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Interview
vendredi 06 novembre 2015 13:00

Doc Gyneco (P2) : "Je n'avais plus d'argent, j'ai été obligé de gérer mon budget comme tous les Français"

A l'occasion de son retour sur scène, Doc Gyneco se confie sur son parcours. Il évoque pour Pure Charts ses déboires avec le fisc, son retour à la vie "normale", son engagement auprès de Nicolas Sarkozy, son futur album, son envie de chanter avec Vanessa Paradis ainsi que ses amis Passi et Stomy Bugsy.
Crédits photo : David LS
Propos recueillis par Julien Gonçalves.

Il y a eu des rumeurs sur toi, retournant à Pole Emploi ou retournant vivre chez tes parents. Financièrement, de quoi as-tu vécu ces dernières années ?
Ce n'est pas une rumeur, c'est vrai. Mais je n'y suis pas retourné, c'est la première fois que j'y allais. En 2009, j'ai fait du théâtre. Quand tu es comédien, artiste, les théâtres, les tourneurs te paient en cachet d'intermittent et du coup tu t'inscris au Pole Emploi pour avoir ce statut. A l'époque, j'avais une grosse ardoise aux Impôts que j'ai payée (près d'un million d'euros avec les majorations), et ça m'arrangeait bien d'avoir ce statut. Ma meuf m'a mis dehors, vous croyez quoi ? Après, je n'avais plus d'argent, j'ai été obligé d'aller travailler, d'économiser, de gérer mon budget comme tous les Français. J'ai mis un frein à mon train de vie, j'ai arrêté de fumer, de boire, de dépenser mal à propos. J'ai travaillé dans un commerce qui appartenait à des proches. J'allais le matin, je rentrais tard le soir. La vie, quoi ! Mais la musique me manquait, l'écriture me manquait.

Tu prépares actuellement un nouvel album, tu peux nous en dire plus sur les sujets abordés, la couleur musicale ou des collaborations ?
Pour l'instant, je ne peux rien vous dire, je cherche, j'essaie. Je rencontre des artistes, j'écris beaucoup, j'enregistre quand une séance studio se présente. Je fais comme Dr Dre, je vous ferai la surprise. (Sourire)

Est-ce que tu as peur de ne pas pouvoir frapper aussi fort qu'à l'époque musicalement ?
Non. C'est une question de dosage et d’influence, il va falloir doser et être cohérent.

Au fil de ta carrière, tu as chanté avec Laurent Voulzy, collaboré avec Johnny Hallyday… Avec qui rêves-tu de collaborer aujourd'hui ?
Vanessa Paradis, il serait temps. Et Kendrick Lamar, j'aimerais beaucoup.

Souvenez-vous de "Vanessa" de Doc Gyneco :



« J'ai été maladroit. Les gens ne comprenaient pas mes choix »
Tu as dit que tu regrettais ton engagement politique avec Nicolas Sarkozy, qui a été très mal perçu par tes anciens camarades et tes fans de la première heure. Tu crois que le public est passé à autre chose ?
Les gens dans la rue me disent que oui. Il y a toujours quelques reflexions sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas, je ne peux pas parler pour les gens. Cela a créé un débat entre ceux qui pensent qu'un artiste ne doit pas s'occuper de politique et ceux qui pensent qu'il a droit à une vie privée, ceux qui pensent qu'il est de gauche et ceux qui pensent qu'il est fou de risquer sa carrière artistique en allant voir ce qui se passe ailleurs. J'ai tranché en disant que je regrettais puisque avec le recul des années, j'ai compris que ce n'était pas bon pour moi. Tout le début de ma carrière a été comme ça : je traînais avec des mecs que je croyais sympathiques alors qu'ils étaient nuisibles. Ils m'ont racketté et j'ai laissé d'autres sur le côté alors qu'ils étaient biens pour moi. J'assume mes choix, j'en ai payé les conséquences, mais avec le recul, je ne le referai pas.

Depuis "Première consultation", on a surtout parlé de toi pour des raisons autres que musicales (ton attitude, Nicolas Sarkozy, "Nice People"…). Penses-tu être encore crédible musicalement pour le public ?
Je ne suis pas lisse, il y a eu des débats à mon sujet sur ma façon d’être. J'ai été maladroit. Les gens ne comprenaient pas mes choix. Comme je fais les choses sans réfléchir, la plupart du temps, instinctivement, après j'ai du mal à m'expliquer. Le problème, c'est que ces trucs extra-musicaux ont, en effet, empêché les gens d'apprécier les albums que j'ai fait à ce moment-là. Donc maintenant, je vais me concentrer sur la musique, et éviter tous ces engagements, ces occupations extra-musicales. J'aime la France, j'aime les Français, et je me sens concerné parce qui les touche. Mais aujourd'hui, je partagerai cet amour-là en musique.



Te sens-tu encore "puni" par les médias, comme tu en avais la sensation lors d'une interview Les Inrocks en 2012 ?
Non, je reçois plein de demandes d'interviews depuis que j'ai annoncé mon retour sur scène. Je privilégierai maintenant les émissions de télé où je peux jouer mes morceaux en live.

Il y a beaucoup de nostalgie et d'affection du public, aujourd'hui trentenaire, pour les années 90 et par exemple l'époque du Ministère A.M.E.R. Qu'est-ce te disent les gens dans la rue quand ils te croisent ?
Les gens sont adorables. La grand majorité du temps, ils me demandent un nouvel album et ils me disent : "J'ai rencontré ma femme ou mon mari grâce a tes chansons, je suis banquier, policier et j'ai des enfants".

Souvenez-vous de "Nirvana" de Doc Gyneco :



« Je suis une Stan Smith indémodable »
Quelles surprises attendent le public qui viendra t'applaudir, notamment à l'Olympia ?
Si je vous le dis, ce n'est plus une surprise. Mais, la surprise sera dans le plaisir que j'ai à être sur scène entouré de musiciens. Jouer avec eux, ça me fait revivre. Là, je suis en train de me constituer une belle équipe. La surprise, ce sera les morceaux que je joue rarement en showcase, "Les filles du moov" ou "Passement de jambes", et puis il y aura quelques nouveaux morceaux.

Il y aura des retrouvailles avec Stomy Bugsy et Passi ? Etes-vous toujours en contact ?
On n'a pas besoin de faire de retrouvailles avec Stomy et Passi. Passi est venu sur scène avec moi lors d'un showcase à la Bellevilloise, fin septembre. On se voit souvent. Quand il a besoin de moi, j'essaie d'être là, quand je peux. Et lui pareil, si j'ai besoin de lui, il vient ou pas. Stomy, c'est plus compliqué, il est à Los Angeles. Je vois plus son fils, Bilal. Mais Stomy, c'est mon frère, à vie.

Que réponds-tu à celles et ceux qui pensaient que Doc Gynéco c'était fini ?
Je suis une Stan Smith indémodable, bio, non-dégradable, pas recyclable. (Rires)

Avec le recul, quels conseils tu donnerais au Doc Gynéco qui démarrait il y a 20 ans ?
Il faut faire attention quand on gagne a la loterie de la vie et que l'on ne l'a pas demandé. Parce que pas préparé, on ne sait pas gérer la situation. Maintenant, je suis entraîné et prêt à recevoir le succès.



Julien GONCALVES
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