
Le succès du quatrième album de Nolwenn Leroy, "Bretonne", lié à la montée du Front National en France. Voilà l'angle que le journaliste Fabrice Pliskin du "Nouvel Observateur" a choisi d'évoquer la semaine dernière dans les colonnes du magazine au sein de l'article "Nolwenn Leroy, la Breizh Attitude". « Son album n'est-il pas très comme il faut et propre à incarner "l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires" comme dirait dans son style maurrassien le député UMP Christian Jacob ? Avec son prénom de sainte décapitée, Nolwenn affiche un pedigree de la vieille roche. Née à Saint-Renan, son père, Jean-Luc Le Magueresse, est un ancien footballeur professionnel de Brest et de Guingamp. D'aucuns blâmeront son adolescence auvergnate, mais personne n'est parfait. Le fichu de Nolwenn se porte mieux dans l'opinion que celui de Diam's ; Nolwenn Leroy, droite dans ses sabots, s'enivre de cadastre, d'ancrage et de toponymie ; Une preuve génétique de sa bretonne traçabilité ; Avec son accent breton digne de Shakira, elle s'inscrit dans le quota de chansons d'expression française » écrit-il.
Visionnez le clip de Nolwenn Leroy, "La jument de Michao" :
Hélène Segara réagit aux propos du journaliste du "Nouvel Obs"
Par ailleurs, lors d'une interview à paraître prochainement chez nos confrères de Pure Médias, Hélène Segara revient sur la polémique, prenant la défense de la jeune chanteuse. « Je suis très contente d'être italo-arménienne d'origine et de ne pas être Nolwenn Leroy en ce moment. Avoir une image récupérée comme ça, de cette manière-là, c'est assez terrible pour une artiste. Moi je n'ai jamais voulu être récupérée politiquement. J'ai été courtisée de tous les bords mais ils savent ce que j'en pense ». A suivre...