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C'est dit !
jeudi 12 août 2021 16:23

Beyoncé : succès, enfance, pression... La star se livre comme rarement sur sa carrière

En couverture du nouveau Harper's Bazaar, Beyoncé revient à l'aube de ses 40 ans sur sa foisonnante carrière, entamée dès le plus jeune âge grâce à son père. Entre confessions intimes et messages d'espoir, la superstar raconte qu'elle a "dû renoncer à beaucoup" pour arriver à s'imposer dans l'industrie de la musique. Morceaux choisis !
Crédits photo : Abaca
Beyoncé est de retour aux affaires sérieuses. Dans une interview accordée au magazine américain Harper's Bazaar, dont elle fait la couverture du numéro spécial "icône" du mois de septembre, la star de la pop annonce avoir passé le plus clair de ces derniers mois en studio afin de confectionner son prochain album, qui succédera au projet "The Gift" (2019) et au film "Black is King" (2020). « Avec le confinement et toute l'injustice qu'on a ressentie l'année écoulée, je crois que nous avons tous besoin de nous échapper, de voyager, d'aimer et de rire à nouveau. Je sens une renaissance émerger et je veux faire partie de cet élan de toutes les façons possibles. Je suis en studio depuis un et demi (...) Oui, de la nouvelle musique arrive ! » confirme l'interprète de "Otherside". Et comme Beyoncé maîtrise l'art de la communication comme personne, si elle en parle aujourd'hui, c'est que le disque est à un stade suffisamment avancé pour envisager une sortie d'ici la fin de l'année. De quoi susciter l'émoi chez ses millions de fans !

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"A dix ans, j'avais déjà enregistré 50 ou 60 chansons"


Cet entretien-fleuve est aussi et surtout l'occasion pour Beyoncé de se replonger dans presque trois décennies de carrière, à l'aube de son 40ème anniversaire. Elle n'avait pas dix ans lorsqu'elle a fait ses premiers pas dans la musique. « Je participais à des compétitions de danse et de chant à l'âge de sept ans. Quand j'étais sur scène, je me sentais en sécurité. J'étais souvent la seule fille noire, et c'est à cette époque que j'ai réalisé que je devais danser et chanter deux fois plus dur. Je devais avoir de la présence scénique, de l'esprit et du charme si je voulais gagner » se souvient l'artiste, qui a grandi dans la ville de Houston, au Texas. Sous l'impulsion de son père Mathew Knowles, qui l'a « constamment encouragé à créer [sa] propre vision », Beyoncé a commencé à prendre des leçons de chant avec une chanteuse d'opéra à l'âge de neuf ans. « A dix ans, j'avais déjà enregistré 50 ou 60 chansons en studio. C'était avant le logiciel Pro Tools, quand tout s'enregistrait encore sur cassette » se remémore-t-elle, déjà professionnelle jusqu'au bout des ongles à un âge avancé.


Blessée aux cordes vocales lorsqu'elle a eu 13 ans (« J'ai eu peur d'avoir détruit ma voix et que ma carrière prenne fin »), Beyoncé le confesse : elle a dû sacrifier « beaucoup » de sa vie personnelle pour voir ses ambitions se concrétiser. « La vision et l'intention n'étaient pas suffisantes. J'ai tout donné dans le travail. Personne à mon école ne savait que je pouvais chanter parce que je parlais rarement. Mon énergie était dévouée aux Destiny's Child et au rêve de nous voir décrocher un contrat avec un label pour devenir musiciennes. Si quelque chose ne m'aidait pas à atteindre mon objectif, je décidais de n'y investir aucune seconde de mon temps. Je n'avais pas le temps de m'amuser et de sortir » analyse la chanteuse, qui s'est « privée de toute forme de distraction » : « J'avais le sentiment, en tant que jeune femme noire, que je n'avais pas le droit à l'échec (...) Je savais qu'on me donnait cette opportunité exceptionnelle et que je n'aurais qu'une chance. J'ai refusé de la gâcher, mais j'ai dû renoncer à beaucoup ».



"J'étais concentrée sur le succès et les numéros un"


Quand le succès a commencé à frapper à sa porte, Beyoncé s'est jurée de tout faire pour « bâtir des fondations solides » à sa carrière et « établir [son] héritage ». « J'étais concentrée sur le succès commercial et les numéros un. Je voulais rester visionnaire peu importe le nombre de barrières que je devais faire tomber. J'ai été poussée dans mes retranchements. J'ai appris le pouvoir de dire non » atteste la femme d'affaires, qui a pris le contrôle de son indépendance en lançant Parkwood Entertainement, sa propre agence artistique, à 27 ans : « A l'époque, il n'y avait pas de société qui faisait ce que j'avais besoin qu'on fasse ou dirigée de la façon que je voulais que ce soit dirigé. Alors j'ai créé ce conglomérat polyvalent badass qui était une agence de création, un label de musique, une boîte de production et de management pour produire et travailler sur les projets qui me tenaient à coeur. Je voulais me diriger moi-même et avoir une société qui place l'art et la créativité en premier ».



L'auteure de "Black Parade" se souvient avoir été particulièrement agacée quand une agence lui avait conseillé d'arrêter de publier des photos en noir et blanc sur la base d'un sondage mené auprès du public. « J'étais si exténuée et fâchée contre ces agences conventionnelles que j'ai entièrement basé mon prochain projet sur des photographies en noir et blanc, dont les clips de "Single Ladies" et "If I Were a Boy" et tout le travail de Peter Lindbergh pour l'album "I Am…Sasha Fierce"... qui a fini par devenir mon plus gros succès commercial à ce jour » raconte-t-elle.

"Je ne suis plus en compétition avec moi-même"


Déroulant le fil de son évolution personnelle, Beyoncé explique qu'à 30 ans, elle a soudainement pris conscience qu'elle avait envie de fonder une famille pour que « [sa] vie devienne plus que [sa] carrière ». « J'ai travaillé pour guérir un traumatisme générationnel et transformé mon coeur brisé en un art qui pourrait aider à faire avancer la culture et avec un peu de chance vivre bien après moi » dit la maman de Blue Ivy, Sir et Rumi en évoquant BeyGOOD, la fondation qu'elle a créée pour aider les enfants défavorisés et la communauté afro-américaine. « J'ai passé tellement de temps à essayer d'être une meilleure personne et à améliorer tout ce que j'ai entrepris que j'en suis à un point où je ne ressens plus le besoin d'être en compétition avec moi-même. (...) Le passé est le passé. J'ai l'impression que, sur de nombreux aspects, cette Beyoncé plus jeune et moins évoluée ne pourrait pas rivaliser avec la femme que je suis aujourd'hui » ajoute-t-elle avec détermination.

A bientôt 40 ans donc, Beyoncé est plus en paix avec elle-même qu'elle ne l'a jamais été : « Je veux montrer que l'on peut s'amuser et se fixer des objectifs, que l'on peut être respectueuse et dire le fond de sa pensée. On peut être élégante et provocatrice à la fois. On peut avoir des formes et être une icône de la mode. Je souhaite cette liberté à quiconque ». Et la superstar d'en faire la promesse : « J'ai donné de ma personne et suivi chaque règle pendant des décennies, alors aujourd'hui je veux briser les règles qui ont besoin d'être brisées. Mon souhait pour le futur est de continuer à réaliser tout ce que tout le monde pense que je ne peux pas faire ». Alors, who run the world ?
Yohann RUELLE
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