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Alizée - Psychédélices



5 ans après « Mes courants électriques », Alizée, celle qu’on a laissé en lolita un peu cochonne, s’est émancipée de Mylene Farmer et Laurent Boutonnat pour travailler avec Jérémy Châtelain (beaucoup moins classe), son mari mais aussi Jean Fauque, Kore, Daniel Darc ou encore Oxmo Puccino. « Psychédélices », sorti le 26 novembre dernier, est le fruit de ces collaborations. Sera-t-il à la hauteur des deux précédents ?

L’ex lolita s’émancipe et ça s’entend ! Alizée nous propose un son plus mature comme sur « L’effet », dernière piste de cet album où la jeune corse nous chantonne ce titre pour sa fille. Cependant, elle n’oublie pas les sonorités de LauLau puisqu’on a le droit à une suite de ses précédents albums sur « Fifty sixty », prévu à l’origine pour ouvrir l’album. D’ailleurs, MyMy n’est pas mise de côté puisque plusieurs jeux de mots sont à retenir : « L’héroïne trouve qu’il abuse », « Champagne à sabrer, coke à décapsuler », « Belle héroïne des sixties »… mais aussi un clin d’œil à Paris Hilton dans « Lilly town » : « Ici pas de Miss Hilton – Paris s’étonne ». D’ailleurs, on sent qu’elle a eu de l’inspiration puisqu’on peut trouver dans cet opus des références à Shakespeare, Andy Warhol, Lou Reed, Coco Chanel, la Bible, Lewis Carroll, Gandhi, John Lennon, Al Capone et… elle-même !

Il est cependant impossible de passer à côté des deux bombes de l’album : « Fifty Sixty », parlant du mannequinat des années 50-60 (bah oui, elle allait pas faire sur les années 2000 avec un tel titre hein) sur une mélodie légèrement enfantine avec un passage où on pige que dalle mais qui est tellement bon ; et « Lilly town » qui nous parle du monde d’Alizée (« Viens au pays des Schtroumpfs où tout est merveilleux… ») sur une mélodie un peu plus pop acidulée. « Décollage » n’est pas en reste tant il est étonnant par ses passages rap et sa mélodie, rap également.
Au niveau de la cover, Alizée montre le passage de l’adolescente à la femme-enfant, de part les tenues abordées et le morceau de gâteau. Au niveau du livret, notons la présence des paroles qui ne peut être qu’un plus et de sublimes photos dont celle du tatouage de la Fée Clochette, qu’Alizée arbore fièrement dans son dos.
Bien que 11 titres fassent assez light, « Psychédélices » n’en reste pas moins un album de très bonne qualité, certes en dessous de l’excellent « Gourmandises » et du très bon « Mes courants électriques… » mais de qualité.

Découvrez le clip de Fifty Sixty !



Rédigé par Baby Junkie
Mag C.I.F., le samedi 03 mai 2008

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