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Chronique d'album
samedi 12 mars 2016 13:40

Marvin Jouno, Sage, Stuck in the Sound : 3 albums au banc d'essai

Chaque semaine, Pure Charts passe en revue trois albums incontournables du moment pour un débrief en quelques lignes. Décryptage 100% français cette semaine avec trois belles réalisations : les premiers albums sensibles de Sage et "SAGE", et Marvin Jouno avec "Intérieur nuit", deux talents à suivre de près. Sans oublier le retour foudroyant de Stuck in the Sound avec "Survivor". Verdict !
Crédits photo : Montage Pure Charts / DR

Marvin Jouno | "Intérieur nuit"


La nuit, il ment. La motivation de Marvin Jouno sur son premier album "Intérieur nuit" ? « Créer une pop music ambitieuse chantée en français ». Présomptueux ? Un peu. Mais l'artiste né en Bretagne relève le défi haut la main. Comme le laissait présager l'hypnotisant "Quitte à me quitter", Marvin Jouno s'amuse avec la langue française et crève le paysage musical avec une collection de 11 titres pop teintés d'électro, sombres, désespérés, élégants et énigmatiques ("Love Later", "Est-ce l'est ?"). "Intérieur nuit" ce sont les tribulations d'un trentenaire pessimiste et autodestructeur, traînant une enfance chargée, des déchirures sentimentales, des regrets... et donc soumis aux insomnies. Tant grâce à son timbre désabusé que son flow écorché et ses paroles mélancoliques, Marvin s'inscrit comme l'héritier insolent de Benjamin Biolay et Alain Bashung. Attention cependant à ne pas tomber dans la caricature... Mais, malgré des rimes parfois un peu faciles, les mots sonnent juste, et l'interprétation habitée de Marvin Jouno sur ses mélodies radio friendly effacent les maladresses. L'artiste livre un premier essai brillant. JG

Ça ressemble au 1er album du fils de Bashung et Biolay
A écouter : "L'avalanche", "Les chers leaders", "Antoine de 7 à 9", sublime complainte lourde de regrets, "Panorama"
A zapper : "Le grand sommeil", "Exode 81", moins aboutis




Sage | "Sage"


Comme une image. On connaissait déjà la puissance mélodique du groupe pop-rock Revolver, on découvre l'élégance rare de sa voix : celle, aérienne, d'Ambroise Willaume. Sans son groupe, le chanteur réalise une échappée belle à en pleurer, où les arpèges de piano s'entrechoquent à des pulsations électroniques avec une douceur infinie. Un mélange habile signé, entre autres, par Benjamin Lebeau du groupe The Shoes - auteur de l'un des exercices d'équilibre les plus fascinants de l'année 2015. En dix chansons ciselées avec perfectionnisme, le voyage prend des allures de rêverie dont on ne souhaiterait jamais se réveiller. D'une main de velours, Sage parvient à insuffler à chaque note, à chaque chanson, une puissance et une délicatesse qui renversent. L'ambiance, car la sensation d'immersion est ici reine, est particulièrement réussie sur le nostalgique "In Between" et l'étouffant "August in Paris", récit des divagations de l'artiste dans les rues vides de la capitale. Pour résumer, la métamorphose est bluffante et l'oeuvre brûlante de musicalité. Une réussite totale. YR

Ça ressemble à une parenthèse sensible qui, on l'espère, ne se refermera pas tout de suite
A écouter : "Only Children", "Time Never Lies" et "Eyes Closed", trois sublimes ballades
A zapper : "Don't Tell Me", puisqu'il faut en choisir une





Stuck in the Sound | "Survivor"


Phénix. Si les cinq garçons de Stuck in the Sound se proclament "survivants", c'est parce que la genèse de leur quatrième album a été semé d'embûches. Après "Pursuit" (2012), le groupe français s'est à la fois séparé de son label, son éditeur et son tourneur. C'est donc avec une rage au fond des entrailles que la bande revient sur un album hétéroclite, dévorant sans limite les frontières du rock tout en préservant intacte son identité. Car Stuck in the Sound a toujours aimé embrasser différents styles, et c'est encore plus vrai sur cet accompli "Survivor". Tandis qu'un ADN british bouillonne dans les veines de "Dies Irae", une énergie pop empruntée aux années 80 transperce sur "Miracle" ou "Fire" et son piano bondissant. La ballade "Dance Until Tomorrow" déplace le curseur sur la décennie 90, alors que des synthétiseurs rétro s'invitent sur "Eyes Like Ice". Le tout avec une grande cohérence et, surtout, beaucoup de plaisir et de passion - en témoigne le foudroyant "Pop pop pop". Que demander de plus ? YR

Ça ressemble à un album rock dynamite qui nous téléporte deux décennies en arrière
A écouter : "Perfect Man", le meilleur morceau de l'album, et le rêveur "Opening"
A zapper : "Survivor", une mise en bouche un brin déroutante


La Rédaction

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