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Interview
jeudi 16 novembre 2006 23:31
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Thierry Amiel en interview

Thierry Amiel a accepté d'accorder une interview exclusive à Charts in France afin de commenter titre par titre les chansons qui composent son très attendu nouvel album...
Charts in France (Thierry Cadet, rédacteur) : Salut Thierry, merci de nous recevoir. Ton deuxième album sera dans les bacs lundi, nous allons titre par titre en faire les commentaires. C'est "Réveille toi" qui ouvre l'opus, pour quelles raisons ?
Thierry Amiel : C'est une chanson énergique et je voulais ouvrir ce disque de cette manière. Un titre qui parle des sectes, ou en tous cas des gens influants, mainpulateurs et autres, qui peuvent te retourner le cerveau et te faire perdre pied. Je m'adresse à une personne qui pourrait prendre le mauvais chemin, suivie par une espèce de gourou; et on peut en rencontrer dans tous les domaines, l'amour, le travail... J'aime le lyrisme de cette chanson, et son piano particulièrement mis en avant comme il peut l'être dans certains morceaux de Muse. D'une manière générale, je me suis attaché à ce que cet album synthétise parfaitement trois styles : la chanson traditionnelle, le lyrisme et le rock. Cette symbiose m'importait particulièrement parce que ce sont mes influences. J'espère que j'y suis parvenu.

CIF : Tu ne penses pas que ton public, qui t'a plébiscité pour tes qualités d'interprète, notamment sur des titres tels que "Je suis malade" ou "Quand on n'a que l'amour" soit quelque peu dérouté ?
TA : Non parce que je me suis attaché au fait que l'émotion ressorte en premier lieu, malgré les arrangements. Nous avions d'ailleurs déjà amorcé ce virage sur les dernières dates de ma tournée en réarrangeant certains titres du premier album. C'est juste un habillage.

CIF : On continue avec "Un jour parfait", tu sais que c'est aussi le titre d'une chanson de Calogero ?
TA : On me l'a dit oui ! (sourire) Même si le tempo de cette chanson est plus lent, j'ai essayé d'y mettre beaucoup d'énergie dans l'interprétation.

CIF : On arrive à présent sur le troisième titre, le premier extrait : "Coeur sacré". Pourquoi ce choix de single ?
TA : Ca nous a paru évident dés la première écoute. Et puis quel privilège pour moi ! Le single est signé Daniel Darc quand même ! (ndlr : ex-membre du groupe 80's Taxi Girl ayant connu le succès avec "Chercher le garçon" et plus récemment en solo avec son album encensé par la presse). Je n'aurai jamais osé l'appeler, mais en studio, le réalisateur de mon album le connaissait. Il lui a fait écouter la musique de "Coeur sacré" et instantanément Daniel a écrit un texte dessus. Je ne pouvais pas rêver mieux.

CIF : "De temps en temps" ?
TA : Le thème de cette chanson est que je continue à vivre même si je ne suis pas satisfait de ce qui se passe dans le monde. Alors bien sûr c'est universel, mais c'est ce que je voulais. Chacun pourra s'en faire sa propre histoire, comme après une rupture amoureuse par exemple. J'y suis allé à fond et je ne me suis pas bridé, malgré l'up-tempo, afin d'en dégager une vraie énergie.

CIF : "De là-haut", qui pour moi est ma préférée et ferait, grâce à la puissance émotionnelle du texte et de la mélodie, un excellent deuxième single ?
TA : Pourquoi pas. Cette chanson s'adresse à tous les gens qui ont perdu quelqu'un de proche. J'ai voulu qu'elle soit très lyrique afin d'en faire ressortir un maximum d'émotion.

CIF : "L'amour en face" est une chanson dont la musique est signée Benoît Poher du groupe Kyo ?
TA : Oui. Nous sommes dans la même maison de disques, c'est plus facile pour les contacts... et puis nous avions travaillé avec des gens en commun (sourire). C'est un très bon mélodiste.

CIF : Ensuite vient "C'est écrit"...
TA : J'ai l'impression que tout est écrit. La vie m'a plutôt gâtée, j'ai l'impression que je suis né sous une bonne étoile. Même si je dois aussi tout ça au travail et à la chance.

