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Business et économie de la musique
jeudi 24 mai 2012 14:29
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Le SNEP remet à sa place Aurélie Filippetti

Elle avait taclé les majors. Le SNEP met les points sur les i. Alors qu'Aurélie Filippetti veut plutôt soutenir les labels indépendants et le classique dans le futur Centre national de la musique, le Syndicat national des éditeurs de phonogrammes a tenu à préciser que ce sont les majors qui soutiennent le plus le classique.
Crédits photo : ABACA
Aurélie Filippetti s'est pris les pieds dans le tapis. Alors qu'elle emménagé rue de Valois il y a quelques jours seulement, la nouvelle et jeune ministre de la Culture a énervé les maisons de disques en moins de temps que la durée d'une chanson.

Il y a quelques jours, Aurélie Filippeti avait ainsi assuré que le CNM verrait bien le jour. Le futur instrument public de soutien au secteur (à l'image du CNC pour le cinéma) sera mis en place dans les prochains mois, mais la ministre a estimé qu'il ne devrait pas être au service des majors du disque, mais promouvoir plutôt les petits labels indépendants. Elle avait également admis sa préférence pour la musique classique, qui, selon elle, doit être particulièrement soutenue et « encouragée ».

Problème. Les labels indépendants ne soutiennent presque plus la musique classique, selon le SNEP. Pour David El Sayegh, directeur général du Snep, « les déclarations de la ministre témoignent d'une certaine méconnaissance du secteur qui, il n'en doute pas, sera rapidement comblée quand elle aura ouvert ses dossiers », explique-t-il au Point.fr.

« En fait, la ministre a tout simplement évoqué la problématique de la diversité. Je tiens simplement à lui rappeler que cette diversité musicale existe autant chez les majors que chez les indépendants. Et concernant les esthétiques fragiles comme le classique, je préciserai même que ce sont principalement les majors qui les produisent aujourd’hui en France. Car ces répertoires ont été désertés, souvent fautes de moyens, par beaucoup de producteurs indépendants. », a-t-il renchéri sur le site internet de l'hebdomadaire spécialisé "Musique Info".

Le directeur du syndicat a tenu également à interpeller la ministre sur le recul de la diversité musicale à la radio, notamment chez les stations destinées aux jeunes où le « paysage est sinistré » selon ses propres mots.
Steven BELLERY
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Invité
le 24/05/2012, 14:44
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A l'image du gouvernement et du président : populiste à souhait mais aucune compétence.
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