RECHERCHER
 
NEWSLETTER
Inscrivez-vous gratuitement et recevez chaque semaine les charts et toute l'actu musicale.
Accueil > Le Blog de la Rédaction > Divers

Zoom sur: Leona Lewis

Elle est numéro 1 aux Etats-Unis, a dominé sans vergogne les charts anglais, a squatté la pôle position tant avec son album qu’avec son single dans de nombreux pays d’Europe, son album s’est déjà écoulé à près de 2.000.000 d’exemplaires. Pourtant, elle a bien failli ne jamais sortir d’album : qui est vraiment Leona Lewis ?


Faisons un saut quelques mois en arrière. Finale de X Factor, l’émission vedette de l’autre côté de la Manche, qui a vu se succéder les succès plus ou moins fulgurants d’artistes tels que Will Young, Gareth Gates, et Shayne Ward. Trois garçons, l’heure était venue pour l’émission d’accueillir dans son palmarès une demoiselle. L’une d’entre elles l’a bien compris, et a su en profiter. Elle s’appelle Leona, a ébloui le jury par ses prestations, de brillantes reprises de Mariah Carey aux standards de Whitney Houston, en passant par les mythes que sont Somewhere Over The Rainbow ou encore Sorry Seems To Be The Hardest Word. Simon Cowell ne le cache d’ailleurs pas tout au long de la compétition : il veut faire de la jeune fille trop timide une superstar reconnue partout dans le monde.



Arrive donc le soir de la finale, une finale, comme à l’accoutumée, très attendue par le public. Comme à l’accoutumée, les rues sont vides de tout passant, comme à l’accoutumée le standard téléphonique explose, comme à l’accoutumée, nous pouvons prévoir que le ou la gagnante risque de battre des records de ventes en Angleterre et de gagner, en une semaine, le titre de chanson la plus vendue de l’année outre-Manche (en une semaine, oui).
Ray affronte Leona, et, sans grande surprise, Leona l’emporte assez largement et sort, dès le soir de la finale, sa reprise de A Moment Like This, chanson qui a lancé aux USA la gagnante d’American Idol : Kelly Clarkson. La reprise est relativement fade, sans vraie saveur ajoutée, mais en quelques heures la chanson s’arrache. Premier record mondial pour Leona : en trente minutes, la chanson est téléchargée légalement 50.000 fois. Le single physique est mis en vente le lendemain, et là encore, la miss flirte avec les records : 570.000 singles sont vendus en une semaine, dépassant les ventes cumulées de tout le reste du top40 cette semaine là.



Il paraît relativement fou de se dire que cette fille, ne trouvant aucune maison de disques la reconnaissant à sa jute valeur a bel et bien failli abandonner sa carrière de chanteuse avant qu’elle ne commence vraiment. Il s’en est fallu de peu : deux albums de démos (désormais en écoute sur le web) qui ne touchent personne, de nombreux refus, et Leona annonçait à son petit ami (nous entrons dans la partie potins de l’article) qu’elle « arrêtait tout ». Heureusement (ou pas, pour les détracteurs), celui-ci a eu une idée plutôt bonne : « Sois pas quiche, présente toi à X Factor ! » (Oui, c’est plus ou moins ce qu’il a dit). Elle y est allée, elle a dominé la compétition, elle s’est imposée sans difficulté, a battu des records dès son premier single. L’histoire était déjà belle. Ce n’était que le début.

