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Business et économie de la musique
dimanche 21 février 2016 15:28

My Major Company arrête le crowdfunding pour se concentrer sur ses activités de label

Premier label participatif à avoir été créé en France, My Major Compagny tire un trait sur une partie de son identité. Face à la concurrence des sites de crowndfunding, le groupe annonce qu'il se concentra désormais sur ses activités de label.
Crédits photo : Montage Pure Charts / DR
A son lancement en décembre 2007, My Major Company revendiquait fièrement le titre de "premier label 2.0". Derrière cette dénomination, une innovation majeure et parfaitement adaptée à notre société ultra-connectée : une plateforme de financement participatif pour lancer la carrière de jeunes artistes. Grâce au soutien de centaines d'anonymes, un certain Gregoire voit son destin changer. La ritournelle "Toi + Moi" fait trembler les classements et l'album du même nom se classe deuxième des ventes. Sur les traces du chanteur, les stars issues de la plateforme se nomment Joyce Jonathan ou Irma.


Un secteur concurrentiel


Le succès de My Major Company franchit un nouveau cap en 2012 lorsque le site se lance dans la création de ses propres projets, sans les internautes. Les deux compilations "Génération Goldman" s'écoulent à plus d'un million d'exemplaires, le concert s'exporte à l'étranger. « De plus en plus, on va essayer de repérer des artistes à l'international pour les signer en France » révèle Laurent Bonnet, le directeur marketing, en interview. Le crowdfunding s'ouvre à tous types de projets, pas seulement musicaux : projets humanitaires, films, bandes dessinées, entreprises... Mais la concurrence est féroce. De nombreuses plateformes concurrentes (Indiegogo, Ulule, KisKissBankBank) émergent et grignotent des parts de marchés. Seule l'activité du label reste bénéficiaire. Au cours des deux dernières années, le crowdfunding a seulement permis de récolter 5 millions d’euros.

La musique reste la priorité


Devant ces difficultés, My Major Company préfère arrêter l'hémorragie. Le 1er mars prochain, toutes les activités de financement participatif seront abandonnées. «  Ce marché n’a pas vocation à accueillir beaucoup d’acteurs. Au départ, la concurrence est saine, car elle permet de faire émerger le secteur, mais rapidement, elle oblige à se lancer dans une coûteuse course à la part de marché, ce que nous refusons  » explique Michael Goldman, le fondateur de la société au Monde. La faute également à une image trop musicale. « Notre marque, qui est un atout, a joué contre nous » constate le fils du chanteur.

Désormais, My Major Company va donc se recentrer sur ses activités de label. « Nous allons nous concentrer sur la production d’artistes » explique Michael Goldman. Et sur le développement de Tipee, un site permettant de soutenir des créateurs de contenus grâce à un système de "pourboires".
Yohann RUELLE

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