
Coup de théâtre à Baku, capitale de l'Azerbaïdjan ! L'Arménie se retire de la compétition. En conflit avec le pays organisateur, elle revendique toujours le territoire du Haut-Karabagh. A la suite du décès d'un soldat arménien de 20 ans, soi-disant tué par un snipper azerbaïdjanais, la télévision arménienne a indiqué le repli du groupe de rock qui devait représenter le pays. Face à des réactions d'une rare violence, le site web de l'Eurovision a dû bloquer les commentaires sous le communiqué. La Turquie a jeté de l'huile sur le feu en indiquant que « le régime bananier arménien [qui] boycotte l'Eurovision » était « isolé et intolérant ». Ambiance...
En 2009, l'Eurovision avait déjà dû faire face à ce type de situation conflictuelle. Le concours se tenait en Russie, or le pays sortait d'une période de heurts avec la Géorgie. Les artistes géorgiens furent interdits de compétition. Leur chanson disco "We Don’t Wanna Put in", comportait un jeu de mot qui visait directement Vladimir Poutine ("put in" signifiant "mettre" en anglais).
Du racisme en Ukraine
Youri Sirotyuk, du parti nationaliste Svoboda (droite dure), a protesté cette semaine contre la décision de sélectionner la chanteuse Gaitana pour l'Eurovision. L'homme politique ne comprenait pas qu'une chanteuse métisse (née d'un père congolais) puisse représenter les Ukrainiens lors de la cérémonie en mai. Un excès de racisme dont l'artiste de 32 ans se passerait volontiers. Avec six disques à son actif (en russe et en ukrainien), Gaitana connaît déjà un franc succès en Europe de l'Est.