Pendant près d’un an, Leona se fait silencieuse et travaille sur son premier opus. L’album s’appellera Spirit et sera lancé, et précédé, par un titre très efficace, Bleeding Love. Bien sûr, il s’agit d’une ballade, comme nous pouvions nous y attendre, mais une ballade qui nous convie dans une très belle époque pour les chanteuses à voix : la fin des années 1980, le début des années 1990. A cette époque, Mariah Carey éblouissait par sa voix, Whitney Houston enchantait par ses bandes originales de films (bien que ce soit quelque peu réducteur), et Céline Dion battait des records mondiaux avec un album francophone. Depuis, Mariah Carey a vendu sa voix pour s’acheter des robes en latex (jaunes), Whitney Houston a oublié son nez dans la poudre, et Céline Dion a laissé ce qu’elle avait d’attrayant (les ballades puissantes) dans la soute d’un paquebot.
Le créneau était laissée vacant par les quatre dames, Leona a su s’y engouffrer, comme en atteste Spirit. Spirit, c’est, pour beaucoup, un album assez fade. On ne sent pas vraiment quelle est l’identité de Leona, on est très rapidement tentés de la comparer avec ses illustres ancêtres disparues. Leona nous fait montre de sa voix puissante, les ballades sont joliment ficelées mais sont… des ballades. Bon, comme pour chaque gagnant du X Factor britannique, conformément au succès des premiers singles sortis, nous sommes en droit d’attendre des records pour l’album dont il est extrait. Là encore, Leona tient ses promesses, réponds à nos attentes, et la première semaine d’exploitation de Spirit marque un nouveau record pour Leona : celui du premier album d’une artiste féminine le plus vendu en 1ère semaine de tous les temps, en Angleterre. Et pour cause, plus de 300.000 exemplaires trouverons preneurs Outre-Manche en une semaine. Impressionnant n’est ce pas ?
Bon, jusque là, certes, Leona fait tomber les records un à un, mais ses prédécesseurs ont eux aussi eu des chiffres de ventes considérables… en Angleterre. Là où Leona impressionne, c’est qu’elle est parvenue à convaincre le monde entier en un single seulement.
Effectivement, le single Bleeding Love, écrit par Ryan Tedder et Jesse McCartney se classa #1 en Angleterre, en Irlande, en Nouvelle Zélande, en Allemagne, en Australie, en Norvège, Suisse, Belgique, Pays Bas, Autriche, Bulgarie, Canada, et même en France et surtout... Aux USA. Bleeding Love permet donc à Leona d'être la première anglaise depuis 27 ans à atteindre la première place du Billboard Hot 100 (elle succède à Kim Wilde).



Alors, Leona, One-Shot-Artist ? (Littéralement, artiste d’un tube)

Il y a fort à parier que non. Plusieurs éléments concordent afin que l’on puisse l’affirmer.
Tout d’abord, l’album cartonne, mondialement.
#1 en Angleterre, Australie, Nouvelle Zélande, Irlande, Autriche, Germanie, Suisse et... Etats-Unis, dernièrement, avec plus de 200.000 albums vendus en une semaine, peut on nier le succès ?
Ensuite, l’album est doté de plusieurs singles ayant les moyens de faire suite au succès de Bleeding Love. Better In Time est un succès en Angleterre (il se classe d’ailleurs 14ème parmi les titres les plus téléchargés aux Etats-Unis, lors de la sortie de l’album là bas, sans qu’il n’ait été envoyé aux radios), Take A Bow a les moyens de l’être également, à l’image de Whatever It Takes ou encore Yesterday.
Le petit plus ? La bombe présente sur l’album américain, Forgive Me, produite, et en featuring (très discret) avec Akon. Lorsque ce single sortira (car oui, il sortira), attendez-vous à voir des scores énormes mondialement.



Alors, Leona Lewis, révélation de l’année 2008 ? Pour moi, oui.
Quel futur pour la miss ? Prometteur, avec une évolution de style au moment de son 2ème album (2009), plus rythmé, façon Forgive Me. Timbaland doit être en train de gratter de tous les côtés son numéro de portable pour la produire prochainement : PITIE, pourvu qu’il ne la "touche" pas, JAMAIS !

Rédigé par Stef
Mag C.I.F., le samedi 03 mai 2008

Commentaires des internautes :

     Aucun commentaire pour le moment.   Soyez le premier à donner votre avis !

Ajouter un commentaire à cet article