauteur des deux précédents ?

L’ex lolita s’émancipe et ça s’entend ! Alizée nous propose un son plus mature comme sur « L’effet », dernière piste de cet album où la jeune corse nous chantonne ce titre pour sa fille. Cependant, elle n’oublie pas les sonorités de LauLau puisqu’on a le droit à une suite de ses précédents albums sur « Fifty sixty », prévu à l’origine pour ouvrir l’album. D’ailleurs, MyMy n’est pas mise de côté puisque plusieurs jeux de mots sont à retenir : « L’héroïne trouve qu’il abuse », « Champagne à sabrer, coke à décapsuler », « Belle héroïne des sixties »… mais aussi un clin d’œil à Paris Hilton dans « Lilly town » : « Ici pas de Miss Hilton – Paris s’étonne ». D’ailleurs, on sent qu’elle a eu de l’inspiration puisqu’on peut trouver dans cet opus des références à Shakespeare, Andy Warhol, Lou Reed, Coco Chanel, la Bible, Lewis Carroll, Gandhi, John Lennon, Al Capone et… elle-même !

Il est cependant impossible de passer à côté des deux bombes de l’album : « Fifty Sixty », parlant du mannequinat des années 50-60 (bah oui, elle allait pas faire sur les années 2000 avec un tel titre hein) sur une mélodie légèrement enfantine avec un passage où on pige que dalle mais qui est tellement bon ; et « Lilly town » qui nous parle du monde d’Alizée (« Viens au pays des Schtroumpfs où tout est merveilleux… ») sur une mélodie un peu plus pop acidulée. « Décollage » n’est pas en reste tant il est étonnant par ses passages rap et sa mélodie, rap également.
Au niveau de la cover, Alizée montre le passage de l’adolescente à la femme-enfant, de part les tenues abordées et le morceau de gâteau. Au niveau du livret, notons la présence des paroles qui ne peut être qu’un plus et de sublimes photos dont celle du tatouage de la Fée Clochette, qu’Alizée arbore fièrement dans son dos.
Bien que 11 titres fassent assez light, « Psychédélices » n’en reste pas moins un album de très bonne qualité, certes en dessous de l’excellent « Gourmandises » et du très bon « Mes courants électriques… » mais de qualité.

Découvrez le clip de Fifty Sixty !



Rédigé par Baby Junkie

Little - Little


Posté par Mag C.I.F., le samedi 03 mai 2008
Pour ne rien ne vous cacher, cette semaine je suis dans le flou le plus total lorsqu’on veut m’engager dans une conversation qui a un rapport à la musique, aux « pseudos » artistes qui sortent encore des disques. Je m'accroche souvent à des bribes de mots mais je ne comprends pas le sens des phrases. Tout à l’heure encore, mon amie me parlait de "Petite coccinelle" jusqu'à ce que je pige, au bout de quelques minutes, qu'il me parlait de Little la nouvelle révélation de Myspace ( une de plus !).
Bon allez je me lance, j’appuie sur PLAY : j’atterris alors dans un autre monde, ce qui est en fait un des aspects magiques de cet album: il nous offre une multitude de sons.
Un peu de douceur dans ce monde de brutes et un nouvel espoir pour la chanson française. Ah ce petit air qui trotte en tête toute la journée (Petite coccinelle lalalala)...
Ecoutez le, simplement, et n'hésitez pas à vous arrêter longuement sur chaque chanson car il est vrai qu'à la première écoute, il pourrait surprendre les oreilles les moins averties... Et si la première chanson vous laissent sceptiques, rendez-vous directement aux pistes 2 et 5, mes morceaux favoris.

Le reste ne se raconte pas, il s'écoute. A découvrir, un dimanche après-midi d'arc-en-ciel comme je l’ai fais...




Rédigé par Wahiba.