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L'enfant terrible du jazz en énerve plus d'un avec ses capacités à y mêler de larges touches de pop et de rock. D'autres voient en lui l'héritier de Frank Sinatra (reléguant Harry Connick Jr au second plan), et ce en dépit de ses baskets élimées. En tous les cas, le jeune anglais ne laisse personne indifférent ! S'essayant à la guitare et au piano dès l'âge de 8 ans, Jamie développe des goûts musicaux très éclectiques allant du rock vénéneux de Radiohead à la fusion jazzy de Miles Davis en passant par Oscar Peterson, Randy Newman, Herbie Hancock, Tom Waits, Steely Dan, Nick Drake ou Nat King Cole. Mais quand il commence à se produire en public, c'est vers le jazz qu'il se tourne, percevant qu'il serait à même d'y injecter d'autres ingrédients sans en dénaturer la saveur. Il écume alors clubs de jazz et banquets de mariages tout au long de ses études, avant d'enregistrer un premier opus autoproduit, "Jamie Cullum Trio - Heard It All Before", à tout juste 19 ans. Mais c'est la publicité autour du second (2002) qui lui offre l'opportunité de signer chez une major, d'autant que la mode est alors aux Diana Krall, Michael Bublé et autres Norah Jones. Le crooner en basket fait une entrée supersonique dans la caste des stars du jazz contemporain. "Twentysomething" (2003) est un succès tant critique que commercial, le public tombe pour ses reprises éclectiques (Cole Porter, Sinatra, mais aussi Jimi Hendrix ou Pharell Williams) comme pour ses compositions personnelles, et son visage de gamin facétieux, son énergie et son attitude décontractée font de lui la coqueluche des médias. Au vu de l'accueil réservé à son second opus, "Catching Tales" (2005), le dépoussiérage du jazz façon Jamie Cullum a de beaux jours devant lui !
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