CIF : Si on suit ton raisonnement, as-tu pensé que ça puisse être déjà écrit que cet album ne rencontre pas son public ?
TA : Il ne faut pas dire ça ! (rires) Mais si c'est écrit...

CIF : Tu as signé le texte de "Qu'on en finisse" avec la chanteuse Axelle Renoir...
TA : Oui parce que j'avais beaucoup d'idées, mais je ne savais pas bien comment les structurer; Axelle m'y a aidé. "Qu'on en finisse" est la premiere chanson qu'on a gardée, et décidé d'enregistrer. Une chanson qui privilégie le son; je voulais que ma voix s'y mêle simplement. Elle parle des expèriences qui se terminent et devant lesquelles il faut savoir tourner la page afin de passer à autre chose. Toujours se renouveler en somme.

CIF : Qu'as-tu voulu mettre en avant dans "L'essentiel", quel est le tien ?
TA : La sérénité. Etre bien dans sa tête. La vie n'est clairement pas toujours facile pour tout le monde... Peu importe comment, mais je pense que chacun devrait trouver son essentiel, le monde tournerait peut être mieux...

CIF : Là encore les mêmes noms, notamment Arnaud Van Petegem à la musique, qui en signe aussi huit autres. Avec Axelle Renoir, ils reviennent souvent dans les crédits de tes chansons, considères-tu que cet album est un peu aussi le leur ?
TA : C'est vrai qu'on a travaillé la plupart du temps tous les trois. Ils sont d'ailleurs des amis proches. Axelle travaillait déjà avec Arnaud. Par contre, cet album est bien sûr le mien, c'est moi qui vais le défendre en promo, sur scène etc. Même s'il n'aurait jamais ressemblé à ce qu'il est aujourd'hui sans eux.

CIF : On poursuit la découverte de ton disque avec "Soleil blanc", une chanson pas très gaie...
TA : (rires) Oui, une amie me l'a dit aussi... mais tu sais, je n'arrive pas à parler du beau temps. J'ai besoin d'être empreint de mélancolie, j'aime me faire mal je crois, afin d'en faire ressortir des choses intimes, émotionnelles...

CIF : Un peu masochiste Thierry Amiel ?
TA : Peut être oui... (sourire)

CIF : L'avant dernière chanson de l'album c'est "Prendre mon âme"...
TA : Elle parle des expèriences de l'amour avec un petit filet de voix dans les couplets et puis une voix progressive sur les refrains; ca m'intéressais de la travailler de cette façon.

CIF : Pour finir ton album, une chanson qui porte le nom de la Suède, pour quelles raisons ?
TA : A ton avis? Allez, à moi de poser les questions ! (rires)

CIF : Je ne sais pas...
TA : J'ai des origines suédoises (sourire). Je parle à la fois des fleurs de ce pays qui naissent en novembre, et du prénom de ma grand-mère, Iris. Je viens du Sud (ndlr: Thierry est né à Marseille), mais j'ai aussi du Nord en moi. Je suis blond aux yeux bleus. J'avais besoin de parler de ce paradoxe, qui fait finalement ma force je crois.

CIF : Pour finir, tu seras sur la scène de l'Olympia en mai 2007, peut-on avoir un scoop pour Charts In France, comment s'articulera ton tour de chant? Quelle sera la part du premier album, la part du second ?
TA : Je pense chanter l'intégralité du deuxième album, mais aussi quelques titres du premier. Je ne peux pas faire l'impasse sur mes premiers singles "Les mots bleus" et "Je regarde là-haut", et puis je voudrais continuer à chanter "Entends-tu les hommes?" et "2000 ans sur la Terre" parce que je crois que ce sont des chansons qui s'intègreront bien à la direction artistique que je veux donner.

CIF : Laquelle ?
TA : La symbiose entre la chanson, le rock avec des envolées lyriques, ce dont je te parlais en début d'interview.

CIF : Merci Thierry en tous cas, et à très bientot. Bonne chance pour cet album.
TA : Merci à toi.

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la Redaction
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